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Florent Mollet : « J’essaye d’avoir la panoplie du joueur moderne »

Avant de défier Bordeaux ce dimanche, Florent Mollet affiche ses ambitions, fait son auto-critique et se prend même à rêver d'Europe. Entretien avec une valeur sûre de la Ligue des talents.

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Face à Nîmes (1-1) le week-end dernier, Andy Delort a célébré un but (finalement refusé) en mangeant un bonbon en forme de crocodile. Tu étais au courant ?
Pas du tout ! Je pense d’ailleurs que peu de joueurs l’étaient. Peut-être Téji car il est proche d’Andy, mais c’est une hypothèse. C’était juste une petite vanne, il n’y avait aucune méchanceté. Cette célébration reflète le personnage qu’est Andy : quelqu’un qui a une grosse personnalité et qui n’a pas honte de le faire, car il assume derrière. La preuve : même si ce but-là a été annulé, c’est lui qui nous délivre en égalisant derrière sur un corner que je tire. Dans le vestiaire, on en a bien rigolé et on l’a chambré, vu que le but a été refusé. C’est bien d’avoir des joueurs comme lui qui sortent de l’ordinaire.



Avant ce nul face à Nîmes, il y avait déjà eu deux autres partages de points face à Lorient et Reims. Qu’est-ce qu’il vous manque pour gagner en régularité face aux équipes de deuxième partie de tableau ?
On reste sur sept matchs sans défaite en Ligue 1, mais c’est vrai que l’on pêche un peu pour trouver cette régularité. Dans ces matchs-là, un peu fermés et où il n’y a pas trop d’espaces, on a du mal à prendre suffisamment le jeu à notre compte. Ça ne se joue pas à grand-chose à chaque fois, mais les grandes équipes arrivent à gagner ces matchs-là.

Comment travaille-t-on pour trouver la clef face à des équipes regroupées ?
Contre ces équipes qui défendent bas, il faut être patient, jouer juste et simple. Il ne faut pas hésiter à faire courir l’adversaire pour l’épuiser, puis pour finir par créer une brèche dans laquelle s'engouffrer. À l’entraînement, on travaille ces temps de possession pour être plus patients en match lors de nos offensives. Mais il n’y a pas beaucoup d’équipes dans le championnat qui sont en mesure d’avoir régulièrement la possession et de réussir en permanence à ensuite trouver la solution face à des blocs bas. Hormis peut-être Paris, car ils ont des joueurs capables de faire la différence dans les petits espaces. On voit que même Lille ou Lyon galèrent dans ce domaine.

« Depuis que je suis arrivé, en 2018, c’est vrai qu’il y a un petit goût d’inachevé à chaque fois. On sent que ça ne se joue pas à grand-chose, qu’il nous manque ce petit truc »

Montpellier donne le sentiment chaque saison de faire partie des outsiders sans jamais totalement assumer ce statut à la fin.
Depuis que je suis arrivé, en 2018, c’est vrai qu’il y a un petit goût d’inachevé à chaque fois. On sent que ça ne se joue pas à grand-chose, qu’il nous manque ce petit truc... On perd des points en cours de route contre des mal-classés, mais c’est à nous d’en faire plus sur le terrain. C’est à nous de hausser notre niveau de jeu collectivement pour gagner ces matchs-là. Le MHSC est un club qui, depuis 3-4 ans, est régulier dans le top 10, mais on a envie que le club regoûte à la Coupe d’Europe.



Vous êtes à quatre points de Marseille, que vous allez jouer dans quelques semaines, et donc de la C3. Il y a vraiment une volonté au club de finir européen ?
Bien sûr, il y a toujours eu cette ambition, même si on ne le clame pas haut et fort. Pour tout le monde au club. On a envie d’y aller, là n’est pas la question. Mais à un moment donné, il ne faut pas perdre de points bêtement, et c’est ce qui nous arrive chaque saison. Cette année, on a encaissé beaucoup trop de buts sur des penaltys plus ou moins justifiés ou à la suite d'un carton rouge. Mais il reste neuf matchs, ça commence dès ce week-end avec Bordeaux, il y aura la réception de Marseille ensuite chez nous... Si on gagne six ou sept matchs, je pense que ça peut le faire.

« L’épisode de Junior a marqué le club tout entier. On a tous été traumatisés, car il y a une différence entre entendre parler de la Covid à la télé et lorsqu'elle touche gravement l’un de vos proches. »

Quand tu as attrapé la Covid-19 début août, d’autant plus avec ce qu’il s’est passé avec Junior Sambia, tu as eu peur ?
Bien sûr. L’épisode de Junior a marqué le club tout entier. On a tous été traumatisés, car il y a une différence entre entendre parler de la Covid à la télé et lorsqu'elle touche gravement l’un de vos proches. Junior est quand même parti à l’hôpital et est resté deux ou trois jours dans le coma... Ça te fait prendre conscience de la situation. Dieu merci, il s’en est bien sorti. Quand le médecin m’a appelé pour me dire que je l’avais, il m’a aussi rassuré. J’ai eu de la chance de ne pas être très affecté par le virus, il faut quand même relativiser par rapport à ce que d’autres ont vécu. Je n’avais pas beaucoup de symptômes, juste la perte du goût et de l’odorat pendant quinze jours.

