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Top 1000 : les meilleurs joueurs du championnat de France (740-731)

Par Quentin Ballue, Jérémie Baron, Adel Bentaha, Raphaël Brosse, Clément Gavard et Steven Oliveira, avec toute la rédaction de SF

Quel est le meilleur joueur de l'histoire du championnat de France depuis sa création en 1932 jusqu'à 2022 ? Statistiques, palmarès, trajectoires personnelles, classe, dégaine, empreinte laissée : autant de critères qui nous ont permis d'établir notre classement très subjectif des mille joueurs les plus marquants de Division 1 et de Ligue 1. Le credo d'un feuilleton qui va durer précisément 100 jours.

#740 - Thomas Kahlenberg

Thomas Kahlenberg
Auxerre (2005-2009), Évian Thonon Gaillard (2012)

Tous ceux qui ont vu la série Baron noir ont eu la même image en tête en entendant le nom du personnage de Daniel Kahlenberg. Celle d’un blondinet avec un maillot blanc de l’AJ Auxerre sponsorisé par Playstation. Car oui, personne n’a oublié le milieu de terrain soyeux qu’était Thomas Kahlenberg. Alors oui, le Danois n’a pas de statistiques ahurissantes – même s’il a tout de même été meilleur passeur de Ligue 1 lors de sa première saison -, a eu quelques pépins physiques au niveau des genoux et n’a pas connu la meilleure époque de l’AJA. Pourtant, on se souvient tous de sa classe, de ses passes, de son lob fantastique face à l’Olympique lyonnais et de son duo formidable avec Ireneusz Jeleń. Et si le Danois a marqué la France, la réciproque est vraie, comme il nous le confiait il y a quelques années : « J’aime la gastronomie et le vin. Pour ça, la France est un bon pays. J’aime particulièrement les noix de Saint-Jacques, la sole ou le filet de bœuf. En France, j’ai pu connaître le chablis. J’ai beaucoup apprécié Bienvenue chez les Ch’tis, Intouchables ou Samba. Niveau musique, dans les vestiaires français, Dans ma bulle de Diam’s était très populaire à l’époque. Tout comme Kery James. J’aimais bien aussi Christophe Maé. » Autant de goûts plus ou moins respectables que Kahlenberg a pu faire partager à ses compatriotes danois (Wass, Poulsen, Andersen) lors de son prêt de six mois à l’Évian Thonon Gaillard. Même si le coach Pascal Dupraz préférait mettre du Johnny Hallyday dans le vestiaire.

#739 - Albert Batteux

Albert Batteux
Reims (1937-1943 puis 1944-1952), Reims-Champagne (1943-1944)

En 2013, Albert Batteux a pris une admirable 39e place dans le top 100 So Foot des meilleurs entraîneurs de tous les temps. Mais avant d’être un bâtisseur de génie, architecte des succès du grand Reims et de l’AS Saint-Étienne de la fin des années 1960 (sans oublier un podium au Mondial avec les Bleus de 1958), le technicien visionnaire se construit une renommée en tant que joueur. Issu d’une famille de quatorze enfants, ce fils de cheminot devient professionnel dès 1937, à tout juste 18 ans.

« Béber la Science » , tel qu’on le surnomme déjà, brille comme attaquant puis au poste d’inter (le milieu de terrain, à l’époque), au sein d’un Stade de Reims qui multiplie les places d’honneur sans parvenir à atteindre le graal. La consécration arrive en 1949, avec un premier titre de champion de France décroché au nez et à la barbe du LOSC. L’année suivante, Henri Roessler s’en va, et les dirigeants champenois confient les clés de l’équipe à Batteux, qui se retrouve donc entraîneur-joueur à même pas 30 ans. Une sévère blessure le contraint, dès 1952, à se concentrer sur sa fonction de coach à temps plein. L’histoire est en marche…

#738 - Pierrick Hiard

Pierrick Hiard
Rennes (1973-1975 puis 1976-1978), Bastia (1978-1983), Rennes (1983-1984 puis 1985-1987 puis 1990-1991)

