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Adrien Rabiot : le Duc se sort les doigts

Par Adel Bentaha
3 minutes
Adrien Rabiot : le Duc se sort les doigts

Contre l’Italie, Adrien Rabiot s’est hissé au niveau qu’on lui connaissait jusqu’ici. Omniprésent au milieu de terrain et même double buteur, le relayeur a semblé enfin retrouver son rythme. Pour enfin lancer sa saison, certainement.

« Je me suis entretenu. Mais je ne suis pas non plus au top », confiait Adrien Rabiot lors de sa conférence de presse de présentation à l’Olympique de Marseille en septembre dernier. Le milieu de terrain sortait alors d’un mois et demi d’inactivité, après un Euro honorable. Depuis, les débuts à l’OM ont été poussifs et il manquait certainement un déclencheur pour remettre le joueur sur pied. Ce déclencheur a été activé dimanche soir contre l’Italie.

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San Siro, stade de la renaissance

Les retours en grâce sont souvent accompagnés de symbolique. Pour Adrien Rabiot, la petite étoile a choisi l’Italie, Milan et son San Siro. En 2020, dans ce même stade (vide en raison du Covid), le Français réalisait en effet l’une de ses – si ce n’est la – meilleures prestations avec la Juventus, ponctuée par un très joli but de soliste contre l’AC Milan. Plus récemment, c’est aussi le Milan qui s’est pris un vent de la part du joueur, pas vraiment emballé à l’idée d’y signer. Alors ce dimanche, avec le maillot de l’équipe de France sur le dos, Adrien Rabiot a décidé de remercier cette petite étoile. En inscrivant un doublé de la tête – le premier en match officiel des Bleus depuis un certain ZZ en juillet 1998 – mais en proposant surtout une prestation solide, comme on en avait presque perdu l’habitude.

Ça fait longtemps qu’on n’avait pas fait un match comme ça.

Adrien Rabiot, à propos des Bleus mais aussi de lui-même

Après l’Italie, l’intéressé s’est d’ailleurs affiché en meneur d’hommes pour décrire cette victoire collective aux allures individuelles : « Ça fait longtemps qu’on n’avait pas fait un match comme ça, qu’on n’avait pas lutté de cette manière jusqu’à la fin. On avait l’objectif de gagner de deux buts d’écart et on l’a fait. On avait une revanche à prendre par rapport au match aller. On avait à cœur de le faire. »

À valider du côté de Marseille

Ce match abouti de l’autre côté des Alpes constitue donc certainement la dernière étape de la préparation Rabiot pour cette saison 2024-2025. Enfin, aurait-on envie de dire, tant le niveau du milieu depuis son arrivée à Marseille paraissait terne. Titularisé lors des quatre derniers matchs de l’OM – disputés dans leur intégralité (Montpellier, PSG, Nantes, Auxerre) –, Adrien Rabiot s’est quelque peu noyé dans la masse. Pas de panique pour Roberto De Zerbi, qui tablait sur « deux à trois semaines » d’adaptation pour sa recrue. Le temps semble lui donner raison, même s’il ne faudrait pas non plus faire de l’ancien Parisien un joueur revenu d’entre les morts. L’absence des terrains n’aura duré qu’un été et la condition physique ne semble pas avoir été incommensurablement entamée. Preuve en est, la confiance accordée par Didier Deschamps à son relayeur est restée intacte, ce dernier n’ayant attendu que son retour en jambes afin de le convoquer à nouveau.

Surtout, Rabiot paraît désormais ancré dans son rôle de leader en sélection, auréolé de la jolie barre des 50 capes sur le CV. En Bleu, il paraît ainsi difficile de le voir être chahuté par la concurrence, tant son statut sur le terrain et dans le vestiaire s’est affirmé. Pas mal pour un bonhomme longtemps controversé durant son début de carrière internationale. À Marseille, même topo. Signé pour amener de la stabilité dans un effectif qui en cherche depuis bientôt deux saisons, Adrien Rabiot pourrait rapidement assumer ses responsabilités, aux côtés de Pierre-Emile Højbjerg, son binôme patron. Si les résultats suivent, supporters phocéens et français se rappelleront alors gentiment ce dimanche 17 novembre 2024, à San Siro.

L’équipe type de la neige

Par Adel Bentaha

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