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Pastore, extérieur nuit

La saison prochaine sera particulière au PSG puisqu'elle se déroulera sans Javier Pastore, parti traîner son romantisme à la Roma après sept saisons dans la capitale. C’est la fin de quelque chose à Paris. Toutes les bonnes choses ont une fin.

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« Voulez-vous l’aimer, le chérir, l’honorer, et le garder, dans la maladie et dans la santé ; et, renonçant à tout autre amour, voulez-vous vous attacher à lui seul, tant que vous vivrez tous deux ? » On avait alors répondu « Oui  » . Sans sourciller. Sans se douter qu’un jour le destin placerait sur notre chemin l’inéluctable séparation physique. Javier Pastore va quitter le Paris-SG sept ans après son arrivée dans la capitale. Le jeune garçon maigrichon présenté sous la pluie un soir de PSG-Lorient en 2011 ne portera plus le maillot parisien. 270 matchs, 45 buts, 58 passes pour les amoureux de Laurent Romejko.


Pour les poètes, le septennat de Javier Pastore ne peut pas se résumer. Il se raconte. Ce sont des souvenirs, beaux, doux, chaleureux. Ce but contre Chelsea, ce caramel au Nou Camp, ce petit pont pour sa première contre Differdange, cet extérieur du pied qui a tant de fois donné de l’afflux sanguin dans le bas-ventre, des ouvertures sur un pas, sur deux, dans la course, dans les intervalles, cette nonchalance à la fois irritante et excitante, cette caresse de l’extérieur du pied pour Cavani un soir de démonstration au Vélodrome. Bref, Javier Pastore n’aura jamais été régulier ni même indiscutable, mais il aura résisté à tout : aux blessures, au temps qui passe, aux critiques qui pleuvent, aux doutes, aux changements de cycles, d’entraîneurs, de schémas, de numéros de maillot, de coupes de cheveux. Sans doute que la marche était trop haute. L’exigence aussi. Sur et en dehors du terrain. Il y aura eu des saisons de trop, au moins deux, pour ne pas dire plus.

Il avait tout de l’ancien PSG : irrégulier, romantique, beau, fragile


Au vrai, Javier Pastore n’aura été essentiel qu’une seule saison, en 2014-2015, sa meilleure saison. La seule qu’il a traversée sans blessure, sans méforme, sans doute, sans baisse de régime, sans rumeur de départ, sans prise de parole maladroite de son agent. Avant et après, l’ancien joueur de Palerme aura vécu sur des fulgurances, des souvenirs, des émotions. Dans un club qui a changé de dimension, Javier Pastore avait tout de l’ancien PSG : irrégulier, romantique, beau, fragile, numéro 10 ni lent ni rapide et surtout cette formidable faculté à magnifier une deuxième place, celle du lucky loser. Celle qui, avant, aurait fait d’une saison une réussite. Et celle qui, aujourd’hui, représente un raté monumental. Avec le PSG de QSI, Javier Pastore a terminé deux fois sur la deuxième marche du championnat. L’Argentin n’a ni l’aura de Zlatan Ibrahimović, ni la capacité technique de tuer un match comme Neymar, ni le sang-froid de Cavani.



Javier Pastore est tout et rien à la fois. C’est un espoir. Un rêve. Une prière. Un homme capable de n’être à sa place nulle part, ni sur le banc, ni dans le onze de départ. En sept ans, on a systématiquement cru que la prochaine saison serait « la bonne » . On a souvent été déçu. Toujours, en fait. Mais, sans être capable de donner d’explication rationnelle ou sportive, on y a toujours cru. On aurait pu s’offusquer de son salaire 5 étoiles, de son hygiène de vie de dandy, des mots maladroits de son agent passés en douce par certains médias, de son mental, de son rapport au corps « Gourcuffien » . Mais non, on s’est souvent raccroché aux émotions. Aux souvenirs. À notre foi. Parce que la folie suscitée par son slalom victorieux de Chelsea au Parc des Princes reste et restera comme un coït à ciel ouvert incroyable. Le genre de moment qui vous assure une place dans les cœurs pour l’éternité.

L'amour à Rome


Quelque part, Javier Pastore va manquer au PSG parce qu’il représentait le PSG. Il faisait partie des meubles, du décor, de la vie courante. Il était là. Mais c’est sans doute à partir du moment où il est devenu habituel de l’avoir dans le coin que l’Argentin a perdu de son intérêt sportif. Au fond, Javier Pastore était devenu trop parisien pour exister dans une équipe qui vise le Graal. El Flaco vivait sur ses acquis, se mettait rarement en danger et, comme dans tout couple, la routine quotidienne a consumé l'amour. La séparation semblait inéluctable. Limite vitale. Pour les supporters. Pour lui. Pour le PSG. On s’autorisera naturellement à zieuter comment se porte notre amour de jeunesse dans la ville éternelle, là où une romance peut (re)naître entre Pastore et le football fait de caresses et d’extérieurs du pied. On ne gardera que les souvenirs et quelques maillots floqués ici et là. Histoire de se souvenir que malgré tant de déceptions, on s’est aimé. Follement. On dit que la vie, c’est une folie. Et que la folie, ça se danse. Alors c’est à Rome que notre cœur dansera...



Par Mathieu Faure
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