147 rencontres de D1 avec le Stade rennais, 161 avec le Sporting club de Bastia : en Bretagne comme en Corse, le portier fait partie des meubles, mais c’est définitivement dans le 35 qu’il restera une légende. Né, formé, vainqueur de la Gambardella et lancé à Rennes, il a protégé la cage rouge et noir pendant huit saisons chez les pros, même si ses plus grands faits d’armes ont eu lieu avec le maillot bastiais (une Coupe de France et une finale de C3) : « J’ai eu la chance de connaître la meilleure période de Bastia » , racontait-il d’ailleurs au site Rouge Mémoire en 2018. C’est lors de son retour chez lui en Ille-et-Vilaine, en 1984-1985, qu’il permet au SRFC de retrouver l’élite au bout d’un barrage interminable contre le FC Rouen (0-1, 0-1, 6-7 aux tirs au but). Sixième au classement des joueurs comptant le plus d’apparitions sous le maillot rennais (317 matchs au total), Hiard faisait également partie de l’équipe du centenaire établie par Ouest-France en 2001. « Le Stade rennais, c’était tout pour moi, raconte-t-il pour Rouge Mémoire. Le Stade rennais m’a toujours fait rêver. Quand j’étais gamin, mon père m’emmenait au stade de la route de Lorient, juste derrière le grillage au niveau des buts. Je me souviens de Georges Lamia, de l’épopée 1965. Jamais je n’aurais pensé qu’un jour, je serais à leur place. » Encore mieux, trente ans après la fin de sa carrière, Hiard a vu son portrait accroché sur le mur des Légendes aux abords du Roazhon Park. Et sinon, ses meilleurs souvenirs ? Les déplacements à Francis-Le Blé : « Je me rappelle qu’à chaque fois que j’allais jouer à Brest, c’était chaud. C’était le derby Brest-Rennes. Les Brestois me sortaient une pancarte avec un doigt d’honneur. Mais moi, j’aimais ça. Plus ils m’en mettaient, plus cela me transcendait. » L’Hiard et la manière.

#737 - Nabil Fekir

Nabil Fekir
Lyon (2013-2019)

Le 737 est donc le numéro magique de ce top. Lancé dans le grand bain en 2013, Nabil Fekir incarne alors la politique lyonnaise selon laquelle il faut s’appuyer sur le centre de formation plutôt que se ruiner sur le mercato, à l’époque où le projet du grand stade concentre les dépenses financières de l’OL. Alors, le génie au numéro 31 – puis 18 – prend les choses en main. Avec Alexandre Lacazette à côté de lui et Yoann Gourcuff juste derrière, il passe à ça de remettre l’Olympique lyonnais en haut de l’affiche en 2015. Et dans un OL qui ne gagne plus rien et dont la flamme n’est plus très vive, Fekir se charge de garder les braises intactes.

Sauf qu’après un triplé stupéfiant à Caen en août 2015, cette flamme s’éteint soudainement : Nabil Fekir doit rester sur le carreau sept mois en raison d’une rupture du ligament croisé du genou. Mais la magie est innée, et rien de naturel ne pourrait l’ôter. L’ex-San-Priod revient très bien de sa blessure. Un jour, il marque d’une frappe de 55 mètres dans la lucarne ; un autre, il humilie le rival stéphanois en inscrivant un doublé à Geoffroy-Guichard avant de montrer son maillot au public du Chaudron à la façon de Lionel Messi. Seulement, le meneur de jeu aux fulgurances délicieuses semble avoir laissé sa rapidité d’exécution sur la table d’opération. Ayant fait le tour à Lyon, Nabil Fekir décide d’aller montrer à l’Espagne qu’il a aussi sa place dans le top 1000 de la Liga. « Je pense que c’était le moment pour moi d’aller voir ailleurs. Et ailleurs, c’était l’étranger parce qu’en France, pour moi, il n’y a que l’OL » , nous confiait-il en mai dernier. C’est beau, l’amour.

