- Mondial 2026
- Gr. C
- Brésil-Maroc
Le Brésil peut voir plus loin que le bout de son Ney

Alors que le Brésil lance sa Coupe du monde samedi à minuit face au Maroc, la présence de Neymar sur le terrain relève toujours du fantasme, encore plus depuis qu’un forfait pour les trois premiers matchs se dessine. Mais que les Brésiliens se rassurent, pas besoin du Ney pour gagner.
Des applaudissements, des cris, des rires, voilà ce qui a accompagné Carlo Ancelotti le 18 mai dernier, juste après avoir prononcé le nom de Neymar Junior, parmi les 26 joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde. Une annonce saluée par 90% de la population mondiale, symbole de l’image intacte entretenue par le meneur de jeu brésilien, si fort et si apprécié des amoureux do futebol. Un mois après, force est de constater que l’euphorie a laissé place à la réalité. Neymar n’est pas encore prêt physiquement, et le Brésil doit entamer le Mondial sans son artiste, que l’on annonce même forfait pour l’ensemble du premier tour. Cependant, l’état de sa star ne devrait pas chambouler les plans du Mister, puisque les Auriverdes disposent du réservoir nécessaire pour réaliser de belles choses et, surtout, se recentrer sur la notion de collectif.
🚨This was Brazil’s starting XI in training today. The same lineup is expected to face Morocco in the World Cup. 📰 | @geglobo (🌕) pic.twitter.com/oNMjrVdRC4
— Ginga Bonito 🇧🇷 (@GingaBonitoHub) June 10, 2026
Le Neymar aux alouettes
Dans le vestiaire brésilien, le consensus paraît déjà établi : qu’importe l’état physique de Neymar, les clés du jeu et de leur salut ne sont pas dans sa poche. Convoqué autant pour assurer le cadre du vestiaire que pour débloquer de potentielles situations chaudes en fin de partie, le 10 était de toute manière condamné à jouer les seconds rôles pour son ultime tournoi international. S’il en a les moyens. Il faut dire que devant, difficile de faire basculer la hiérarchie. En 2026, le leader technique brésilien s’appelle Vinícius Júnior et, malgré une saison en dents de scie et un vécu encore à forger en sélection, il est l’électron libre indiscutable du système Ancelotti.
Durant les matchs de préparation contre le Panama puis l’Égypte, Vinícius s’est d’ailleurs montré en jambes, plantant notamment un joli caramel face aux Panaméens. À ses côtés, dans un registre certainement plus axial, Raphinha a lui aussi trouvé sa place. La résultante de son repositionnement au cœur du terrain par Hansi Flick depuis un an à Barcelone. Enfin, les Brésiliens pourront compter sur deux pointes avérées, avec Igor Thiago et Endrick. En target man pour l’un ou dragster pour l’autre, les styles du duo se complètent suffisamment pour ne pas laisser les Jaunes en dèche de but durant ce mois nord-américain.

Au regard de ce constat technique, il serait donc pompeux d’imaginer Neymar en homme providentiel. D’autant que le renouvellement générationnel tant attendu au pays prend doucement forme (Rayan, Endrick, Luiz Henrique), au point d’en laisser certains sur le carreau (João Pedro, Igor Jesus, Antony, Savinho, auxquels on peut ajouter Estevão, forfait). Quant au constat émotionnel : même chose. L’effervescence suscitée par la convocation de Neymar pourrait être une aubaine niveau esprit de groupe. Avec les projecteurs braqués sur la star, qu’elle joue ou non, nul doute que les 25 autres bonhommes pourront s’exprimer plus aisément, déchargés des kilos de pression qui alourdit le maillot auriverde une fois tous les quatre ans. S’il n’est plus favori d’une Coupe du monde depuis une décennie, le Brésil a de quoi être la bonne surprise de cette édition 2026. Sans Neymar ce serait déjà bien, et avec lui ça pourrait même être encore mieux.
Top 9 : ces buteurs qui ont gagné une Coupe du monde sans marquerPar Adel Bentaha






















































