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Top 1000 : les meilleurs joueurs du championnat de France (180-171)

Par Quentin Ballue, Jérémie Baron, Adel Bentaha, Raphaël Brosse, Clément Gavard et Steven Oliveira, avec toute la rédaction de SF

Quel est le meilleur joueur de l'histoire du championnat de France depuis sa création en 1932 jusqu'à 2022 ? Statistiques, palmarès, trajectoires personnelles, classe, dégaine, empreinte laissée : autant de critères qui nous ont permis d'établir notre classement très subjectif des mille joueurs les plus marquants de Division 1 et de Ligue 1. Le credo d'un feuilleton qui va durer précisément 100 jours.

#180 - Joseph Alcazar

Joseph Alcazar
OM (1927-1936), Lille (1936-1937), Nice (1937-1939)

Pour Joseph Alcazar, le terme « pionnier » est indissociable de sa longue carrière à l’Olympique de Marseille. Et pour cause, l’attaquant a été le premier buteur de l’OM dans le championnat professionnel français, en 1932, et le premier du club à disputer une compétition internationale en équipe de France, lors de la Coupe du monde 1934. Afin de comprendre le fil de cette histoire, il faut remonter aux origines de celui que l’on surnomme « Pepito » . Né à La Unión, en Espagne, José Americo Alcazar Garcia est issu de la communauté gitane. Un mode de vie nomade, qui amènera sa famille à voyager jusqu’à Oran, alors en Algérie française. L’adolescent y découvre le ballon rond et ne tarde pas à effectuer ses débuts dans les différentes ligues coloniales. Suffisant pour attirer les recruteurs de l’OM, de passage en Afrique du Nord. En 1927, à 17 ans, le buteur embarque donc vers Marseille, où son prénom sera « francisé » en « Joseph » .

Le début d’un joli parcours, qui le verra accumuler 193 rencontres et inscrire pas moins de 138 buts, neuf ans durant. Des chiffres hors normes, auréolés donc de ce doublé inscrit le 11 septembre 1932 face à Lille (victoire 1-2), pour l’inauguration de la D1 professionnelle. À jamais dans l’histoire, avant de récidiver en 1934, en digne représentant de l’OM, prenant part au Mondial italien, perdu en huitièmes contre l’Autriche (3-2). Cette année 1934 est d’ailleurs marquée par un incident peu commun, puisqu’en finale de la Coupe de France (défaite face à Sète, 2-1), Alcazar et son coéquipier Laurent Di Lorto déclenchent une bagarre avec l’arbitre de la rencontre. Suspendu pour le reste de la saison, l’Ibérique ne pourra empêcher Lille de passer devant les Phocéens en championnat et remporter le titre lors de l’ultime journée. Une formation nordiste qu’il finira par rejoindre en 1936, pour une seule saison cependant, avant de conclure son voyage dans l’élite à Nice. Précurseur à Marseille, José « Joseph » Alcazar transmettra le flambeau à l’un de ses petits-neveux : un certain José Anigo.

#179 - Hugo Lloris

Hugo Lloris
Nice (2005-2008), Lyon (2008-2012)

Hugo Lloris a disputé six saisons complètes en Ligue 1, et a été élu meilleur gardien du championnat à trois reprises (2009, 2010, 2012). Seuls Steve Mandanda et Grégory Coupet ont été honorés davantage de fois. Encore à l’OGC Nice, il réalise un exercice 2007-2008 ébouriffant en encaissant seulement 24 buts en 30 rencontres (pour 13 clean sheets). Arrivé à Lyon, il reste sur les mêmes bases en gardant sa cage inviolée lors de 16 de ses 35 matchs de Ligue 1 en 2008-2009, en ne prenant que 27 buts. Au soir d’une grande prestation de son portier contre le PSG, Jérémy Toulalan se montrait dithyrambique : « Hugo n’est pas énorme depuis dimanche. Il l’est depuis qu’il est arrivé à Lyon. Après Paris, on doit lui dire un grand merci ! L’année dernière, à son arrivée, on n’a pas été champions. J’espère que cette année, on saura lui offrir le titre. Avec les prestations qu’il fait, c’est le minimum. » L’OL ne réussira pas à l’emmener plus haut que la deuxième place en 2010, mais Lloris, lui, maintiendra le cap et sa réputation d’ange gardien jusqu’au bout. Des performances qui l’aident à s’affirmer comme un leader, et à transformer le jeune garçon discret en patron qui n’hésite pas à gueuler. « On se chie dessus. Il y en a ras le cul. C’est quoi ça ! Putain de merde… » , lâche-t-il après que son équipe a laissé filer deux points contre le Gym en 2011. Hugo Boss.

