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De Zerbi à l’OM : le grand divertissement

Moins de deux ans après son arrivée à Marseille, voilà que Roberto De Zerbi plie déjà bagages. En un an et demi, qui en ont paru trois ou quatre, le technicien transalpin a marqué l’OM de son empreinte, à travers plusieurs moments forts. Compilation.
→ 9 juillet 2024 : les premiers pas
Première conférence et déjà matière à discuter. Pour ses débuts devant les micros des médias français, Roberto De Zerbi annonce la couleur. « Je ne cherche pas d’excuses, mais moi, je veux un projet sur deux ans, quatre ans et même dix ans dans un club. Je veux réaliser un projet sur le long terme, je veux remettre l’OM à la place qu’il mérite. C’est-à-dire au sommet et à lutter pour les titres. » Spoiler, le compte n’y sera pas. Toutefois, le coach annonce qu’il va donner du temps de jeu aux jeunes, ce qu’il a en partie réalisé, et qu’il n’a que faire des problèmes extrasportifs de Mason Greenwood, ce qu’il ne prendra effectivement jamais en compte.
→ 8 novembre 2024 : « Je suis prêt à partir ! »
« Si je suis le problème, je suis prêt à partir. Je laisse l’argent et je rends mon contrat. » Une défaite au Vélodrome (1-3) face à Auxerre et déjà, on sent De Zerbi sur un fil. Volcanique au possible, l’Italien refuse de rejeter les torts sur son groupe et présente déjà les signes d’un entraîneur capable de claquer la porte plus vite que prévu. Prémonitoire ou pas, il cite ce jour-là un ancien coach parti en catastrophe : « Marcelo Bielsa, un de vos anciens entraîneurs, disait qu’on apprend dans la défaite. Et je pense que l’on va beaucoup apprendre de celle-ci. »

→ 26 novembre 2024 : le stage commando, premier du nom
À quelques jours de la réception de l’AS Monaco, De Zerbi emmène tout son groupe, et même toutes les strates du club, pour quatre jours de stage commando à Mallemort, à une heure de Marseille. Dans un lieu tenu secret jusqu’au dernier moment, l’Italien cherche à créer du lien entre ses joueurs et à intégrer à tout prix les recrues débarquées sur le tard, signe de l’importance qu’accorde le Lombard aux relations humaines. Avec De Zerbi, c’est le groupe avant tout.
→ 29 mars 2025 : dodo à la Commanderie
Tout le monde dort à la Commanderie ! Au retour d’un déplacement manqué à Reims, De Zerbi tranche dans le vif : personne ne rentrera chez soi ce soir. À l’atterrissage, les joueurs sont conviés à passer la nuit à la Commanderie, tout autant qu’ils peuvent faire une croix sur leurs deux jours de repos prévus au retour de Champagne. La méthode De Zerbi, c’est la même que les choristes : action, réaction !

→ 31 mars 2025 : je boude, toi non plus
La défaite à Reims a laissé des traces, et De Zerbi ne voit pas le groupe réagir comme il l’aurait espéré. Résultat, le coach fait du boudin et décide de ne pas entraîner ses joueurs, non sans distiller deux, trois scuds : « Je ne vous entraînerai pas aujourd’hui. » Cette situation pousse Medhi Benatia à intervenir comme un proviseur de collège, mais n’empêche pas De Zerbi d’en remettre une couche : « Vous voulez me faire échouer ? Alors, on va échouer tous ensemble. » Le climat est glacial quand le mistral souffle comme ça.
→ Avril 2025 : Emily Marseille in Roma
Alors qu’il faut à tout prix accrocher une qualification en Ligue des champions, le père Roberto sent que son groupe a besoin de prendre l’air, alors il sort une vieille recette italienne : le ritiro ! À son initiative, tout le monde file du côté de Rome pour le sprint final, surtout pour sortir de la pression de l’écosystème marseillais. Au menu, complexe de luxe et conditions parfaites pour performer. Les Marseillais passeront deux semaines en Italie.
→ 10 mai 2025 : Marseille, c’est la LDC bébé
Le ritiro a fonctionné ! Avant même la dernière journée de Ligue 1, Marseille s’assure de retrouver la Ligue des champions et la scène la plus européenne. Le pari de De Zerbi s’est avéré payant et ça vaut bien un petit craquage de fumigènes ! L’OM termine deuxième, on peut dire que l’an 1 de l’Italien à Marseille s’est plutôt bien passé. En même temps, il a donné tout ce qu’il avait dans le ventre et encore un peu plus.

→ Août 2025 : le crève-cœur Rabiot
Marseille sort un bon mercato, Marseille s’avance avec l’envie de concurrencer le PSG en championnat. Sauf que voilà, tout est trop calme, et Adrien Rabiot et Jonathan Rowe se foutent sur la gueule au sortir d’une défaite à Rennes lors de la première journée. Les deux joueurs sont invités à prendre la porte. Si pas grand monde ne s’intéresse au sort de Rowe, celui de Rabiot, peut-être le meilleur joueur de la saison passée, préoccupe beaucoup plus de monde. S’ensuit donc une mauvaise guéguerre médiatique entre les différentes parties impliquées. Un crève-cœur pour De Zerbi, pourtant prêt à filer sa baraque à Rabiot quelques semaines plus tôt. Attention quand même à ne pas pousser mémé dans les orties, comme il le rappelle devant les micros : « Je ne dois pas me prostituer pour un joueur qui nous fait gagner des matchs. » Comprenez : je l’aime beaucoup, mais c’est dehors.
→ 22 septembre 2025 : un Classique enfin marseillais
Alors que le Classique est décalé au lundi en raison de fortes intempéries qui menacent Marseille, voilà que le match du championnat se chevauche avec la cérémonie du Ballon d’or qui doit sacrer Ousmane Dembélé. Peu importe pour De Zerbi, qui arrache un succès au Vélodrome que le peuple marseillais attendait depuis 14 ans face au rival parisien. Après la rencontre, l’Italien se pose en grand opposant au PSG et à sa toute-puissance et réclame pendant plusieurs jours du respect pour ses joueurs. Hop, les supporters, encore dans la poche. Dire qu’un nouveau ritiro en Italie avait dû être annulé en last minute !

→ 9 octobre 2025 : Marseille, ma ville, je porte tes couleurs !
Au cœur d’un début de saison réussi, le technicien se remet à nouveau les supporters dans la poche en déclarant à la presse italienne son amour pour Marseille. « La façon de vivre le football à Marseille est celle qui me convient. Je ne sais pas si je suis l’entraîneur idéal pour eux, mais c’est le lieu idéal pour moi. Toutes les contradictions sociales sont oubliées pendant 90 minutes. Tu le ressens. » Le lieu idéal oui, l’entraîneur idéal ? On connaît désormais la réponse.
→ 11 février 2026 : ciao Roberto
Une semaine après avoir déclaré ne pas comprendre son équipe, l’Italien quitte Marseille avec fracas, fauché par une période de tumultes trop grande pour un seul homme. Abattu au Parc quelques jours plus tôt et alors qu’il aurait commencé à perdre une partie de son vestiaire, De Zerbi et Marseille, c’est fini, moins de deux semaines après avoir été éliminé de Ligue des champions par un… gardien.
La pique de Dembélé envers Balerdi crispe l’OMPar Julien Faure, avec Marius Herbreteau





















































