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Amir Richardson : « Je pense être le meilleur basketteur de Ligue 2 »

Propos recueillis par Matthieu Pécot, au Havre
Amir Richardson : «<span style="font-size:50%">&nbsp;</span>Je pense être le meilleur basketteur de Ligue 2 »

Si le HAC réalise une saison flamboyante, il le doit en partie à son milieu de terrain composé du capitaine Victor Lekhal, de la révélation Yassine Kechta et du magnifique Amir Richardson. Un élégant gaucher de 21 ans, 1,97m, et dont le père, Micheal "Sugar" Ray Richardson, a été une immense star de la NBA dans les années 1980.

À l’origine, il y a Micheal « Sugar » Ray Richardson, basketteur de génie, drafté à la quatrième position de la draft 1978, soit deux places devant Larry Bird. Durant huit années, Sugar a fait les beaux jours des New York Knicks, des Golden State Warriors, des New Jersey Nets et plus généralement des amoureux de basket. Sélectionné quatre fois pour le All-Star Game, celui qui a terminé meilleur passeur de la NBA (1980) et trois fois meilleur intercepteur de la ligue (1980, 1983, 1986) a aussi connu des heures plus sombres. Il est ainsi le premier joueur banni à vie de la NBA, la faute à plusieurs contrôles positifs à la cocaïne. Un article du Los Angeles Times datant de 1980 avance que plus de 75% des joueurs de la NBA ont testé au moins une fois la cocaïne. Richardson a la sensation de prendre pour tout le monde. Reste que la vie et le basket ne doivent pas s’arrêter. Il est alors obligé de rejoindre l’Europe. Sugar régale en Italie, en Croatie et… à Antibes, à qui il offre le titre de champion de France sous les ordres de Jacques Monclar en 1995. Surtout, Richardson profite de son passage dans les Alpes-Maritimes pour tomber amoureux d’une jeune Franco-Marocaine. De cette idylle naîtront deux enfants : une petite fille en 1996, puis Amir en 2002. Vingt et-un ans plus tard, Amir, qui est né dans un pays où on rêve plus facilement d’être footballeur que basketteur, est en train d’écrire sa propre histoire. Jusqu’ici, tout va bien.


Tu as marqué un sacré but lundi à Metz (1-1). La saison dernière, tu n’aurais peut-être pas tenté ce geste.

Ah si, j’aurais pu le tenter ! Disons que l’année dernière, j’avais pour consigne de ne pas monter du tout, je jouais 6. Cette saison, je suis plus libre, je me déplace où je veux et forcément, j’ai plus l’occasion de frapper au but. À Metz, le coach nous a dit à la mi-temps de prendre plus de risques et c’est ce qu’on a essayé de faire. D’une manière générale, j’aime prendre des risques. J’essaye de ne jamais pas me priver dans mon jeu, de toujours jouer mon football. Et quand le jeu dit que je dois frapper, je frappe.

Quelle est la différence entre le HAC de Paul Le Guen et celui de Luka Elsner ?

Le HAC de Paul Le Guen, c’était un HAC plus défensif, alors que le HAC de Luka Elsner, c’est un HAC plus complet, qui est bon défensivement et bon offensivement, et qui cherche à trouver des failles dans l’équipe adverse, à jouer au foot, à avoir la possession.

Est-ce que tu sais que les supporters du HAC disent que la seule bonne chose à retenir du mandat de Paul Le Guen (2019-2022), c’est de t’avoir fait signer ton premier contrat pro ?

(Rires.) Je n’avais jamais entendu ça ! Moi, je serai toujours reconnaissant envers Le Guen. C’est lui qui m’a lancé et il m’a donné beaucoup de conseils. Donc ça, je ne l’oublierai jamais. Mais à côté de ça, je suis plus à l’aise avec les consignes de Luka Elsner, je sens que mes qualités sont mieux exploitées cette saison.

Le HAC reste sur une série de 25 matchs sans défaite. C’est le genre de chose qui arrive rarement dans une carrière. Comment vis-tu cette série folle ? Est-ce que par exemple tu aimes regarder les stats, les chiffres, voir que vous avez fait tant de clean sheets ?