#178 - Abedi Pelé

Abedi Pelé
OM (1987-1993), Lille (1988-1990), OL (1993-1994)

Parmi les plus grands joueurs africains passés par la première division française, Abedi « Pelé » Ayew occupe une place de choix. Et pour cause, la simple évocation du nom (et du surnom) du milieu offensif suffit à réveiller la nostalgie enfouie de tout supporter marseillais, et de n’importe quel amoureux du football en réalité. Car Abedi Ayew est un prodige. L’appellation « Pelé » donnée par ses potes de Dom, en banlieue d’Accra, est même apposée sur son passeport par la fédération ghanéenne. Tout ce talent, le dribbleur l’exporte hors des frontières africaines, à Al-Sadd d’abord, au Qatar, qui le repère au sortir de sa CAN victorieuse de 1982 en Libye, puis au FC Zürich, son point d’ancrage européen entre 1983 et 1984. Pour la France, il faudra attendre 1986 et un transfert en D2, à Niort. Vient ensuite Mulhouse, toujours dans l’antichambre, avant la révélation tant attendue à l’OM.

D’abord séduit par l’AS Monaco, Ayew est en effet convaincu par la magie de Bernard Tapie, venu le chiper au rival du Sud. La technique du président ? Faire circuler la rumeur d’une prétendue séropositivité de la Black Star afin de décourager les dirigeants monégasques. La ruse fonctionne, et « Pelé » débarque à la Canebière à l’été 1987. Malgré quelques difficultés d’adaptation (prêté deux saisons au LOSC), la qualité technique et la vitesse du meneur de jeu font merveille, jusqu’en 1993, l’année de tous les possibles. La victoire en C1 couronne ainsi les 150 parties disputées en ciel et blanc, au même titre que ses trois titres de champion (1989, 1991 et 1992). L’étape d’une vie faite de passion, qu’il transmettra une décennie plus tard à ses deux fistons : André et Jordan.

#177 - Claude Papi

Claude Papi
SEC Bastia (1968-1982)

L’immense Claude Papi. Il y a cinq ans, il figurait évidemment tout en haut de notre top 50 des joueurs ayant marqué l’histoire du SC Bastia, et c’est par ces mots que nous lui rendions hommage : « Depuis plus de vingt ans, dans l’inconscient collectif, gros tacles, cartons rouges et intimidations sont indissociables du football corse. Dans les années 1970, les choses étaient bien différentes. Le ballon insulaire était alors incarné par une équipe technique, joueuse, et par un homme : Claude « le divin chauve » Papi. Soit 1,72m de finesse, d’élégance, de grâce, de beauté. En Corse, tout le monde aimait Papi. Façon Jimi Hendrix ou Kurt Cobain, son décès à l’âge du Christ, le 28 janvier 1983 sur un cours de tennis de Miomu, au Cap Corse, a fait de lui une légende. Aujourd’hui encore, on peut se demander si le football corse eut été le même si Claude était resté plus longtemps pour le guider. »

Homme d’un seul club, le Sporting Étoile Club Bastia (quinze saisons professionnelles dont quatorze en D1), porte-étendard de l’identité locale au sein d’une équipe flamboyante, le meneur de jeu a fait la fierté de son île en participant à la Coupe du monde 1978 avec l’équipe de France, connu la toute première montée dans l’élite du Sporting, les épopées en Coupe de France, la sensation en Coupe d’Europe avec la finale de C3… Claude Papi, c’est 479 parties avec l’équipe fanion bastiaise (134 buts), pour 392 apparitions et 110 pions en première division. Il a droit à une tribune et une statue à Furiani, ainsi que le stade de Porto-Vecchio (sa ville natale) à son nom. Mais il a surtout élu footballeur corse du XXe siècle, rien que ça. Le 17 mai 2017, la Piazza Claude Papi, dans le village de Miomo, était également inaugurée. L’occasion pour sa fille Marie-Jeanne d’évoquer son père, l’idole de tout un peuple : «  Le divin chauve, le joueur emblématique du Sporting, mais aussi le père, le frère, l’ami, le voisin, celui qui achetait ses cigarettes au tabac chez Lours. Claude, de Porto-Vecchio, qu’il portait dans son cœur. Claude de Lupinu, le Corse, celui qui vous aimait tous. Et qui retrouve aujourd’hui sa place ici. »

