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Les jeux du cirque

On reprochait au Parc des Princes d'être devenu une sorte de parc d'attractions ces dernières saisons. Une critique loin d'être infondée, et malgré le retour d'une partie des ultras, l'arrivée de Neymar renforce cette impression. Car entre les files d'attente, la recherche de spectacle et l’idolâtrie autour du joueur, Paris est plus que jamais une fête. Mieux, elle est un cirque.

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Le Colisée de Rome a traversé près de deux mille ans d'histoire, mais reste un édifice aussi majestueux qu'élégant. Éventré dans sa façade Ouest – par Obélix à la fin de Astérix gladiateur expliqueront les plus érudits –, rafistolé par les restaurations successives, assiégé par les badauds, les touristes et les camelots, l'amphithéâtre réalise l'exploit d'avoir encore de la gueule. Il faut imaginer l'arène lors des deux premiers siècles après J.C., lors de ses heures triomphales sous les règnes des empereurs Titus, Domitien ou Trajan, vibrer sous les cris de 80 000 spectateurs venus admirer toutes sortes de spectacles. C'est d'ailleurs à cette époque que, horrifié par l'abrutissement des foules, le poète Juvénal avait gratté sur un bout de parchemin son célèbre « Panem et circenses » , comprendre « du pain et des jeux » , seules préoccupations de ce peuple décadent. Heureusement pour lui et pour ses nerfs fragiles, Juvénal a peu de chances de faire un tour du côté de la porte d'Auteuil ce dimanche. Il y trouverait une foule massive, compacte, disciplinée, mais impressionnante, venue remplir les travées du Parc des Princes plus pour voir le spectacle d'un homme que celui d'une équipe. Car depuis l'arrivée de Neymar, plus que sous l'ère Zlatan, plus qu'à l'époque de Ronaldinho, plus que quand Kopa, Platini ou Papin jouaient dans le championnat de France, jamais les fans ne s'étaient à ce point déplacés pour venir ne voir qu'un seul gladiateur.

Les accréditations

Cette folie était prévisible. Elle était même souhaitable pour les dirigeants du PSG, qui se frottent aujourd'hui les mains en observant les files d'attente interminables devant les portiques des stades et les boutiques officielles. Dès le samedi 5 août au matin, le lendemain de la mise en vente du maillot du joueur, les médias et les curieux pianotaient sur leurs calculettes pour connaître le montant du magot. Les sources les plus crédibles parlaient de 10 000 tricots vendus en une seule journée, ce qui voulait dire plus d'un million d'euros partis des poches des consommateurs pour terminer dans celles du club. Toujours le 5 août, mais dans l'après-midi, avant le match contre Amiens, la tribune presse du Parc des Princes comprenait la nouvelle dimension dans laquelle elle venait de basculer. Au niveau de l'entrée des médias, chose inédite, 45 minutes de queue et une file d'attente parlant toutes les langues du monde. Au moment de passer au guichet des accréditations, alors que le personnel du Parc était habitué à distribuer des cartons siglés « France Football » , « L'Équipe » ou « Le Parisien » , les employés se noyaient sous les accred' « O Globo » , « Marca » ou « Sky Sports » . Les familiers des lieux, ceux qui couvraient les exploits du PSG avant l'arrivée de Neymar, n'en revenaient pas et roulaient des yeux dans tous les sens en apostrophant les collègues pour leur demander s'ils avaient déjà vu ça. Aux dernières nouvelles, une bonne partie des médias étrangers a prévu d'installer des équipes à Paris pour suivre le petit Brésilien mal coiffé toute la saison, et les agents immobiliers devraient être les prochains réquisitionnés.

Hot dog

Aujourd'hui, il reste très peu de personnes en France qui ne connaissent pas le nom de Neymar. Tout le monde ou presque a vu les journaux de 20h ouvrir sur son transfert, est resté bouche bée devant ces personnes prêtes à attendre deux heures sur un trottoir pour acheter un maillot jaune, ou a ouvert son clapet pour donner son avis sur le prix du bonhomme. Nos parents connaissent Neymar, nos grands-parents connaissent Neymar, même si la plupart n'avaient pas demandé à être sur le passage de la déferlante. C'est aussi ça, la puissance d'un club comme le Paris Saint-Germain. Après avoir vampirisé l'actualité sportive durant plusieurs années, la fusée de Nasser propulse son dernier étage en envahissant l'actualité tout court. En même temps, le PSG prend peu de risques. Au pire, les râleurs changeront de chaîne, et les puristes beugleront en expliquant que ceux qui se précipitent au Parc ne sont que des buses qui vont au stade comme on va au spectacle. Ce qui est loin d'être faux. Sauf qu'avec Neymar, justement, le spectacle a neuf chances sur dix d'être assuré. En claquant quelques dizaines d'euros pour un siège mal placé au fin fond d'une tribune, les fans payent pour voir un athlète, mais aussi un amuseur, un footballeur, mais aussi une otarie. Un rapport performance sportive/spectacle qu'on retrouve dans le catch de nos jours, qu'on connaissait au Moyen-Âge chez les troubadours jongleurs. Mais comme Nasser est un homme bon, en plus d'offrir le « circenses » , il s'occupe également du « panem » . Un pain qui, une fois fourré d'une saucisse cuisinée avec amour, sera vendu sous forme de hot dog pour plus de cinq euros à la sandwicherie du Parc des Princes.


Par Alexandre Doskov
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