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Maubleu : « Je me suis même fait charrier par ma femme »

Après la rencontre entre Caen et Grenoble vendredi dernier (2-0), Brice Maubleu expliquait avoir vécu une de ces « soirées noires » parfois réservées aux gardiens de but. En l’occurrence, le portier du GF38 s’est rendu coupable d’un but contre son camp gag : un ballon envoyé par sa propre main droite au fond de ses filets. Trois jours après les faits, le capitaine isérois ne se débine pas et revient sur cette soirée difficile.

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Comment s’est passé ton retour à l’entraînement ce lundi matin ?
Nous sommes revenus à l’entraînement avec de la déception par rapport à nos résultats sur les deux dernières semaines. Contre Châteauroux (défaite 0-1), il y avait vraiment moyen de prendre les trois points à domicile. Ce week-end, notre match était correct dans le contenu, mais on revient avec zéro point. Nous sommes très déçus, moi le premier. Il faut s’en remettre vite pour faire un bon résultat vendredi contre Valenciennes.

As-tu pris le temps de revoir ce résumé du match contre Caen ?
Ah oui, je l’ai regardé. Et à vrai dire, c’est dur de dire si le ballon est vraiment rentré sur les images. Après, la décision a été prise et je ne me suis plus concentré là-dessus. C’est du passé.

Revenons sur le déroulé de cette rencontre : tu encaisses un premier but sur un penalty de Jessy Pi, où tu plonges du bon côté, mais il te manque quelques centimètres pour dévier le ballon. Est-ce que ça a joué sur le fait que sur l'action suivante, tu fais la fameuse boulette ?
Je ne pense pas que cela ait une quelconque influence sur le but qui suit derrière. Nous avions bien travaillé sur la vidéo, et je savais que le frappeur avait tendance à tirer de ce côté-là. Mon objectif, c’était de ne laisser filer aucune information, mais malheureusement, je suis sans doute parti un peu trop tard et je suis pris de vitesse. Si j’étais parti plus vite, qui peut dire s’il n’aurait pas tiré de l’autre côté ? On peut s’interroger sur ce qu’on peut faire de mieux, mais en tant que gardien, il faut savoir vite évacuer les questions superflues. Il y a de la déception bien entendu, mais au moment où arrive le deuxième but, je pense à tout autre chose.

Et tu penses à quoi ?
À donner le ballon. Je le reçois depuis la droite et je veux renverser le jeu à gauche vers Jérôme Mombris.
« Au dernier moment, je retiens mon geste, car je vois un attaquant susceptible de couper ma passe et je veux garder le ballon dans les mains, sauf que le ballon me glisse des gants car il est humide. »
Au dernier moment, je retiens mon geste, car je vois un attaquant susceptible de couper ma passe et je veux garder le ballon dans les mains, sauf que le ballon me glisse des gants car il est humide. Derrière, j’essaie de me rattraper, puis je fais signe aux arbitres que le ballon n’est pas rentré. Quand tu le revisionnes, ce but n’est pas net. Mais voilà, tu ne peux pas changer la décision de l’arbitre. Sur le coup, je ne me morfonds pas : je me dis simplement qu’il ne faut pas prendre de troisième but sinon le match est plié.

Vidéo

C’est la première fois que tu commets ce genre d’erreur ?
Ce n’est pas exactement cette action-là, mais oui, ce genre d’erreur individuelle m’est déjà arrivé. Ce n’était pas chez les professionnels, mais j’ai le souvenir d’avoir pris un but casquette en U17 contre l’OL. J’avais relâché un ballon anodin après un tir, juste devant l’attaquant... Bon, ce sont des choses qui arrivent quand tu joues gardien de but. Tu dois être prêt à affronter ce genre de situation, sinon ce poste n’est pas fait pour toi, car l’erreur n’est pas pardonnée. Après, le football reste un jeu et ce n’est pas une question de vie ou de mort. Là, c’est quand même la première fois que je vois mon nom sur le tableau d’affichage ! (Rires.)

Sur les réseaux sociaux, des avis divergent sur cette fameuse action : l’ancien footballeur Bryan Bergougnoux est convaincu que le ballon n’a pas entièrement franchi la ligne et que les images du direct sont trompeuses... Souhaiterais-tu l’apparition de la goal-line technology en Ligue 2 ?
Sur le principe, je suis pour l’application de la goal-line technology. Mais très sincèrement, je n’ai pas envie d’en débattre plus que cela. Il y a eu but et que l’on découvre maintenant que le ballon est entré ou non, ça ne changera pas le résultat car nous avons pris ce deuxième but. En revanche, si cette action peut servir d’exemple pour installer la goal-line technology, tant mieux ! Maintenant, il y a peut-être une question de moyen qui doit être prise en compte et là, ça devient un autre sujet.