Au début d’une saison, on ne se dit jamais « on va faire telle série ». Mais après notre première victoire de la saison à Saint-Étienne (0-6, 4e journée, le 20 août, NDLR), on a senti qu’il se passait quelque chose. Et puis on s’est pris au jeu petit à petit. Un match sans défaite, deux, trois… jusqu’à vingt-cinq ? Vingt-six ? (Rires.) Maintenant, c’est sûr qu’on ne veut plus perdre du tout, on ne veut rien lâcher. On ne se cache plus : le but, c’est de ne plus perdre jusqu’à la fin du championnat.

Le match contre Saint-Étienne ce samedi se jouera à guichets fermés. Qu’est-ce que ça change pour toi de jouer devant 6000, 8000 ou 24 000 personnes ?

Ah moi je préfère forcément quand il y a beaucoup de monde. Jouer avec du soutien, du bruit, une espèce de pression en plus, ça me motive. En tant que footballeur, se sentir encouragé quand on est sur le terrain, ça donne plus de confiance en soi, donc ça augmente les chances de réussir son match et ça enclenche un cercle vertueux. Et puis après c’est tout bête, mais quand on est petit, on aime jouer et on aime encore plus quand il y a de l’engouement autour de nos matchs. Si je n’avais pas aimé tout ça, j’aurais seulement fait du foot en amateur.

Comment qualifierais-tu ton rapport avec les supporters ? 

Je m’entends bien avec eux, on a de très bons rapports. Je me sens Havrais. C’est le club qui m’a lancé, qui m’a tout donné. Je suis obligé de tout donner sur le terrain pour ce club. C’est vrai que je suis passé par Nice, mais pour moi, mon club formateur, celui qui m’a le mieux formé et le plus aidé à accomplir mon rêve, c’est le HAC.

Dès le début de la saison, tu as signé à Reims, qui t’a aussitôt prêté un an au HAC. Il y avait un risque que tu aies la tête à Reims et finalement, tu sembles plus investi que jamais dans cette aventure havraise. Comment l’expliques-tu ?

Le HAC, c’est mon club, je lui dois tout. Que ce soit maintenant ou dans dix ans, je lui donnerai tout. Au cours d’une saison, il y a toujours des périodes où ça va moins bien, mais moi quand ça m’arrive, ce n’est jamais parce que j’ai la tête ailleurs ou quoi que ce soit. Je regarde les matchs de Reims, je parle avec certains dirigeants, mais ça ne m’empêche pas d’être à 100% au HAC.

Tu es en contact avec Will Still ?

Oui, avec lui et son staff. Ils me donnent déjà des conseils pour l’année prochaine. Yann Kombouaré (le fils d’Antoine, NDLR), qui travaille pour la cellule de recrutement de Reims, s’occupe de tous les joueurs prêtés par le club. En gros, après chaque match, il fait un rapport à Reims et ensuite on en parle. C’est comme ça qu’on fonctionne.

Le HAC est en très bon chemin pour retrouver la Ligue 1. Au fond de toi, tu ne te dis pas que tu aurais préféré découvrir la Ligue 1 avec ton club formateur ?

C’est peut-être venu dans ma tête à un moment. C’est humain. C’est sûr que j’aurais aimé jouer en Ligue 1 avec Le Havre, mais ce n’est pas un souci. La question ne se pose même pas puisque j’ai signé à Reims avant le début de la saison et je ne regrette pas ce choix.

Comment en es-tu venu au foot ?

Quand j’étais petit, ma mère voulait que je fasse un sport en plein air. J’avais 4 ans et à cet âge-là, on ne décide rien. Elle voulait que je prenne l’air, c’était comme ça. Elle m’a mis avec mon cousin au foot et tout de suite, ça a matché. J’ai adoré.

C’était foot ou rien ?

C’était foot ou basket à la rigueur, par rapport à mon père…

J’ai tous les maillots de mon père à l’ancienne. Ils sont bien rangés dans un tiroir, certains sont encadrés. J’ai aussi des maillots de certains de ses amis, comme Magic Johnson, Julius Erving, Allen Iverson…

Quel est ton rapport avec le basket ?

Petit, je ne pensais qu’au foot. Mon père est parti très tôt aux États-Unis. Quand j’allais le voir en vacances, il faisait des camps de basket aux États-Unis, alors je participais à ces camps. J’avais 12-13 ans. Donc je pratiquais quand même un peu.

