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Lamine des bons jours

Par Julien Faure
4 minutes

Dans le creux de la vague à l’automne, Lamine Yamal a su se détourner des polémiques pour se reconcentrer sur le football. Pour le plus grand bonheur du Barça et des fans de foot.

Lamine des bons jours

On l’aurait presque oublié. Après un passage compliqué entre les polémiques liées à son été agité, ses provocations incessantes sur les réseaux sociaux, des gossips, un Ballon d’or qui lui file douloureusement sous le nez et, bien malgré lui, une belle embrouille entre la Roja et le Barça, le virevoltant Yamal a plus fait parler de lui pour l’extrasportif que pour ses performances sur les terrains en début de saison. Le crack fonçait-il dans le mur ? Était-ce déjà la fin pour le successeur désigné de Lionel Messi en Catalogne ? Tant de questions qui n’attendaient finalement qu’une réponse : celle du terrain.

Le calme après les tempêtes

Au cœur des polémiques, le Barça a fait ce qu’il pouvait pour le protéger, quand le joueur s’est surtout fait plus discret. Et voilà qu’il retrouve le niveau qui en a fait l’un des tout meilleurs joueurs de la planète l’an dernier. Autour de lui, tout s’est calmé, et c’est certainement pour le mieux. Il a même retrouvé le foot comme il l’affectionne durant ses vacances, où il a récolté une nouvelle statuette, en tapant la gonfle sur la plage avec des jeunes, signe d’un joueur qui n’a pas perdu sa légèreté et son amour du foot, lui qu’on disait déjà parti pour une carrière de jet-setteur.

Depuis le Clásico face au Real fin octobre, où il avait peut-être touché le fond, l’Espagnol a repris sa marche en avant. Débarrassé de ses pépins physiques, il cumule depuis cette rencontre gâchée par les polémiques un joli total de 6 buts et 6 passes dé, alors que dans son sillage, le Barça vient de claquer 11 victoires lors de ses 13 derniers matchs, pour un nul et une défaite, avec une soirée compliquée face à Marc Cucurella. Résultats, les Catalans trônent en tête de la Liga avec quatre points d’avance sur le Real et ne sont plus très loin du top 8 en Ligue des champions, avant d’affronter le Slavia et Copenhague lors des deux dernières journées. Évidemment, le Barça et Yamal ont aussi bénéficié du retour de son grand pote Raphinha, absent pour blessure entre fin septembre et début novembre, avec qui sa complicité sur le terrain ne fait aucun doute, mais la discrétion nouvelle du bonhomme lui a plus que certainement permis de se reconcentrer sur l’essentiel.

Tout casser en 2026 ?

Comeilleur passeur du championnat avec 7 offrandes, aux côtés de son coéquipier Marcus Rashford et de Luis Milla (Getafe), et déjà auteur de 7 buts en 15 matchs, il est bien parti pour dépasser ses marques de la saison précédente (9 buts, 13 passes en 35 matchs), preuve d’une épaisseur toujours plus importante sous la tunique blaugranaAuteur d’une performance ébouriffante dans le derby face à l’Espanyol, même sans être directement décisif, il a démarré 2026 du bon pied. Passé sous les radars depuis un gros mois, certainement pour le mieux, il enchaîne les sorties de haute voltige, faites de dribbles et de fantaisies en tout genre. S’il fallait prouver que les tourments de l’automne ne l’ont pas changé, il suffirait de voir qu’il est, largement, le meilleur dribbleur d’Espagne, devant des références comme Kylian Mbappé, Vinícius ou Nico Williams.

Et c’est peu dire que 2026 peut être une année charnière dans sa carrière, avec notamment une première Coupe du monde à disputer cet été dans la peau de prétendant au titre, Yamal pourrait bien franchir une nouvelle étape. En restant focus sur le foot et en enchaînant les grosses perfs, il ne devrait d’ailleurs une nouvelle fois pas se trouver très loin du podium dans sa quête d’un premier Ballon d’or. C’est tout le mal qu’on lui souhaite, en espérant qu’il n’en oublie pas de ressortir la machine à provoc’ de temps en temps tout de même. Avec un premier trophée de l’année à aller chercher à l’occasion de l’escapade saoudienne de La Liga, dans le cadre de la Supercoupe d’Espagne, pourquoi pas nous proposer, dès ce mercredi soir face à Bilbao, un premier classique face à son poto Nico Williams ?

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Par Julien Faure

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