La boulette folle de Maubleu face à Caen


Vous rentrez donc aux vestiaires avec deux buts de retard. En tant que capitaine de l’équipe, as-tu pris la parole dans le vestiaire malgré ta boulette ?
Non, j’ai laissé le coach s’exprimer. Nous savions que collectivement, nous n’avions pas été bons, et à titre personnel, j’avais aussi fait une mauvaise prestation. J’ai donc jugé que ce n’était pas le moment de parler au groupe. Comme je l’ai dit par la suite au Dauphiné Libéré, j’ai mis une épine dans le pied de mon équipe. À partir de là, j’ai laissé le coach nous remobiliser. Mon objectif était de ne plus encaisser de but et de faire une grosse deuxième période. J’ai senti la cohésion collective quand mes coéquipiers sont venus me soutenir dans le tunnel juste avant de débriefer.

Malgré ton erreur, tu as répondu aux questions devant les médias après le match. Quel était ton état d’esprit à ce moment-là ?

Je n’ai pas de souci avec cela, tout simplement. Il n’y pas à se cacher derrière quoi que ce soit, donc j’ai juste répondu aux questions posées. Grenoble, c’est mon club. Derrière, je sais que l’on va me critiquer comme on critiquera l’équipe et mes coéquipiers. Donc j’ai pris ma part de responsabilité dans cette défaite. J’ai dit que c’était ma faute sur le deuxième but, et que des erreurs comme celles-ci peuvent arriver. J’ai expliqué que je ferai tout pour aider l’équipe à l’avenir et reprendre une dynamique positive. Assumer cette erreur me permet de passer plus rapidement à la suite des événements. Certains gardiens peuvent crier sur leurs coéquipiers sans faire leur propre autocritique, ce n’est pas ma vision des choses. Je préfère me concentrer sur moi-même. C’est le message que j’ai aussi envie de donner aux futurs gardiens : l’erreur peut arriver, mais le plus important reste la réaction derrière. Il faut assumer les conséquences.

Dans ton analyse, tu évoques une « erreur de Mandanda » . Tu parlais de laquelle ?
C’était un peu dans le même genre. Il ne se l’était pas mis dans les buts directement, mais il avait hésité dans sa relance, et le ballon était retombé pile dans la course d’un attaquant adverse. Je ne sais plus exactement quand tout cela s’était produit, mais je sais que je ne suis pas l’inventeur de ce geste ! (Rires.) Des erreurs comme ça, j'en ai déjà vu, notamment avec les fameuses cassettes du Foot en folie ! Certains potes se sont amusés à me renvoyer des vidéos pour me charrier comme il faut, j’ai bien pris cher. J’en rigole avec beaucoup de second degré. Mon compteur but est ouvert maintenant...

Vidéo

Sur le chemin du retour, comment est-ce que tu as fait pour évacuer la déception de cette défaite ?
Je me suis mis au boulot !
« Je ne suis vraiment pas le genre de gardien qui peut entrer en dépression à cause d’une erreur. Le match est passé, la vie continue. »
Je fais des études à côté de ma carrière professionnelle, et je suis un cursus à la GEM (Grenoble Ecole de Management, N.D.L.R). J’avais des travaux à rendre aux professeurs, ça me permet d’être concentré sur un nouvel objectif. En vérité, je ne suis vraiment pas le genre de gardien qui peut entrer en dépression à cause d’une erreur. Le match est passé, la vie continue. Si tu ne fais que penser à des erreurs passées, tu n’avances plus. Typiquement, je viens de sortir de trois mois de cours sur les réseaux sociaux et je sais ce que le buzz peut amener. Rien que sur ma page Instagram, j’ai dû avoir autour de 900 visites samedi... Finalement, je n’ai rien publié. Le silence est souvent le meilleur des amis. Être gardien, c’est se faire cracher dessus parfois, mais c’est aussi avoir de grandes responsabilités. Cela doit devenir une fierté, une force.

Comment s’est passée ta nuit du vendredi au samedi ?
Nous sommes rentrés directement de Caen pour arriver à deux heures du matin à Grenoble.
« Même mon fils, dès le réveil au petit-déjeuner, c’était "Papa, t’as marqué un but !" »
Quand tu t’endors à moitié dans le bus entre Lyon et Grenoble, ce n’est l’idéal. Après j’ai pris la voiture pour rentrer à la maison... Et je me suis fait charrier par ma femme le lendemain matin ! Même mon fils, dès le réveil au petit-déjeuner, c’était « Papa, t’as marqué un but ! » Moi aussi, je suis un chambreur et quand on donne, il faut être prêt à recevoir.



Propos recueillis par Antoine Donnarieix
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