Sur une vidéo que le HAC a partagée cet hiver, on voit les joueurs faire un petit match de basket et on voit surtout que tu as un certain niveau…

J’ai toujours été à l’aise, j’ai un bagage. Je ne sais même pas si c’est dû à la pratique, je pense que c’est dans mes gènes. Mon sport préféré c’est le foot, mais j’aime vraiment le basket, c’est un sport auquel je m’intéresse. En ce moment, j’aime bien les Memphis Grizzlies de Ja Morant. Après, je n’ai pas de franchise préférée, je m’intéresse à tout, ça dépend des joueurs. Mon père ne m’oblige pas à supporter les équipes dans lesquelles il a joué !

C’est quoi les premiers maillots que tu as eus ?

Mon premier maillot de foot, c’est celui de l’OM. Quand j’étais petit, j’étais fan de Marseille, c’était l’époque de Lucho Gonzalez, je l’aimais bien lui. Et au niveau du basket, j’ai tous les maillots de mon père à l’ancienne. Ils sont bien rangés dans un tiroir, certains sont encadrés. J’ai aussi des maillots de certains de ses amis, comme Magic Johnson, Julius Erving, Allen Iverson…

Y a-t-il eu la place pour autre chose que le sport dans ta vie ?

Moi, c’était sport, sport, sport. J’ai toujours été bon dans à peu près tous les sports, comme le hand. Au ping-pong par exemple, j’étais doué ! Dans le vestiaire, il y a peu de joueurs qui peuvent m’embêter au ping-pong.

Tu penses que tu es le meilleur basketteur de Ligue 2 ?

Je ne veux pas frimer, mais il y a quand même pas mal de chances pour que je sois le meilleur basketteur de Ligue 2… Si je devais décrire le joueur que je suis ? Je suis un bon dribbleur, bon passeur, intercepteur…

Tu as déjà joué pour les U23 du Maroc, les U20 de la France et tu peux aussi jouer pour les États-Unis. Comment gères-tu tout ça ?

En vrai, c’est compliqué. J’aime autant les trois nations. Ces trois pays sont dans mon cœur. Je n’ai pas à faire de choix. Je suis allé voir au Maroc comment c’était, je suis allé voir en France comment c’était. J’essaye de me faire une idée. Ce qui est sûr, c’est que peu importe mon choix, ça ne voudra pas dire que je préfère tel ou tel pays. J’aime autant retourner voir ma mère à Antibes, sa famille au Maroc, à Fez, que mon père aux États-Unis. Mon père est originaire du Texas, aujourd’hui il est à Oklahoma. J’ai de la famille un peu partout aux États-Unis. Je me sens profondément français, marocain et américain.

Le Maroc vient de faire une demi-finale de Coupe du monde. Ça peut influencer ton choix ?

C’est sûr que le parcours du Maroc à la dernière Coupe du monde peut m’influencer. Et je pense que ça peut influencer tous les joueurs qui ont la double nationalité. Clairement, le parcours du Maroc au Mondial, je l’ai vécu comme une fierté.

Le fait que tu aies des racines sur trois continents est-il le genre de chose qui t’a permis de mieux vivre le moment de ta carrière où tu as dû passer du centre de formation de Nice à celui du Havre, à tes 17 ans ?

Je ne pense pas que ce soit lié. Moi, je suis quelqu’un de sociable, je m’entends bien avec les gens, j’arrive facilement à m’adapter à de nouveaux environnements. À Nice, j’avais déjà l’habitude d’être seul, enfin loin de mes parents. J’avais 10 ans quand j’ai signé à l’OGC Nice. J’ai vite intégré le centre de formation et été éloigné de ma mère qui habitait à Antibes. Ça n’a jamais été dur pour moi puisque tous les jours, je parle à ma mère et à mon père au téléphone.

Quand tu es parti de Nice, c’est parce qu’on a estimé que tu n’avais pas le niveau pour passer pro ?

