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Mais pourquoi Nice n'avance plus ?

Par Julien Faure

Solide et surtout performant en début de saison, le collectif niçois semble battre de l'aile en 2024. Avec 10 matchs à jouer avant la clôture du championnat, il est temps pour Francesco Farioli et son groupe de redresser la barre et de montrer que les débuts prometteurs n'étaient pas qu'un feu de paille.

Mais pourquoi Nice n'avance plus ?

En 2024, heureusement que la Coupe de France est au programme de l’OGC Nice. À l’exception d’un court succès le 27 janvier dernier face à l’avant-dernier du championnat, le généreux FC Metz (1-0), le club de la galaxie Ineos n’a en effet gagné aucune rencontre de championnat, alignant quatre défaites et deux matchs nuls. Tout le contraire de la Coupe de France, où les Niçois viennent de passer trois tours, non sans encombre (tirs au but contre Auxerre et victoire étriquée contre Bordeaux avant de dérouler à Montpellier), alors qu’ils s’apprêtent à défier le Paris Saint-Germain au Parc des Princes mercredi, en quarts de finale. Mais ce vendredi, la priorité sera de nouveau au championnat et à la réception de MHSC, mal en point lui aussi en Ligue 1. Avec seulement deux points récoltés sur les 15 derniers possibles, Nice n’avance plus, et le début de saison en fanfare, porté par les idéaux du nouvel entraîneur Francesco Farioli, semble bien lointain. Pourtant, l’inconstance des équipes du haut de tableau permet aux pensionnaires de l’Allianz Riviera de conserver leur place dans le top 5. Une façon de satisfaire les exigences du coach, qui attend un top 6 pour son équipe cette saison.

Une place d’européen, mais un rythme de relégable

Si, en conférence de presse d’avant-match, l’entraîneur italien a tenu à embellir le niveau des Héraultais en soulignant le manque de points obtenus par son futur adversaire en championnat en comparaison aux « expected points » qu’il possède, il ferait bien de se pencher sur les « expected goals » de son équipe. En effet, Nice cumule cette saison 39,22 xG pour seulement 23 buts réels. Si la statistique ne doit pas être utilisée de sorte à dire que Nice aurait dû marquer autant de buts que l’équipe possède de xG, elle montre cependant que le club azuréen sait se montrer dangereux, sans savoir se montrer décisif. Une problématique à résoudre d’urgence, dans un sprint final qui débute dès maintenant et où l’efficacité devant le but pourrait faire la différence, alors que Nice ne possède que la 15e attaque de Ligue 1, à égalité avec Nantes et devant Metz et Clermont, et vient de sortir du top 4 pour la première fois depuis la quatrième journée.

Sur les 96 équipes qui composent le Big 5, l’OGC Nice ne devance que huit équipes en matière de buts marqués.

Lorsque l’on élargit le spectre aux cinq grands championnats européens, la donne ne change pas. Après 24 journées disputées en France et en Allemagne, et 27 en Espagne, Angleterre et Italie, le constat est édifiant. Sur les 96 équipes qui composent ces compétitions, l’OGC Nice ne devance que huit équipes en matière de buts marqués. Si l’on intéresse aux pedigrees de ces équipes, on remarque surtout un élément d’importance : toutes ou presque sont actuellement relégables. Seul Empoli se classe 14e de Serie A, alors que la Salernitana, Cadix, Mayence, Cologne, Sheffield, Metz et Clermont seraient tous relégués si la saison s’arrêtait aujourd’hui. L’OGCN, lui, finirait européen. Tout un paradoxe pour une équipe qui affiche la troisième meilleure défense de ces championnats (17 buts encaissés), seulement devancée par l’Inter Milan (13 buts) et le Bayer Leverkusen (16 buts). Face à la poreuse défense montpelliéraine, les Azuréens seraient bien inspirés d’ouvrir les vannes devant, tout en serrant la vis à l’arrière.

La quête du résultat, pour le reste on repassera

Alors que la défense continue donc de tenir la baraque, il serait temps pour Terem Moffi, Gaëtan Laborde, Jérémie Boga, Mohamed-Ali Cho ou Evann Guessand de passer la seconde. Mais c’est toute l’équipe qui doit aussi se mettre au diapason offensivement, puisque seulement sept joueurs ont marqué cette saison pour les Aiglons, dont Youcef Atal, qui a quitté le club. Un rendement général en berne qui s’explique aussi par une adaptation des adversaires. Pour Dominique Arribagé, désormais consultant pour Amazon Prime, Nice restera dans l’impasse si le système ne change pas. « Ils sont face à leurs limites, leur incapacité à mettre la pression sur l’adversaire. Ils sont rentrés dans un faux rythme, ce jeu de possession où ils tentent d’aspirer l’adversaire. Mais à l’arrivée, c’est lisible, ils cherchent vraiment à fixer l’intérieur pour trouver des solutions derrière, sauf que ça y est, maintenant, les adversaires ont compris comment ça se passait. » Autant de constats qui poussent les joueurs et l’entraîneur à se mettre en alerte, avec la crainte de tout gâcher en arrière-plan.

Titulaire au milieu de terrain, Youssouf Ndayishimiye fait même dans l’alarmisme, évoquant « le match le plus important », tout en affirmant que le groupe « ne panique pas ». Ça tombe bien, Farioli ne l’entend pas non plus de cette oreille et attend désormais un sursaut d’orgueil de ses joueurs. « Le moment des excuses est fini, c’est le moment de réagir, donner une réponse forte et collective, a déclaré l’Italien dans la semaine. Il faut retrouver l’étincelle et reprendre notre chemin. » Le chemin du sérieux aussi, semble-t-il, à entendre les mots du capitaine Dante après la défaite à Toulouse : « Quand tu baisses le taux d’exigence, tu le paies cash. » Seule équipe d’Europe à n’avoir jamais récolté ne serait-ce qu’un point après avoir été menée au score (ce qui ne lui est pas arrivé lors de 13 rencontres, faisant tomber un record vieux de 40 ans), Nice aurait aussi bien besoin qu’un petit vent de révolte s’installe dans ses rangs. La semaine de remise en question semble avoir fait son effet, reste maintenant à le prouver sur le terrain. Quoi qu’’il arrive, pour les Niçois, le beau jeu est (re)passé au second plan, sans jamais avoir réellement fait irruption. Un mal pour un bien ? Peut-être. C’est en tout cas en ne pensant qu’aux résultats qu’ils ont réalisé leur début de saison tonitruant.

Par Julien Faure

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