#736 - Thierry Goudet

Thierry Goudet
Laval (1980-1986), Brest (1986-1988), Rennes (1990-1991), Le Havre (1991-1993)

Avant d’accueillir des artistes du calibre de Martin Garrix à l’occasion de son V and B Fest, la commune de Château-Gontier a surtout été une fournisseuse de talents pour le Stade lavallois, avec Aziz Ben Askar – né en 1976 dans le patelin d’une dizaine de milliers d’habitants et joueur des Tangos dans les années 1990 et 2000 -, mais surtout Thierry Goudet, venu au monde en 1962 dans ce même bled et auteur de plus de 230 apparitions avec l’équipe du 53. Et ce, durant ce qui a peut-être été la meilleure période du club : les années 1980, qui ont vu le Stade accrocher la cinquième place de D1 deux années de suite (1982 et 1983), s’offrir un frisson européen en sortant le Dynamo Kiev (1983-1984) et remporter deux fois l’ancêtre de la Coupe de la Ligue (1982 et 1984). Soldat et véritable taulier au sein de son club formateur (surtout de 1983 à 1986), le meneur de jeu le sera tout autant au Brest Armorique FC entre 1986 et 1988 (76 matchs de championnat disputés sur… 76 possibles) avant une opération remontée réussie avec le Stade rennais, un crochet par le HAC et un retour à Laval en D2. En 350 matchs de D1, Goudet connaîtra tout de même deux relégations (avec Brest et Rennes), mais aucune avec son club de cœur. Là où il fait partie des 22 joueurs du siècle, où il a ouvert un bar-tabac en 2015 et qu’il finira par entraîner en 2017.

La réaction de Thierry Goudet : « Merci, très heureux de faire partie de ce top 1000 ! »

#735 - Olivier Quint

Olivier Quint
Sedan (1999-2001), Nantes (2001-2006)

« C’était ma seule opportunité. À l’époque, j’avais envoyé mon CV à toutes les équipes de D1, D2 et National. Je n’ai eu aucune réponse, hormis deux ou trois retours négatifs. Lorsque Bruno Metsu m’a appelé pour me proposer un essai, je ne pouvais pas dire non. Il voulait relancer Sedan en s’entourant de joueurs libres, revanchards. Que ce soit (Pius) N’Diefi, (Cédric) Mionnet, (Nicolas) Sachy ou moi, on avait tous le même caractère : on était prêts à se défoncer pour y arriver. En plus, Sedan est une incroyable terre de foot. C’est quand même assez rare d’avoir des supporters qui revendent leurs mobylettes pour pouvoir se payer un abonnement et soutenir les finances du club… » Voilà comment a débuté l’aventure d’Olivier Quint au CS Sedan Ardennes, un club « un peu à l’image de [son] éducation : il y avait le respect des autres, la simplicité et l’humilité » . Un mariage qui a donné des étincelles, puisque avec le gaucher (qui arrivait d’Épernay en National 2) dans leurs rangs, les Sangliers ont retrouvé l’élite – un an seulement après leur montée de National – et ont fait mieux que s’y maintenir, accrochant la septième place (1999-2000) puis la cinquième (2000-2001), tout cela agrémenté d’une finale de Coupe de France en 1999.

« On était le petit club et, forcément, on gênait un peu, retraçait Quint pour So Foot en 2016. Notre stade n’était pas fini, notre pelouse était pourrie, et beaucoup de clubs nous prenaient de haut. Je pense que l’on n’était sans doute pas respecté à notre juste valeur. […] En 2000-2001, je continue d’ailleurs de penser que l’on aurait pu faire mieux. On était deuxièmes derrière Bordeaux à la trêve hivernale, mais les blessures de Cédric Mionnet et Toni Brogno en attaque nous ont coûté cher. » Avec ses huit pions et ses neuf passes dé en D1 lors de cette saison frisson, le milieu excentré fait partie de l’équipe type de l’exercice (et est même nommé parmi les meilleurs joueurs du championnat en compagnie de Sonny Anderson et Pauleta ; ils seront devancés par Éric Carrière) et rejoint à l’intersaison le champion de France nantais. À la Beaujoire, il ne fera admirer sa belle patte gauche qu’avec parcimonie, au sein d’un club en régression. « C’est clair que j’avais d’autres attentes. On était censés lutter à nouveau pour les trois ou quatre premières places, mais le licenciement de Raynald Denoueix à l’hiver 2001 a un peu tout chamboulé. Pour moi, ça reste la plus grosse erreur du club. On n’était pas bien en championnat, mais on proposait du jeu et on faisait un beau parcours en Ligue des champions. »