Je ne rentrais pas dans les plans d’un directeur du centre de formation. Je ne sais pas pourquoi, je ne l’ai jamais su. Ça s’est mal passé mais ça ne m’a jamais abattu car heureusement, j’ai pu compter sur le soutien de Franck Sale(1), qui est passé du Havre à Nice avant de retourner au Havre. À Nice déjà, il se mouillait pour moi. J’avais aussi le soutien d’Emerse Faé, le coach des U17, avec qui le courant est toujours passé. Il m’appréciait mais ne pouvait pas me faire jouer parce qu’en parallèle, le directeur lui demandait de ne pas me mettre sur le terrain. Le coach m’a fait comprendre que ce n’était pas de sa faute. À la fin de la saison, j’ai appris que le directeur du centre allait se faire virer, on m’a proposé de rester à Nice, mais j’avais fait mon choix, je voulais changer d’air et suivre Franck Sale au Havre.

Quel rôle jouent tes parents dans ta carrière ?

Ma mère faisait du basket et au-delà de ça, elle connaît mieux le sport que moi. Elle a naturellement joué le rôle d’agent. Qu’il y ait un problème ou non, elle était là, elle parlait aux entraîneurs, à tout le monde. Je ne peux que la remercier pour ce qu’elle a fait pour moi. Aujourd’hui, je l’appelle encore pour tout et n’importe quoi. Ce n’est pas une mère qui va me couver à tout prix. S’il faut m’engueuler, elle m’engueule. Pareil pour mon père, même à distance, s’il veut me casser, il me casse. Mais à côté de ça, ils savent aussi quand il faut m’encourager. Ce que je sais, c’est que je dois les écouter, pour le respect que j’ai pour eux et aussi parce que j’ai confiance en leurs conseils.

Tu as déjà dit que ton père n’y connaissait rien au foot. Son passé d’ancienne star de la NBA doit quand même t’aider sur certains aspects de ton jeu, non ?

Je ne sais pas…

Typiquement, sur ton but à Metz, tu fais un step back pour t’éloigner de ton défenseur avant d’enclencher ta frappe…

Je vois ce que tu veux dire. C’est vrai qu’il y a quelque chose d’instinctif dans tout ce qui est jeu du corps, l’orientation de mes épaules, l’utilisation des bras… C’est sûrement des restes des années où je faisais les camps de basket avec mon père aux États-Unis. J’ai appris à protéger mon ballon, à placer mes bras de telle manière pour pas qu’on ne me le prenne.

Les policiers ont cru que c’était une carte volée ou une fausse carte. À cause de ça, ils ont été obligés de me mettre en garde à vue et Yassine (Kechta) aussi. On était chacun dans une cellule l’un à côté de l’autre. La garde à vue a eu lieu de 21h jusqu’à 16h le lendemain.

Lors de ta première saison chez les pros, tu t’es retrouvé dans la rubrique faits divers. Tu disais que tes parents n’hésitaient pas à t’engueuler quand il le fallait. Ça a été le cas à ce moment-là ?

C’était ça le principal problème pour moi. Avant tout, avant le foot, j’ai d’abord pensé à la réaction de ma mère, puis celle de mon père. Ils m’ont engueulé, ils m’ont tué. J’ai pris ça comme un rappel. Ils m’ont fait comprendre que ça aurait pu prendre une autre tournure. J’ai quand même conduit sans permis, sans assurance…

C’était quoi l’histoire exactement ?

Je devais rendre des affaires à quelqu’un. Je demande à Yassine (Kechta) de me prêter sa voiture. Il me la prête. La veille, Yassine avait trouvé une carte d’handicapés par terre et l’avait mise dans sa voiture, il comptait la rendre à son propriétaire le lendemain ou la déposer au commissariat. Manque de chance, je me suis fait contrôler. J’aurais dû m’en tirer avec une amende mais comme il y avait cette fameuse carte, j’ai fait de la garde à vue. Les policiers ont cru que c’était une carte volée ou une fausse carte. À cause de ça, ils ont été obligés de me mettre en garde à vue et Yassine aussi. On était chacun dans une cellule l’un à côté de l’autre. La garde à vue a eu lieu de 21h jusqu’à 16h le lendemain.

C’est le genre de chose qui ne sort pas forcément dans la presse quand on n’est pas footballeur…

Un policier m’avait dit que ça n’allait pas sortir. Le soir même, je vois qu’on parle de ça sur L’Équipe. C’était le tout début de ma carrière. Je me suis rendu compte qu’il ne fallait pas faire la moindre erreur. Les policiers ont vite compris que c’était une erreur de jeunesse et qu’il n’y avait rien derrière, qu’on n’était pas des méchants. Je sais que je n’ai rien fait de très grave ce jour-là mais ça aurait pu avoir des répercussions.

