- Mondial 2026
Ce qu’on a aimé dans ce début de Coupe du monde

Outre Donald Trump, Gianni Infantino, les pauses fraîcheur et toutes ces horribles coulisses, la grande scène du foot mondial propose ce qu’elle a de mieux à offrir : des buts de dingue, des histoires et des jolis matchs. Et ça, on aime.
→ Les buts en pagaille
75 buts en 24 matchs. Ça donne en moyenne 3,13 buts par rencontre : ce Mondial 2026 démarre sur les sombreros (ou les chapeaux de cow-boys) de roue. Cette première journée est la plus prolifique depuis celle de la Coupe du monde 1958. Hormis le Ghana-Panama (1-0), il n’y a pas eu de grosse purge : même la surprise du Cap-Vert (0-0) contre l’Espagne a été plaisante à suivre. Quelques matchs ont été bien prolifiques : l’entrée en lice de Curaçao contre l’Allemagne (1-7), l’Angleterre-Croatie (4-2) ou la dégringolade de la Tunisie contre la Suède (1-5).
→ Les frappes de loin
Mieux que les buts à foison, ce qu’Omar da Fonseca appelle les « bombazooooos » ! La Gen Z appelle ça « déclencher », les anciens parlaient de « tirs depuis l’extérieur de la surface » ou de « frappes lointaines ». Tout ça revient au même : le plaisir de voir des filets trembler. Comme le Jabulani en 2010, le ballon Trionda de 2026 laisse les artistes s’exprimer avant les 16,50 mètres. Lionel Messi a laissé sur place Luca Zidane, Kylian Mbappé a fait passer Édouard Mendy pour un naze et l’Autrichien Alexander Schmidt a joliment ouvert son pied.
→ Les entrées des joueurs autour du rond central
C’est une des nouveautés de cette Coupe du monde : les sélections entrent sur le terrain et se regroupent autour du rond central. Les 52 joueurs sont invités à entonner leurs hymnes nationaux côte à côte. On distingue seulement les remplaçants des titulaires au fait que ces derniers pénètrent sur la pelouse avec des enfants qui font des signes Jul ou des sourires aux caméras.
Certes, les matchs démarrent souvent en retard. Mais au moins, les joueurs sont au cœur du protocole d’avant-match. Ils sont sacralisés. Exit le rapport frontal à la tribune présidentielle. Place à un beau moment de communion entre les 52 acteurs, le tout devant les quatre tribunes. Cela permet aussi d’écouter un peu plus longtemps la splendide musique de Shakira. Splendide ? Oui.
→ Les stades pleins, et pleins de couleurs
Les p’tits nouveaux ont la chance de découvrir des stades de zinzins et bien remplis. Au-delà de l’état des pelouses, les États-Unis (re)découvrent le soccer, les sonorités des mots « Azteca » et « Guadalajara » sont aussi poétiques que mythiques, Toronto devient un pays de foot et l’AT&T Stadium de Dallas permet de remettre au goût du jour le terme « esperluette ». Ce plaisir se retrouve devant les téloches : on aperçoit des types déguisés en Superman, des Coupes du monde en carton, des Anglais chanter Sweet Caroline, des Japonais nettoyer les tribunes et un amour improbable entre les supporters mexicains et sud-coréens. C’est ça, la Coupe du monde.

→ Les arbitres laissent jouer
Trois cartons rouges, et nada. Après le combat de savate entre le Mexique et l’Afrique du Sud, la Coupe du monde consacre pour le moment un absent : le carton rouge. Ce petit bristol de couleur de 10,5 par 8,5 centimètres n’a été sorti que lors du match inaugural du Mondial. La semelle de Lionel Messi ? Ça passe. Les coups de coude d’Enzo Fernández ? Enzo qui ? Le ceinturage du Portugais Tomás Araújo sur Yoane Wissa ? Pénardo, tranquilo. L’obstruction de Memphis Depay ? Rien vu. 50 cartons jaunes en 24 matchs, ce n’est pas énorme. Les matchs des entrées en lice de la France, de l’Argentine et de l’Angleterre n’ont même pas accouché d’une biscotte, renvoyant au placard l’idée qu’une grande compétition exacerbe les tensions.
Si l’IFAB avait officialisé son envie de laisser un maximum de temps de jeu au printemps, il y a peut-être une théorie derrière tout ça : les pauses fraîcheur. Souvent autour de 3min30 par période, elles diminuent le temps de jeu des matchs. En effet, comme le recense Opta, le temps de jeu effectif par rencontre de cette édition du Mondial est inférieur à celui des autres Mondiaux. Les arbitres n’ont donc pas intérêt à le réduire encore plus en sifflant des fautes.

→ Les stars sont là
Au pays des records, des hyperboles et des tops 1 en pagaille, des totems tremblent. Les treize buts de Just Fontaine en 1958 en sont un. Un p’tit coup d’œil aux buteurs de ce Mondial suffit à s’enflammer. Lionel Messi a égalé la barre de Miroslav Klose. Erling Haaland, Harry Kane, Kylian Mbappé ont tous débloqué leurs compteurs. En attendant le possible réveil de Cristiano Ronaldo, Romelu Lukaku a aussi inscrit un but. Ils ont encore du temps pour rejoindre Just : la finale est dans un mois et un jour.
→ Quinones, Anderson et les joueurs de Coupe du monde
Ils s’appellent Elijah Just, Vozinha, Julián Quiñones, Abbosbek Fayzullaev, Tim Payne ou Folarin Balogun. Ils sont souvent des étoiles éphémères, des amours de camping qu’on oubliera vite, mais valent la peine d’être vécues. Et de mettre le réveil le matin, ou de regarder Arabie saoudite – Uruguay en replay, le matin au réveil. Quoi, personne ne fait ça ?
Mais aussi : Curaçao, les danses des Ghanéens, Lionel Messi, les musiques d’Amadou Onana, Michael Olise, Lionel Messi, les échanges entre Thierry Henry et Zlatan à la télé, Lionel Messi…
La Suisse étrille la Bosnie et prend la tête de son groupePar Ulysse Llamas


















