#734 - Fernando d'Amico

Fernando d’Amico
Lille (2000-2003), Le Mans (2003-2004)

Fernando D’Amico et sa grinta ont marqué le LOSC au fer rouge. Le milieu défensif argentin a aidé les Dogues à revenir sur le devant de la scène au tournant des années 2000. Dès sa première saison au club, D’Amico et sa bande remontent dans l’élite. De retour en D1, le LOSC fait feu de tout bois, lutte presque jusqu’au bout avec Nantes et Lyon pour le titre, et coupe finalement la ligne en troisième position. « Imagine : en seulement quelques mois, on se retrouve dans l’élite. Et la saison suivante, on joue la Ligue des champions ! C’était la première fois que le LOSC participait à cette compétition et il le faisait avec un groupe de joueurs bâti en Ligue 2, nous confiait-il. C’est quelque chose de romantique, d’épique et d’historique. On voulait courir plus que les autres, et je crois aussi que c’est ça qui plaisait au public : on jouait avec ses valeurs. Les gens du Nord, ce sont des personnes qui travaillent beaucoup, qui sont généreuses et humbles. D’Amico, c’est la même chose. Je suis quelqu’un de normal, avec mes défauts, mais attention : quand je me mets en action avec mes valeurs, je peux surprendre. C’est ça qu’on a fait ces saisons-là : on a surpris le football français. » Lui un peu plus que son frérot, Patricio, passé par Metz et Châteauroux dans l’Hexagone.

Sa combativité et ses nombreux cartons ont laissé un souvenir impérissable dans le Nord. Et bien qu’il ne soit resté que quatre ans à Lille, avant de filer au Mans, D’Amico a gardé un attachement sans commune mesure avec le club. « Je me considère lillois, même si je suis né à Buenos Aires et que j’habite en Espagne. J’ai parcouru le monde, mais j’étais fait pour être joueur du LOSC. La meilleure version de Fernando D’Amico, tu l’as vue à Lille. J’ai passé quatre ans au LOSC, mais j’ai l’impression que je ne suis jamais parti et que je joue encore là-bas. Quand je mets le maillot du LOSC encore aujourd’hui, j’ai l’impression d’être Superman ! » Le joueur aux 103 matchs en D1 est même allé jusqu’à demander à un curé de Lourdes de prier pour le LOSC en 2018. Lille est des nôtres.

#733 - Zoumana Camara

Zoumana Camara
Bastia (1999-2000), Marseille (2000-2002), Lens (2002-2003), Saint-Étienne (2004-2007), PSG (2007-2015)

«  C’est pas moi qui vais soulever la Coupe. C’est Papus Camara. » Sacré champion de France à l’issue de la saison 2014-2015, le PSG reçoit son trophée sur la pelouse du Parc des Princes. Capitaine du club, Thiago Silva donne alors son brassard à Zoumana Camara – qui vient de disputer le dernier match de sa carrière – et lui laisse soulever l’Hexagoal sous les «  Merci Papus » de ses coéquipiers. Une scène qui dit tout de Zoumana Camara, figure appréciée de tous dans un vestiaire. Et notamment de Zlatan Ibrahimović, dont il était avec Maxwell le plus proche ami. De quoi expliquer la prolongation de contrat malgré un statut de remplaçant indiscutable qui ont fait de lui le dernier joueur pré-Qatar à quitter le club de la capitale. Mais avant d’être la coqueluche du vestiaire, Papus était un défenseur prometteur à Bastia puis à l’OM – où il a pu connaître son unique sélection en équipe de France -, puis un défenseur confirmé à l’AS Saint-Étienne – après un passage manqué à Lens en raison des blessures – avant de former au PSG une charnière aux chevelures opposées avec Mario Yepes. Avec à chaque fois un vestiaire acquis à sa cause.

