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En Amérique du Sud, un fútbol en perte de vitesse

La Copa América s’est achevée sur le quinzième sacre de l'Argentine, obtenu en terre brésilienne. Une performance symbolique qui aura pourtant laissé un goût amer derrière elle. Celui d’un continent en perte de vitesse, dont le football prend inlassablement des allures de coquille vide.

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En des temps pas si lointains, une finale de Copa América opposant le Brésil à l’Argentine déchaînait toutes les passions. Des joueurs extraordinaires offrant un spectacle de tous les instants. En 2021, force est de constater que la donne a changé. L’intérêt principal de cette finale ne concernait effectivement pas directement la rivalité historique liant ces deux géants du football, mais bien la performance de Lionel Messi. Les réactions d’après-match l’ont par ailleurs confirmé, au travers d’une liesse populaire louant le premier titre du numéro 10 en sélection et omettant quelque peu une partie absolument désastreuse, point d’orgue d’une faiblesse latente sur le continent du beau jeu.

Toujours plus vieux, toujours moins forts !


Quand débutera la Coupe du monde 2022, le ballon rond fêtera les vingt ans d’abstinence sud-américaine en compétition internationale. En effet, depuis le triomphe du Brésil en 2002, aucune équipe du continent n’est parvenue à soulever le trophée doré. Pire : une seule, l'Argentine en 2014, est parvenue à atteindre la finale, les sept autres finalistes étant européens (France deux fois, Italie, Espagne, Pays-Bas, Allemagne, Croatie). Une anomalie pesante pour une région habituée à voir ses pays remporter le titre une fois sur deux depuis 1930. Il faut dire que la fougue s’est estompée, laissant place à de vieux briscards chargés de maintenir la flamme du succès.

Au coup d’envoi de cette 47e édition de la Copa América, la moyenne d’âge des effectifs présents au sein des nations engagées culminait ainsi à 30,9 ans. Une donnée élevée, qui met en lumière le vieillissement certain de ces sélections. Pas étonnant alors de retrouver dix trentenaires dans le groupe chilien, dont Claudio Bravo, Mauricio Isla, Gary Medel, Arturo Vidal et Alexis Sánchez, déjà présents lors du Mondial 2010. Un cas commun, partagé par exemple avec l’Uruguay qui s’efforce encore de garder à son chevet Muslera, Godín, Coates, Cáceres, Suárez et Cavani, membres de l’escouade vainqueur de la Copa en 2011. L’énumération peut encore être longue et les exemples nombreux.



Le football sud-américain est en réalité prisonnier de ses réussites passées, sans réelles garanties pour l’avenir. De belles générations qui se seront enchaînées à la pelle dans les années 2000, sans enfanter de successeur. Le temps est devenu un ennemi pour ces équipes, dont le cycle ne semble pas enclin au rajeunissement. Une nation comme le Paraguay, qui se targuait dans un passé récent d'aligner Roque Santa Cruz, Óscar Cardozo, Nelson Valdés ou Lucas Barrios sur une même feuille de match, voit aujourd'hui le seul Miguel Almirón faire office de socle tremblant.

Le péril jeune


De fait, l'Amérique du Sud paye une logique sportive pécuniaire et vorace. Les difficultés économiques ne cessent de se multiplier, au sein de dix fédérations gangrenées par l'incompétence, la corruption et les magouilles en tous genres. Pour pallier ces conjonctures, les transferts de masse sont ainsi devenus légion, plus encore qu'ils ne l'étaient déjà. Incapables de conserver leurs jeunes, les clubs se retrouvent démunis de toutes ressources, entraînant une chute considérable du niveau des ligues et par conséquent de la Copa Libertadores. Longtemps louée pour ses matchs à haute intensité, la reina est devenue une compétition presque banale, où seule la finale attire un tant soit peu les regards.



Ces départs précipités d’adolescents à qui l'on accole l'étiquette de « prodige » sont devenus une véritable plaie pour le développement local, le Brésil en tête. Une vague nocive, accompagnée du sempiternel chant des sirènes : « Lui, c'est le nouveau Ronaldo ! » Dernier exemple en date : Matheus Fernandes. Débarqué au FC Barcelone l'été dernier en provenance de Palmeiras, l'attaquant de 23 ans n'aura goûté qu'à dix minutes de jeu sous le maillot catalan. Un échec monstre suivi d'un retour au bercail et d'un procès devant les tribunaux de la FIFA. Et si les Brésiliens sont des experts en la matière, leurs voisins ne sont pas en reste. Parmi des dizaines de noms, nous pouvons citer Facundo Pellistri. Le transfert de l'Uruguayen à Manchester United, passé sous les radars en Europe, a été vécu comme un véritable crève-cœur à Montevideo. Diego Forlán, son entraîneur à Peñarol, aura tout fait pour le retenir, sans succès. Difficile en effet de dire non à MU lorsqu'on a 19 ans et encore plus difficile lorsque l’on est poussé vers la sortie par son club formateur en échange de 8,5 millions d’euros.

La guerre de succession


Dans ce contexte, il devient dès lors impensable pour les écuries locales de construire un cadre stable et viable à long terme. Un ensemble d'élément hostiles, qui se décline naturellement sur le terrain. Car si certains comme Óscar Tabárez ont fait de la rigueur et de la solidité une identité propre, d'autre n'ont pas eu le choix. La Seleção peut-elle se vanter d’avoir un autre Neymar ? Assurément non. La qualité aussi forte soit-elle de Gabriel Jesús, de Richarlison ou des intermittents Paquetá et Firmino ne peut être à la hauteur des standards du magicien de 29 ans. Pour remédier aux maux auriverde, sans doute cristallisés par le traumatisme allemand (1-7), Tite se la joue donc « frileux » , privilégiant l’efficacité au détriment de l’enthousiasme.



Un schéma que connaît encore mieux l'Argentine qui, après avoir bénéficié d'un surplus de footballeurs fantastiques, se retrouve aujourd’hui en panne d'inspiration. Sans magie, ni artifice. Et personne ne semble pouvoir reprendre le magnifique flambeau porté à bout de bras par Messi et Di María. Derrière eux, les épaules encore fragiles de Lautaro Martínez ne semblent pas prêtes, tandis que les légitimes espoirs placés en Paulo Dybala se sont dissipés aussi vite que son influence devant l'aura pesante de La Pulga. Toute une histoire, au moins aussi complexe que ce football sud-américain en pleine traversée du désert.

Par Adel Bentaha
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