Est-ce que ça a affecté ton jeu les premières semaines ?
Je pense qu’aussi, parfois, c’est difficile de savoir si ce sont des effets liés à la maladie ou si on se fait des idées. On pense que c’est plus dur au niveau du souffle, au niveau des jambes, mais je ne savais pas parfois si c’était dans la tête ou non. Je n’ai pas eu trop de soucis à m’en remettre physiquement.

« Je pense avoir beaucoup progressé sur l’aspect défensif de mon jeu : je sens plus les coups, je récupère plus de ballons, je me surprends même à revenir tacler. »

Comment est-ce que tu juges ta saison ?
Dans la lignée des deux années précédentes à Montpellier. Je pense avoir beaucoup progressé sur l’aspect défensif de mon jeu : je sens plus les coups, je récupère plus de ballons, je me surprends même à revenir tacler. J’avais envie d’aider mes coéquipiers à ce niveau-là. Concernant les statistiques, je suis aussi sur la même ligne.



Est-ce qu'on analyse trop le foot à travers le prisme des statistiques ?
Oui et non. On attend d’un joueur offensif qu’il soit décisif, qu’il débloque des matchs par un but ou par une passe. Mais je trouve qu’on en fait peut-être un peu trop à ce niveau-là. Lorsque je regarde certains matchs, tu as des joueurs qui délivrent des caviars, et finalement l’attaquant ne la met pas au fond, ou le gardien fait un exploit. Du coup, ça ne compte pas. À l’inverse, tu vas avoir un joueur qui va faire une frappe toute pourrie qui va être récupérée par un attaquant qui marque derrière et qui va compter comme une passe. Je te donne un exemple personnel : quand on a joué Lille fin décembre, je tire un coup franc bien repris par Gaëtan (Laborde), mais Mike Maignan fait une super parade et la détourne sur sa barre. Ça se joue à un détail près, c’est aléatoire. Les buts, c’est complètement différent, car c’est un fait établi. Ne regarder que par le prisme des stats t’empêche également de voir des joueurs qui font beaucoup de bien à leur équipe par leur allant, leur dévotion, sur les avant-dernières passes sans avoir forcément de grosses stats. Des mecs qui font un travail de sape, qui font tout pour mettre dans de bonnes conditions leurs partenaires, qui jouent simple et dans le sens du jeu. Les stats sont importantes, je ne dis pas le contraire, mais ces joueurs-là devraient être plus mis en valeur. Ils sont un peu dévalorisés, car on pense trop « statistiques » .

« Peut-être aussi que je pourrais avoir de meilleures stats, marquer davantage. J’ai quasiment une occasion par match, et ça ne rentre pas parce que le gardien fait l’arrêt ou parce que, moi, je ne fais pas le geste juste. »

Tu t’intégrerais dans cette case-là ?
C’est difficile à dire, je n’ai pas envie de m’apitoyer sur mon sort. J’essaye de faire jouer mes partenaires, de jouer dans le sens du jeu, de jouer simple. J’essaye d’avoir la panoplie du joueur moderne. Peut-être aussi que je pourrais avoir de meilleures stats, marquer davantage. J’ai quasiment une occasion par match, et ça ne rentre pas parce que le gardien fait l’arrêt ou parce que, moi, je ne fais pas le geste juste. Au niveau des passes décisives, c’est peut-être la saison où j’aurais pu avoir le double de ce que j’ai actuellement, mais ça fait partie du jeu. Mon corner contre Nîmes qui amène le but d’Andy, cela faisait sept ou huit matchs que je les tirais mieux, et cette fois, à force de travail, la chance a tourné en notre faveur. La chance tourne toujours.

C’est ta troisième saison pleine à Montpellier, tu auras 30 ans en novembre prochain. Comment tu t’y sens ? Tu comptes t’inscrire dans la durée ou tu aimerais bientôt découvrir autre chose ?
Quand je suis arrivé à Montpellier, je sortais d’une saison individuellement très bonne, mais on descendait en Ligue 2 avec Metz. J’ai eu beaucoup de chance que Montpellier me veuille, le président a travaillé comme un acharné pour que je vienne ici. Ils m’ont donné la possibilité de continuer en Ligue 1, et j’essaye de rendre cette confiance au maximum. Sur comme en dehors du terrain, je me sens bien à Montpellier. Maintenant, j’arrive à un âge où il me faudrait peut-être un nouveau challenge pour découvrir autre chose et aussi continuer à progresser, car je suis un joueur qui a besoin de nouveauté régulièrement. J’ai besoin de défis pour me surpasser. J’ai des agents qui s’occupent de ça, maintenant il faut aussi être conscient de la réalité : la période est compliquée, je suis heureux d’être là où je suis. Mais si un jour il y a quelque chose, on s’assiéra tous autour d’une table pour trouver une issue qui sera dans l’intérêt de tout le monde.

Il y a quasiment un an jour pour jour, c’était le début du confinement et tu nous promettais de réaliser un bon gâteau au chocolat. Pari tenu ?
Oui, j’ai essayé ! Le rendu était correct, après je ne suis pas le plus grand des pâtissiers...



Propos recueillis par Andrea Chazy
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