#176 - Christian Lopez

Christian Lopez
Saint-Étienne (1971-1982), Toulouse (1982-1985)

L’un des plus grands exploits européens de l’histoire du football français part de lui. En s’interposant de justesse devant Oleg Blokhine, Christian Lopez empêche non seulement l’impitoyable buteur du Dynamo Kiev de crucifier Ivan Ćurković. Mais il lance aussi la contre-attaque à l’issue de laquelle Hervé Revelli plante le but qui lance les Verts sur la voie d’un succès inoubliable (3-0). En onze ans, le défenseur à la moustache en forme de fer à cheval dispute 350 matchs de championnat avec l’ASSE, dont il devient logiquement le capitaine. « Il y avait une tradition à Saint-Étienne : confier le capitanat au plus ancien, explique-t-il. En 1979, j’avais succédé à Jacquot (Jacques Santini, NDLR). Je dois avouer que j’ai été extrêmement fier de cette marque de confiance. J’étais, à mon sens, plus un leader de terrain qu’un leader de vestiaire. En outre, j’évoluais au poste de libero et j’avais une vue complète du jeu… » C’est donc lui qui, brassard au bras, soulève le dernier trophée de champion de France obtenu par le club du Forez, en 1981. Un honneur loin d’être anodin.

#175 - Youri Djorkaeff

Youri Djorkaeff
Monaco (1990-1995), PSG (1995-1996)

Jordi Cruyff le sait mieux que quiconque, il n’est jamais évident de marcher dans les traces de son père. Surtout quand ce dernier a été un immense joueur de football. Pourtant, à l’instar de Paolo Maldini, Youri Djorkaeff n’a pas tremblé au moment de suivre le chemin de son paternel Jean. Mais avant d’imiter Tchouki en signant au PSG, où il est l’un des grands artisans de la victoire en C2, le Snake a éclaboussé la Division 1 de son talent avec l’AS Monaco. Il faut dire que lorsqu’il débarque dans le Sud à 22 ans – même s’il enchaînait les allers-retours avec Joinville la première année où il effectuait son service militaire la semaine -, Youri a déjà plus de quatre saisons pleines à l’échelon inférieur dont deux avec le brassard accroché au biceps du côté de Grenoble.

En même temps, le gamin a très vite compris qu’il avait quelque chose en plus que les autres, comme il l’a expliqué dans un long entretien à SoFoot : «  Je me suis rendu compte que je pouvais changer un match. Que sur un ballon qui traînait, tu pouvais faire la différence. Tu peux défendre pendant 90 minutes, arracher le nul, c’est super… Mais tu peux aussi défendre et en plus mettre une lucarne des 20 mètres ! J’ai compris que tu faisais la différence quand tu étais en mouvement. Le ballon était inconsciemment toujours là où je l’attendais. Après, mon boulot était de regarder mes coéquipiers et anticiper ce qu’ils allaient faire. Et ça, c’était passionnant.  » Pas vraiment attaquant de pointe – même s’il a terminé comeilleur buteur de Division 1 en 1994 avec 20 pions -, excellent passeur – même s’il avait parfois une réputation de crevard -, le champion du monde 1998 a créé ce concept de 9,5 : « À l’époque, on sortait de l’ère Platini. Il fallait une relève, un nouveau numéro 10. Je ne voulais surtout pas avoir une étiquette et être le successeur de quelqu’un. J’étais le précurseur du 9,5. Un jour on m’a demandé dans quelle position je jouais. J’ai dit : « 9,5 ». « Hein, quoi ? C’est quoi ? » On me faisait chier, car il fallait expliquer. On n’a pas besoin d’expliquer. Quand t’es attaquant, ton job, c’est de marquer. J’ai vu plein de jeunes joueurs arriver en équipe de France qui m’ont dit que mon comportement sur le terrain et en dehors les avait inspirés. » À l’image de Karim Benzema ou d’Antoine Griezmann.

