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Le carnaval peut-il empêcher Dunkerque de monter en L2 ?

Solidement amarré à sa place de leader de National 1, l'USL Dunkerque se rend chez la lanterne rouge toulonnaise ce vendredi. Mais depuis quelques jours, la saison carnavalesque a débuté dans la ville. Rien de plus banal pour les non-initiés, mais dans la cité de Jean Bart, illustre corsaire de Louis XIV, c’est pire qu’une religion ! Deux mois de bals, de bandes (défilés en ville), de chants, de déguisements et d’alcool (un peu). Alors avec les anciens de Dunkerque, on a refait l’histoire d’un carnaval qui s’érige comme dernier obstacle avant de peut-être retrouver une Ligue 2 quittée en 1996...

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Samedi 1er février, Dunkerque. Dans le complexe du Kursaal, 10 000 masquelours (le nom filé aux carnavaleux) s’époumonent. À coups de «  Mets ton p’tit cul sur la glace  » , «  Marie je t’aime c’est pour la vie  » et autres joyeusetés, la fête est à son apogée. Sur l’estrade centrale, Julien Hamez. Son costume style premier empire lui sied comme un gant. Le trentenaire est tambour-major de Téteghem, petit patelin limitrophe de Dunkerque. Son surnom ? « Pich’ 1er » . Grosso modo, c’est le chef d’orchestre des musiciens du carnaval. Mais au quotidien, Julien est surtout intendant de l’USL Dunkerque qui caracole en tête du National 1. Et quand vient la saison carnavalesque, étirée de février à avril, il sait ô combien le thermomètre grimpe. «  Franchement, c’est le seul truc qui me fait peur pour la montée en Ligue 2. S’il ne nous arrive rien durant ces deux mois de carnaval, on aura franchi le plus dur.  » «  C’est ce qu’il y a de pire pour une équipe de foot, abonde l’ex-entraîneur dunkerquois Didier Santini (2016-2018), à Béziers maintenant. Février-mars est tellement une période charnière, il faut être très vigilant avec le groupe. À mon époque, je demandais à chaque joueur ce qu’il allait faire durant le carnaval.  » Exagèrent-ils ? Un poil, mais pas tant que ça. Si l’actuel entraîneur Claude Robin ne «  craint pas spécialement cet événement  » et «  qu’il n’y a pas photo entre le challenge de monter en Ligue 2 et le carnaval  » , les anciens, les roublards du stade Tribut, en ont suffisamment sous le pied pour juger. Baba Touré, ex-défenseur central, n’a pas oublié ses quelques compères «  qui allaient au bal tous les samedis  » et débarquaient avec le mal de crâne et les guibolles en lambeaux le lundi.

Un hareng face à 100 000 personnes


Milieu de terrain de poche, 11 années à Dunkerque, Dimitri Boudaud a briefé les nouveaux : « Franchement, je leur ai dit de commencer le carnaval le plus tard possible. Si tu mets le nez dedans rapidement, tu ne peux plus t’en passer. Je les connais, les célibataires, ils savent vite s’ambiancer.  » Surtout, le carna’, comme on dit dans le Nord, «  c’est pas une sortie en boîte, c’est bien plus physique. Viens faire le malin à l’entraînement quand tu es passé à la moulinette dans le chahut du carnaval... (Rires.) » Pis, «  on est toujours vu quand on va à carna’  » , assure Julien. «  Le club a des indics  » , est persuadé Dimitri Boudaud, ironique, lequel aura l’occasion le 23 février de lancer le hareng depuis le balcon de l’hôtel de ville devant 100 000 personnes, «  un privilège rare  » . Le staff accorde un bal aux joueurs sur la dizaine prévue à Dunkerque durant le carnaval. Cette année, la date cochée est celle du 7 mars, pour le bal du Sporting. «  Ce sera un moment fort, c’est certain, anticipe Jérémy Huysman, natif des bords de la mer du Nord et qui s’est marié sur le thème... du carnaval. Il y aura sûrement de l’anecdote à sortir après ça.  » Comme en ce soir de février 2017, quelques heures après un succès face au Paris FC. Le genre de soir entré dans la légende d’un groupe qui aspire alors à la Ligue 2 (Dunkerque ratera finalement la montée pour un point, en mai). Damien Fachan (désormais à Bergerac) et son frère Marc accueillent toute l’équipe et le staff chez eux. «  C’était la folie. Avec mon frère, nous étions en kilt. T’imagines, j’ai vu débarquer Jérémy Huysman en bas résilles, jambes rasées et jupe. Voir le capitaine d’une équipe de football arriver en femme, ça fait tout drôle. La fanfare était venue à la maison. On a respecté la tradition. C’est un moment important dans la saison d’un club comme Dunkerque, même si tout le monde n’est pas originaire de cette ville.  »


Perruque rose, galoche et salopette


Didier Santini déboule dans la baraque avec une perruque rose. Après quelques verres, Gaëtano Muraglia «  lui roule une galoche  » , se marre encore le longiligne Baba Touré. «  À Dunkerque, pour ne pas enlever le maquillage de carnaval, les hommes se font un zot’che (bisou sur la bouche). Tout le monde a joué le jeu lors de cette soirée.  » Après la chapelle – cet apéro géant –, la clique avait pris la direction du Kursaal. Et là, Malik Tchokounté, désormais à Caen, a sorti le grand jeu, pendant que Marc Fachan, «  un peu trop en folie  » dixit Baba Touré, se faisait jarter de la salle après seulement 15 minutes. «  On a perdu Malik, poursuit Julien. Il était déguisé avec une salopette et un T-shirt, façon John Coffey dans La Ligne verte. Au bout d’une demi-heure, on l’a vu torse nu au milieu de la foule. (Rires.) Des filles venaient se prendre en photo avec. Le lendemain matin, il ne se souvenait de rien !  »


«  Le carnaval nous avait galvanisés  »


Une autre fois, à la bande de la Citadelle, l’un des quartiers de Dunkerque, Marc Fachan et Thomas Dossevi (ex-Reims, Valenciennes, Nantes) passent au bizutage. Le tout est livré par Jérémy Huysman, mémoire vivante du carna’ à l’USLD : «  On leur a scotché le haut du corps. Ils ne pouvaient plus bouger les bras. Pendant deux heures, ils ont déambulé comme des cons. (Rires.) Des gens les reconnaissaient et venaient les embrasser, ils ne pouvaient rien faire. Au carnaval, il n’y a aucune barrière, tout le monde vient pour s’amuser, passer un bon moment et couper du quotidien. Ça fédère un groupe.  » Au point que la tradition puisse finalement être davantage un accélérateur qu’un frein selon certains. «  Le carnaval nous avait galvanisés, reprend le cadet des Fachan. Des joueurs qui parfois ne parlent pas trop dans le vestiaire vont se libérer lors de cette période. Avant de la faire, je disais que ça ne pouvait pas dépasser les férias en matière de convivialité et de ferveur. Finalement, j’ai changé d’avis.  » Tout comme Didier Santini sous sa perruque rose. Le Corse n’avait jamais enfilé quelconque déguisement avant de rallier le Nord et s’est mué en serveur de punch parce que la foule était trop dense : «  J’étais dans le bar d’un ami sur la digue de Malo-les-Bains, mais c’était trop oppressant. Pendant cinq heures, il a accepté que je passe derrière le bar pour mieux respirer. J’ai servi des gens que je connaissais et ne m’ont jamais reconnu. Je m’en souviendrais toute ma vie.  » Tout comme les Dunkerquois s’ils venaient à décrocher la Ligue 2 au printemps...



Par Florent Caffery
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