#732 - Ignace Kowalczyk

Ignace Kowalczyk
Valenciennes (1935-1936), Marseille (1936-1937), Metz (1937-1939 puis 1945-1950), Reims-Champagne (1943-1944)

C’est peu dire que l’immigration polonaise a fourni à la France de sacrés manieurs de ballon. Raymond Kopa, bien sûr, en est l’exemple le plus marquant. Mais on pourrait aussi citer Maryan Wisniewski, Thadée Cisowski, Georges Lech… ou encore Ignace Kowalczyk. Né en Allemagne, ce milieu de terrain fait ses armes entre l’Artois et le Hainaut, de Lens à Valenciennes. Il devient d’ailleurs, avec Édouard Wawrzeniak, l’un des premiers joueurs d’origine polonaise à porter le maillot bleu frappé du coq. « Ignace » , comme tout le monde l’appelle plus simplement, change de cap en 1936 et atterrit à Marseille. Entouré de deux autres Polaks, Wawrzeniak et Franciszek Olejniczak, il participe activement à la conquête du titre de champion de France, qui avait jusque-là toujours échappé à l’OM. À jamais l’un des premiers, donc.

#731 - Emiliano Sala

Emiliano Sala
Bordeaux (2014-2015), Caen (2015), Nantes (2015-2019)

« C’est un Argentin, qui ne lâche rien… » Depuis cet horrible 21 janvier 2019, pas un seul match du FC Nantes n’échappe à la règle. Trois ans et demi que la neuvième minute lui est dédiée et que le peuple jaune, à la maison comme en déplacement, se détache du match l’espace de quelques secondes pour ne penser qu’à lui. Lui, cet avant-centre né dans la pampa argentine, ramené en France par les Girondins, qui s’est fait les dents dans les divisions inférieures pour ensuite gagner sa place dans l’élite, à Malherbe puis chez les Canaris, par son sens du but et la grandeur de sa détermination. Cet attaquant pataud, pas vraiment gracieux, arrivé en Loire-Atlantique avec un montage foireux et beaucoup d’interrogations, mais qui a peu à peu mis le cœur des aficionados nantais dans sa poche à force de se saigner tous les week-ends pour eux, et parce que l’amour ne s’explique pas toujours. Ce buteur nébuleux, qui ne ressemblait à aucun autre et sur qui peu de monde aurait misé, mais atrocement attachant et qui ne s’est jamais gêné pour exploser les ficelles comme son idole Gabriel Batistuta, peu importe la manière : 48 fois avec Nantes, dont 42 en Ligue 1, et 12 en seulement une demi-saison de championnat lors de ses derniers mois – dont un triplé face à Toulouse – pour que l’Europe découvre son nom tout en haut des charts.

« Ma mère était une battante, elle se battait chaque jour, on a passé des moments très difficiles dans la famille, nous racontait-il en 2017. […] En Argentine, il n’y a pas beaucoup de boulot. Mon père conduisait un camion, on n’avait pas de ressources régulières. Cette période m’a énormément marqué, comme tout ce que j’ai vécu pour arriver en Ligue 1. Je suis parti de chez moi à 15 ans et j’ai commencé à voyager de 16 à 20 ans en Europe, tous les ans pendant plusieurs mois. Je n’ai pas eu la chance de plaire ou de convaincre les recruteurs et les clubs. […] À 20 ans, j’ai signé aux Girondins, et même, lorsque c’était fait, j’ai dû passer par la CFA 2, la CFA, le National, la Ligue 2 pour arriver en Ligue 1. […] J’ai vécu beaucoup de choses avec force. Je suis très fier, très content, mais j’ai dû travailler dur pour passer chaque palier. » Emiliano Sala, c’était le dévouement, la sueur et la passion. Emiliano Sala, c’était le football de ceux pour qui la flamme ne s’éteindra jamais. Emiliano Sala, c’était une crème, un sourire, et une rage hors du commun. Emiliano Sala, c’était un Argentin qui ne lâchait rien. P***** d’avion.


Par Quentin Ballue, Jérémie Baron, Adel Bentaha, Raphaël Brosse, Clément Gavard et Steven Oliveira, avec toute la rédaction de SF

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