#174 - Alain Roche

Alain Roche
Bordeaux (1985-1989 et 2000-2002), Marseille (1989-1990), Auxerre (1990-1992), PSG (1992-1998)

Heureusement pour Alain Roche, notre classement ne prend en compte que ce qui a été fait pendant la période de joueur. Donc non, Guy Roux ne sera pas dans le top 10. Et non, le meilleur joueur français de l’année 1992 d’après France Football n’a pas perdu des places pour avoir été le directeur sportif du PSG qui a fait venir dans la capitale Souza et Éverton. S’il n’a pas toujours été heureux dans ce costume de DS, l’ancien international français (25 capes) l’était en revanche beaucoup plus sur le terrain où il excellait dans un rôle de défenseur central. Tel un libéro, le corecordman de victoires en Coupe de France (5 trophées) n’était pas du genre à envoyer un dégagement en touche ou en corner. Non, Roche relançait le cuir proprement, quitte à avancer un peu avec lui pour être à l’origine de la contre-attaque ou de l’attaque placée. Un rôle qu’il a parfaitement exécuté à Bordeaux, à Marseille et au PSG où il a terminé avec le brassard de capitaine. Trois clubs dans lesquels il a remporté le championnat de France, faisant ainsi partie des rares joueurs à avoir gagné la D1 avec 3 clubs différents. C’est gravé dans l’Alain Roche.

#173 - Robert Siatka

Robert Siatka
Reims (1953-1963), Nantes (1963-1965)

Arrivé à Reims sur la pointe des pieds, à 19 ans, Robert Siatka en est reparti par la grande porte. « Des moments extraordinaires pendant dix ans, résumait-il au Parisien. C’était la joie permanente. J’ai eu une chance incroyable : on a été quatre fois champions de France, remporté un doublé avec la Coupe de France (1958), disputé deux finales de Coupe d’Europe. J’ai vécu ce que peu de footballeurs, même à l’heure actuelle, peuvent connaître. » En Champagne, le milieu de terrain gardois retrouve ses idoles, Roger Marche et Robert Jonquet, et acquiert un surnom : « Cheval » , pour sa vitesse et son endurance. Il fait la loi aux côtés d’Armand Penverne, dispute pas moins de 314 matchs avec le Stade, puis file à Nantes, qu’il accompagne vers le premier titre de son histoire en 1965. Le cinquième pour Siatka, qui verra sa superbe carrière saluée par une rue à son nom dans la ville du Martinet, où il a vu le jour et bossé dans une mine de charbon. « C’était très difficile, mais cela m’a endurci, confiait-il à Objectif Gard. On peut dire que ça m’a aidé dans ma carrière. J’avais un physique et une volonté de fer, et il n’y avait rien qui m’effrayait. »

#172 - Éric Di Meco

Éric Di Meco
OM (1984-1986 puis 1988-1994), Nancy (1986-1987), Monaco (1994-1998)

Originaire d’Avignon et amoureux de l’Olympique de Marseille, Éric Di Meco a eu la chance de porter les couleurs de son club de cœur pendant un paquet d’années, ayant été formé dans la cité phocéenne, lancé après la liquidation judiciaire du club (1981), artisan de la reconstruction de l’OM, avant d’y faire l’essentiel de sa carrière et de remporter tous les titres olympiens de l’ère Bernard Tapie. « J’ai eu de gros coups de chance. Si l’OM avait évolué normalement, je n’aurais peut-être jamais joué, estimait-il dans les colonnes de La Provence. Cette galère a été un coup de bol. Au fil de l’épuration qui a fait partir les Minots les uns après les autres, je suis passé à travers les gouttes du grand dégagisme parce que j’ai été prêté et que, lorsque je suis revenu, Gérard Banide a voulu m’essayer arrière gauche. Au moment du doublé, en 1989, je suis le dernier des Mohicans. Alors que, quand je suis arrivé au centre de formation, j’en ai pris plein les yeux en voyant la concurrence. […] Le club a perdu ses valeurs après sa remontée en 1984. On n’a pas reconnu mes potes qui ont été éliminés et moi, qui devais avoir la même destinée, je suis presque un usurpateur dans cette histoire. […] C’est pourquoi, le soir du titre en 1989, puis en 1993, à Munich, je leur ai rendu hommage. J’ai toujours cette sensation d’être là par effraction, à la place d’autres qui méritaient plus que moi. Ils ne m’ont jamais rien demandé, mais j’avais en tête que j’étais leur porte-drapeau. » Surnommé « le petit Cruyff » lors de sa jeunesse au milieu de terrain, il deviendra pourtant rapidement « la faucheuse » après son repositionnement en défense, ses tacles, sa hargne et son jeu plus que rugueux ayant fait de nombreuses victimes.

