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Laissez Emiliano Sala en paix

Ce mercredi soir à Nice, un chant souillant la mémoire d'Emiliano Sala est descendu des travées de l'Allianz Riviera. Une scène d'une tristesse infinie qui a choqué le football français, et rappelé la cruauté dont peuvent faire preuve nos tribunes.

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Dans un stade, il y a le trashtalking, le chambrage, la rivalité, voire l'animosité, les doigts d'honneur, les insultes, la haine, les sifflets, les projectiles sur le carré vert, les bagarres. Et puis, comme si l'entièreté de ces choses était moralement acceptable, il y a parfois encore plus que ça, et c'est vraisemblablement ici que notre curseur collectif s'arrête. Ce mercredi soir à domicile face à l'AS Saint-Étienne, grisés par leur frustration de la finale de Coupe de France, des supporters de l'OGC Nice ont franchi une nouvelle limite avec ce qui aurait pu rester comme un anecdotique chant de mauvais goût, un de plus. Et l'on ne parle pas de quelques marginaux hurlant timidement un slogan dans le brouhaha général d'une tribune : on parle d'un air lancé par un capo, repris par toute une tribune et résonnant assez pour faire le tour des réseaux sociaux et du football français. Le club azuréen et le FC Nantes ont eu la réponse parfaite, Christophe Galtier ( « Qu'ils restent chez eux, on ne peut pas entendre ça dans un stade » ), Andy Delort ou encore Antoine Kombouaré aussi.



Il serait facile de les traiter de tous les noms (on a de quoi faire quand on fréquente les tribunes chaque week-end), les rabaisser à des moins que rien et les destituer de leur statut de supporter. Mais ne nous voilons pas la face : ces gens sont à nos côtés les samedis et dimanches, aiment le même sport que nous et vibrent pour les mêmes choses. Pire : ils font même partie de ceux qui font activement vivre nos stades, nos tribunes, notre championnat. Pourtant, en ce 11 mai 2022, ils ont décidé de se ranger dans le camp des durs, des sombres, ceux qui seraient capables de délaisser tout ce qui leur reste d'humanité par amour pour leur club - ou haine de celui d'en face. Avec cette séquence, ces dizaines d'individus acceptent que rien, pas même le respect des morts, ne pourra leur faire hisser le drapeau blanc avec leurs semblables d'un autre blason. Les heures les plus sombres de notre sport transpirent dans ce que représente cet incident. Et personne ne veut de ce football-là.


Honneur et fierté


Trois ans et demi qu'Emiliano Sala nous a quittés. Et pas une semaine qui passe sans que les supporters nantais - et d'autres - ne pensent à lui. Un drame qui a brisé la vie d'un garçon qui faisait le bien autour de lui, et qui a secoué un club (le FCN) et des hommes (Nicolas Pallois, buteur ce soir pour la beauté du symbole, Valentin Vada, Vahid Halilhodžić, et tous ceux qui ont croisé la route d'Emiliano sur les terrains et en dehors, demandez à Valentin Rongier). Un drame qui a surtout anéanti une famille : Horacio Sala est décédé à 58 ans, trois mois après avoir perdu son fils ; Romina Sala, qui ne tournera jamais la page, a tenté de mettre fin à ses jours en juillet dernier, se retrouvant dans un état grave. C'est toujours aussi dur à lire, c'est pourtant une réalité. Que tout le monde n'a visiblement pas bien en tête.



L'été dernier, un tournoi au nom d'Emiliano Sala a vu le jour. Il y a quelques semaines, une fresque en son honneur a été inaugurée à Carquefou. Si l'on continue de lui rendre hommage chaque année au mois de janvier, que l'on chante à sa gloire chaque week-end lors de sa fameuse minute (comme au Stade de France samedi dernier, hommage ultime), ce n'est pas pour que des illuminés utilisent ce symbole pour exprimer leur cruauté. Car oui, Emiliano Sala est devenu un symbole, qu'on partage à Nantes, Bordeaux, Niort, Orléans et Caen, mais aussi à Paris, Marseille, Lille, Montpellier, Toulouse ou Le Havre. Et quand la Brigade Loire a scandé le nom de l'Argentin après neuf minutes de jeu face au Stade rennais, dans la soirée, ce sont des applaudissements qui sont descendus du parcage rouge et noir, pourtant pas avare en noms d'oiseaux envers leurs hôtes durant la rencontre, derby oblige. Preuve que quelque chose est né et perdure, depuis ce 21 janvier 2019. La violence d'un supporter, la vraie, ce n'est pas celle d'un fumigène craqué ou d'une pelouse traversée en courant avec les stadiers aux trousses. C'est celle d'un défunt que l'on tue une deuxième fois, juste avec des paroles, sur l'autel de la rivalité. Sur le terrain de la férocité, les Aiglons ont gagné haut la main. Mais à quel prix ? Y a-t-il vraiment un monde où un être humain se sent fier après ça ? Ce matin, la mémoire d'Emiliano Sala est souillée. Mais l'honneur de la Brigade Sud Nice, lui, l'est encore davantage.




Par Jérémie Baron
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