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Paris : la fraude à « pas de chance »

Par Nicolas Kssis-Martov

Le PSG était déjà annoncé en finale de Ligue des champions. Seulement, une fois de plus, il ne s’est pas révélé à la hauteur de son histoire. Heureusement, comme souvent dans le foot français, une explication imparable commence déjà à venir consoler nos âmes chagrines : la malchance et ces maudits poteaux...

Paris : la fraude à « pas de chance »

« Le football n’a pas été juste. » Luis Enrique nous aura au moins gratifiés d’une majestueuse punchline, balancée en conférence de presse après l’échec de son équipe contre Dortmund (0-2 sur l’ensemble des deux matchs), signant une terrible désillusion pour des supporters parisiens trop habitués à enterrer leurs rêves. « Le sentiment qui prédomine est la tristesse. On n’a pas été inférieurs, si on additionne les deux matchs, on a six tirs sur le poteau, c’est parfois injuste le foot, on n’a pas marqué un but après avoir tiré 31 fois ce soir […], mais le foot récompense celui qui marque et non pas celui qui tire sur le poteau. »

Tout est dit. Un argumentaire sans contradiction possible qui est censé rendre acceptable une fatalité rageante. Depuis une semaine, voire davantage, nous entendions une prophétie autoréalisatrice : le PSG était le meilleur. Malgré les deux défaites 1 à 0, la cause principale de ce malheur qui s’est abattu sur le Parc des Princes, dont les tribunes se sont éteintes au fur et à mesure des 90 minutes, se résume forcément à un manque de réussite. Nous avons presque l’impression de lire L’Iliade d’Homère. Quels que soient les vertus ou les efforts des hommes, les dieux malicieux s’amusent du sort des armes et des combats, et détournent les tirs sur les montants. Nasser al-Khelaïfi s’est aussi lamenté contre eux : « Le ballon ne voulait pas rentrer. » Une force invisible l’en empêchait. Impossible de lutter contre un fléau tombé des cieux.

Un petit (re)montant pour le PSG ?

Un match fou à Barcelone, à onze contre dix, a laissé croire en un destin (toujours une force irrationnelle et intangible). Le tirage au sort tout au long de la phrase finale a été annoncé comme favorable (le hasard encore) et mettant sur la route vers la finale le « cinquième de Bundesliga ». Personne n’a pris le temps de regarder la réalité du terrain. Paris a perdu quatre matchs dans sa campagne en C1. Les Allemands n’ont pas volé leur place en demies. Ils ont fini premiers d’un groupe où le PSG est passé de justesse avec 8 points (autant que le RC Lens, renvoyé en Ligue Europa). Les faits sont têtus. Seulement comment s’y résoudre et désamorcer le danger de l’accident industriel. Il y aurait le risque de révéler ce que pèse vraiment le PSG sur la scène européenne. Par bonheur, les statistiques sont l’art de mentir avec précision. Six poteaux, trente tirs (pour fort peu de cadrés), trois expectead goals : dans le tableau Excel, le PSG a gagné. Tant pis si le tableau d’affichage dit le contraire. « Le foot est injuste », nous a dit l’Espagnol, qui a même invoqué « l’Esprit-Saint qui passait à ce moment-là ».

En France, depuis Alésia, nous transformons dans le roman national la défaite en victoire symbolique, en fatalité implacable où les « bons » ont été punis. Le match maudit à Glasgow en 1976, cette grande désillusion arbitraire qui a privé les Verts de leur sacre, a fait rentrer dans notre mémoire nationale les poteaux « carrés », devenus la preuve de la damnation planant sur nos clubs. Il existe même des bars qui en portent le nom à Saint-Étienne. Évidemment, en prenant un peu de recul, il est quand même possible également de pointer la maladresse des attaquants parisiens, présentés comme largement supérieurs en matière de talents et de niveau, à leurs vis-à-vis teutons. Sur les deux confrontations, Kylian Mbappé a été transparent, en tout cas loin de son statut de grand joueur qu’il a lui-même revendiqué, et ce, malgré un replacement à gauche. Ousmane Dembélé est redevenu celui qui ne conclut pas. Ramos a eu sa chance, mais pas son efficacité. Les poteaux ne sont pas une affaire de malchance. Ils font partie du jeu. C’est dans le cadre qu’on inscrit un but. Mats Hummels l’a très bien compris, pour sa part.


@so_foot

Le PSG a passé son temps à taper les montants, lors de ses 180 minutes contre Dortmund. Résultat : élimination en demi-finales de la Ligue des champions ! #sofoot #psg #psgbvb #psgdortmund #parissaintgermain #liguedeschampions #ldc #championsleague #footballtiktok #sportstiktok #foryou #pourtoi #CapCut

♬ son original – SO FOOT

Luciano Spalletti pas inquiet pour Gianluigi Donnarumma

Par Nicolas Kssis-Martov

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