Il avait d’ailleurs été l’un des acteurs de la boucherie du 18 décembre 1992, au Parc des Princes, un match iconique – et sanglant – que le défenseur nous racontait avec ses mots, il y a un an. Morceaux choisis : « Je vivais à Marseille et déjà 15 jours avant le match, quand j’allais chercher le pain ou mon gamin à l’école, les mecs me montaient le mou. D’ailleurs, le premier qui pète les plombs sur le terrain, c’est moi. […] J’étais très pote avec Alain Roche, à l’OM on jouait aux boules ensemble, mais dès le tunnel, on se regardait, on ne se serrait pas la main. On s’interdisait de fraterniser. C’était le début du combat de boxe quoi, le problème, c’est que ce jour-là, ça a continué sur le terrain. […] Dès que le ballon touche le sol, il y a un attentat de chaque côté. […] J’ai un premier ballon qui me tombe dans les pieds, et là, Fournier vient me mettre le pied sur le genou ou pas loin. Comme j’ai toujours préféré être le boucher plutôt que l’agneau, je dois montrer à Lolo que le boucher c’est bien moi, et que je ne serai pas son agneau. J’encaisse le premier coup et je surenchéris ensuite avec ce fameux tacle où je pars de 20 mètres, les deux pieds en avant. Pendant longtemps, j’étais contrarié par ce tacle. Aujourd’hui, il me fait rire parce qu’il me donne une place particulière dans le cœur des jeunes marseillais qui ne m’ont jamais vu jouer. […] Mon adversaire désigné, c’était David Ginola. Tapie m’a monté le mou sur lui, alors qu’on était très potes en équipe de France, et qu’on l’est toujours aujourd’hui. C’était la star, celui qui représentait mieux le PSG avec son côté flamboyant. Moi, j’étais le sale gosse teigneux qui lui mordait les mollets et qui voulait lui marcher dessus. Notre duel, c’est presque un résumé de PSG-OM, la belle Paris et ses monuments, et Marseille la rebelle, moquée, sous-estimée. […] J’ai quand même dit que je ne montrerai pas ce match à mon fils parce que si tu veux lui donner l’amour du foot, du jeu, tu ne lui montres pas ça. »

#171 - Hector De Bourgoing

Hector De Bourgoing
Nice (1959-1963), Bordeaux (1963-1969)

Arrivé dans une équipe de Nice tout juste sacrée championne de France, Hector De Bourgoing n’a pas connu de tels sommets collectifs sur la Côte d’Azur. Mais si les Aiglons sont restés englués dans le ventre mou du championnat après leur titre, l’attaquant a fait tout son possible pour qu’il en soit autrement. Diablement efficace, particulièrement de la tête, il marque 20 fois en 26 apparitions en 1960-1961. HDB enflamme le Ray avec des pelletées de buts, notamment des triplés face au Stade français en septembre 1960, Troyes en décembre 1960 et le RC Paris en mars 1963. Il reste fidèle à ses bonnes habitudes une fois à Bordeaux, où il peut enfin jouer le haut de tableau. Ses 21 buts en 27 rencontres permettent aux Girondins de terminer deuxièmes en 1966, comme en 1965 et 1969. Auteur d’un quadruplé lors d’une démonstration de force contre le Stade français (10-0), le Franco-Argentin quitte le championnat avec la bagatelle de 133 buts en 258 matchs. Cherche pas, t’as tort, c’est coll’Hector.

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