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Monaco : le spectre du mercato 2000

Les gestions post-titres ont toujours été mouvementées en Principauté. Été 2000, le dernier champion du siècle paie la rançon de son succès et laisse filer ses internationaux français, brisant la dynamique de ce qui aurait pu être la plus belle dream team de l'histoire du club.

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«  Je reste à Monaco. » Ces quatre mots, les supporters de l'ASM, habitués aux adieux hâtifs, les attendent souvent comme le graal. Ils ont été prononcés par Fabien Barthez un soir de mai 1999. Désigné comme le successeur de Schmeichel par Alex Ferguson, le divin chauve renonce à l'Angleterre, convaincu par le prince Albert – et une revalorisation salariale record – que sa légende personnelle doit définitivement s'écrire en Principauté. « Il n'est pas interdit de penser que je finirai ma carrière à Monaco » glisse alors le champion du monde. Mais un an plus tard, malgré un nouveau titre en rouge et blanc, quelque chose s'est brisé entre Barthez et Monaco. Le portier prétend dans la presse que Claude Puel l'a accusé d'avoir été acheté par un OM qui jouait sa peau. Un match resté dans les mémoires pour l'affaire du tunnel du Vélodrome où Gallardo a subi un guet-apens. « La théorie de Marcelo, c’est que Barthez a commandité l’attaque, donc il ne lui a plus jamais parlé » , balancera même Pablo Contreras à SoFoot.com.


Une version sans doute un brin extrême, mais révélatrice d'une cassure nette entre une partie du vestiaire et le capitaine monégasque. Philippe Léonard, latéral gauche de Monaco entre 1996 et 2003, se souvient lui d'un autre épisode, annonciateur d'une lassitude de certains cadres : « On avait douze ou quinze points d'avance sur le second à un moment. On savait qu'on allait être champions. Mais Claude avait une rigueur de travail, du premier au dernier jour d'entraînement. Vers la fin du championnat, les cadres sont allés le voir pour lui demander de modifier les entraînements qui étaient un peu rébarbatifs. Claude n'a pas voulu changer ses habitudes et il s'est un peu mis le groupe à dos. » Dans la foulée de cette fin de saison houleuse, Barthez signera à Manchester. Premier acte d'un mercato amer.

Autre époque, mêmes méthodes


Rybolovlev et Vasilyev n'ont rien inventé. Ils ont juste remis au goût du jour, avec plus d'efficacité et dans des proportions propres à l'époque, les vieilles recettes de Jean-Louis Campora, président historique de l'ASM : miser sur de jeunes talents exotiques, arroser les clubs de l'Hexagone pour acheter la paix fiscale et fournir les grands clubs européens en pépites formées ou post-formées. Barthez l'expliquait d'ailleurs à France Football quelques semaines après son départ : « En 1997, après le titre de champion, c'était déjà pareil. Ils avaient vendu la moitié de l'équipe. Ça se passe comme ça à Monaco. » En plus de leur gardien, les dirigeants consentent à laisser filer Trezeguet, Sagnol et Lamouchi. Soit deux champions du monde et d'Europe, un futur bleu et un international certes occasionnel, mais véritable métronome de l'équipe de Puel.


Un métronome tenté par le challenge parmesan, mais aussi poussé vers la sortie : « Je faisais une bonne saison, j'allais avoir vingt-neuf ans. On m'a fait comprendre que le club avait peut-être intérêt à me vendre  » , reconnaîtra Lamouchi. Philippe Léonard se souvient de son départ comme d'un véritable coup dur : «  Sabri avait une place vraiment importante dans l'équipe, que ce soit dans le vestiaire ou sur le terrain. C'était difficile de trouver un joueur de sa qualité. Il fait partie des meilleurs joueurs avec qui j'ai joué. C'était un plaisir de le voir évoluer sur le terrain, il avait une telle facilité. Il connaissait sa partition sur le bout des doigts. » Maigre consolation : les ventes rapportent pas loin de 400 millions de francs (environ 60 millions d'euros) au club de la Principauté. De quoi faire de belles emplettes.

Flair et flop


Mais on ne peut pas toujours avoir le nez creux. Un an après avoir réalisé un mercato parfait avec les arrivées de Gallardo, Márquez et Simone, Monaco va se planter dans les grandes largeurs. D'abord en réinjectant la quasi-totalité du transfert de Trezeguet sur Nonda qui, s'il justifiera l'investissement sur le long terme, peinera les premiers mois à faire oublier le héros des Bleus. Davantage encore en misant une grosse partie du butin sur Jurietti, Dabo et Porato. Tous échoueront, de même que le vagabond Gravelaine, arrivé libre. Un recrutement bancal sanctionné par une piteuse onzième place en championnat et une campagne de Ligue des champions désastreuse.


Philippe Léonard a vite compris que la saison serait galère : « Nous, on comprenait que les dirigeants laissent partir les joueurs. Quand on a le Bayern, la Juve ou Manchester, c'est compliqué de refuser, pour le joueur comme pour le club. Mais la saison avait été tellement belle qu'on espérait que le club fasse des transferts intéressants, même si on savait que ce serait compliqué. On a vu tout de suite qu'il n'y aurait pas la même osmose. Willy, David, Sabri et Fabien étaient là depuis plusieurs années. On ne retrouve pas ce genre de leaders en quelques semaines d'entraînement. Pour construire une équipe, il faut du temps. » Du temps, Puel n'en aura pas et sera évincé au profit d'un autre néophyte : Didier Deschamps. Le dernier coup de maître du docteur Campora.

Par Christophe Depincé Tous propos recueillis par CD, sauf mention.
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