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Dino Toppmöller est à Lens pour voyager

Serein et prêt pour la suite. Débarqué à la mi-juin pour prendre la relève de Pierre Sage à Lens, Dino Toppmöller a accordé à L’Équipe sa première interview depuis son arrivée en France. Tout frais vainqueur de la Como Cup et après une première partie de préparation satisfaisante (3 victoires, 2 nuls), le technicien allemand s’est confié sur ses premiers pas et sur la saison à venir.
Pas focalisé sur le passé
Très investi jusqu’ici dans les séances d’entraînement, il a confié au quotidien sa volonté de vite poser sa patte sur son groupe : « Ils doivent savoir mes priorités, c’est à moi de leur donner ces messages essentiels, pas à mes adjoints. Car à la fin, c’est ma responsabilité. Je veux me connecter au plus vite avec eux pour les aider à avancer. »
Conscient de la réalité économique du club, il vient d’ailleurs de perdre Mamadou Sangaré, il n’hésite pas à comparer le Racing à son ancien club. « Lens, c’est un peu comme l’Eintracht Francfort, mais avec moins de moyens », lance-t-il avant d’indiquer qu’il ne voit pas cette nouvelle étape de sa carrière comme une régression : « Pour moi, ce n’est pas un pas en arrière. Pour un coach, le plus important, c’est le projet. […] Je crois vraiment dans ce projet. »
Encore redoutable face au but à l’entraînement, Toppmöller va pouvoir tirer la bourre d’un effectif avec qui il veut « voyager », plutôt que de se prendre la tête avec la succession de Pierre Sage et ce qu’elle représente : « Je n’ai peur de rien, j’essaie de faire encore mieux. Le succès, ce n’est pas qu’un résultat. Je me vois comme un coach qui voyage avec chaque joueur. »
JF























