Mon père sait ce qu’il a fait, et il sait que je sais. On se comprend. Il a toujours tout surmonté. Ce qu’il a fait, ce n’est pas bien, mais mentalement, je ne peux que l’admirer.

Avec le recul, maintenant que tu as ton permis et que Yassine a son contrat pro, c’est une histoire qui vous fait rire ?

Sur le coup, on n’a vraiment pas rigolé… Mais aujourd’hui, on peut en rire. On a tellement été bêtes, on se dit que cette situation était complètement absurde. On avait 19 ans, on venait d’arriver dans le groupe pro et la première fois qu’on parle de nous dans les journaux, c’est pour cette histoire…

Ton père a eu de dures épreuves à affronter dans sa carrière et dans sa vie. Est-ce que son expérience t’a aidé sur ce coup-là ?

Forcément. Quand je dis qu’il me donne des conseils, c’est aussi bien sur le sport que sur la vie de tous les jours. Avec tout ce qu’il a vécu, je suis obligé de bien l’écouter quand il me parle de remonter des pentes, de savoir passer à autre chose…

Il t’a déjà raconté tout ce qu’il a vécu ou tu as fait toi-même tes recherches pour en savoir plus ?

Il sait ce qu’il a fait, il sait que je sais. On se comprend. Il a toujours tout surmonté. Ce qu’il a fait, ce n’est pas bien, mais mentalement, je ne peux que l’admirer.

<iframe loading="lazy" title="Michael Ray Richardson Story (AMAZING BASKETBALL NBA DOCUMENTARY)" width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/YOo20EBKdDE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>

Si quelqu’un a un problème avec la cocaïne, toute sa vie ne va pas forcément être déballée. Vu que ton père était une star, tout le monde a accès à son histoire. Comment vis-tu cette réalité ?

C’est comme ça. Moi, je suis fier de mon père, de toute sa vie, de toute sa carrière. Il y a eu des passages durs dans sa vie, mais ça n’enlève rien à ce qu’il y a en lui. Je sais qui il est, quel père il est et c’est ça qui m’importe.

Pour certains joueurs, avoir un contrat pro est un aboutissement. Quand on est fils d’une star de la NBA, est-on forcément obligé de placer la barre plus haut que les autres ?

Déjà moi, je vise le plus haut possible : la Ligue des champions, jouer un grand tournoi avec mon équipe nationale… Cela dit, quand j’étais petit, j’accordais beaucoup d’importance à cette étape de signer pro pour. Ce contrat, je voulais l’avoir pour le rendre fier. Ce qui m’importe dans la vie, c’est de rendre fiers mes parents. Le côté positif de ce que mon père a accompli dans sa carrière, c’est que je ne ressens jamais la pression, je n’ai peur de personne. Je sais que beaucoup de joueurs le disent et que c’est parfois un élément de langage mais moi, sincèrement, j’ai un truc en moi… comment dire ? J’ai un peu un côté américain qui fait que je me fous de tout, de qui il y a en face de moi, une star ou pas. Je ne suis pas là pour lui montrer que je l’admire.

Tout le monde s’accorde à dire que sur le terrain, tu es nonchalant. Ça te fatigue d’entendre ça ?

Je le prends très bien puisque je trouve que les joueurs nonchalants sont aussi les plus beaux à voir jouer, les plus élégants. Ce sont souvent des joueurs techniques. Mes premiers modèles dans le foot étaient Robinho et Pogba, ils ont ce truc-là.

Si ça n’avait pas fonctionné dans le foot, c’était quoi le plan B ?

J’ai toujours dit que si ça ne marchait pas dans le foot, ça marcherait dans le basket !

Dans cet article :
Dans cet article :

Propos recueillis par Matthieu Pécot, au Havre

(1) Franck Sale travaille au HAC depuis vingt-trois ans. Il a effectué un premier passage au club normand de 2000 à 2012 puis un autre de 2017 à aujourd'hui, avec une parenthèse de cinq ans à l’OGC Nice. Au Havre, ce dénicheur de talents est notamment connu pour avoir fait venir Paul Pogba, Riyad Mahrez, Benjamin Mendy, Ferland Mendy, Guillaume Hoarau, Pape Gueye, Saël Kumbedi et donc Amir Richardson.

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