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Le cauchemar de Tahirys Dos Santos (Metz), brûlé au troisième degré

« Je me suis vu mourir. » Tel a été le sentiment de Tahirys Dos Santos, lors de l’incendie de Crans-Montana. Dans la nuit du 1er janvier 2026, le joueur de Metz était au bar Le Constellation en compagnie de sa copine Coline lorsque les flammes ont ravagé l’établissement et fait 41 morts. Lui s’en est sorti, comme 115 autres blessés graves, mais pas indemne : le jeune homme de 19 ans a été brûlé au troisième degré (dos, bras, mains, visage), et a livré son témoignage dans les colonnes de L’Équipe.
« On était dans le bar depuis 30 ou 40 minutes, l’ambiance était cool. Coline a voulu aller aux toilettes, je l’ai accompagnée. Je suis sorti avant elle et je me suis dirigé vers la sortie. C’est là où j’ai vu les flammes, explique le garçon, évidemment marqué. J’ai tout de suite compris que nous étions en danger. Je n’ai pas réfléchi. J’ai fait demi-tour pour aller la chercher. J’ai crié son prénom et elle a tout de suite vu dans mes yeux qu’il y avait un truc qui n’allait pas. Elle m’a aussitôt suivi. »
Le #FCMetz a la douleur d’annoncer que Tahirys Dos Santos, joueur stagiaire du club, a été blessé lors de l’incendie survenu à Crans-Montana. L'ensemble du club unit ses pensées pour les adresser à Tahirys, dans ces heures où il combat la souffrance.
— FC Metz ☨ (@FCMetz) January 1, 2026
Puis, le couple cherche à monter pour fuir les flammes et sortir. « Dans l’escalier, je tombe. Coline aussi. Et après, c’est le trou noir. Je n’ai aucun souvenir de ce qu’il s’est passé jusqu’à ce que je me retrouve à l’extérieur du bar, tout seul. Je me souviens que je me suis assis par terre, sur le bitume. Je criais le prénom de mes deux amis, celui de Coline. Je n’avais pas de réponse, c’était horrible. Je voyais les gens brûlés tout autour de moi. C’était une scène de guerre », décrit le Grenat.
Et le garçon de continuer, encore : « Je ne me souviens pas du tout de ce que j’ai ressenti. Il y avait beaucoup d’adrénaline. Je ne sentais même pas la douleur. Je sais juste que j’étais très inquiet pour mes amis et pour Coline. Je voulais juste savoir s’ils étaient vivants. C’est mon ami Elliot qui m’a retrouvé. Lui, ça allait à peu près, il avait juste une brûlure. Quand il est venu me voir, il m’a prévenu que Coline et Hugo étaient vivants. » Aujourd’hui, il va mieux. Mais les souvenirs restent, bien sûr…
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