Après un match cadenassé et sous pression, l’Algérie a plié l’affaire au bout de la prolongation, grâce à un coup de canon d’Adil Boulbina. La République démocratique du Congo n’a pas pu répondre et devra maintenant se relever pour se qualifier pour le Mondial 2026.
Algérie 1-0 (A.P.) RD Congo
But : Boulbina (119e) pour les Verts
Il aura longtemps manqué une déflagration à ce match. Une action qui permet de déchirer le stade en deux, de voir le peuple vert s’arracher la voix ou les danseurs congolais offrir une des célébrations dont ils ont le secret. Un but, quoi. Au lieu de ça, ce huitième de finale a donné à voir une longue baston entre deux formations disciplinées mais muselées offensivement. Le schéma classique qui débouche généralement sur une séance de tirs au but… Sauf que cette fois, Adil Boulbina est passé par là. Une détonation à la 119e minute, du pied droit, venant se loger sous la barre de Lionel Mpasi. L’attente fut longue, mais le plaisir ne peut être que décuplé pour le peuple algérien qui retrouve avec fracas un quart de finale de la CAN, sept ans après le dernier.
La force du symbole et l’épreuve de force
Zizou, Gims, Dadju et Redouane Bougheraba ont beau avoir leur ticket, c’est la présence de Patrice Lumumba qui se fait le plus sentir au stade Moulay-El Hassan de Rabat. Il y a évidemment ce supporter immobile qui, comme lors de chaque match de la RDC, campe le personnage du héros de l’indépendance congolaise. Il y a aussi ce lien qui unit les peuples en tribune, au souvenir de la vengeance algérienne après l’exécution de cette figure du panafricanisme en 1961. Mais également ces valeurs de combat, aujourd’hui appliquées par Fennecs et Léopards sur le terrain.
🚨 ils sont dans les gradins pour l'Algérie RDC, Zinedine Zidane pour les Fennecs d'Algérie et Gims, Dadju et la star de cette 35 ème édition de la CAN Lumumba pour les léopards de la RDC. pic.twitter.com/LKAeqdH4nq
Les 45 premières minutes de ce choc sont alors une compilation de duels, émaillés de contacts plus ou moins légaux, mais toujours dans l’esprit. C’est Samuel Moutoussamy qui déchausse Mohammed Amoura dans la surface, Cédric Bakambu qui secoue Aïssa Mandi d’un genou dans la nuque, c’est Joris Kayembe qui sèche Rafik Belghali, ou encore Elia Meschack qui fait trébucher Riyad Mahrez. Toutes ces fautes sont congolaises ? C’est vrai, notamment parce que le ballon est bien accroché aux pieds algériens et rendu brûlant par les centres au cordeau de Belghali. Mais les hommes de Sébastien Desabre ont à leur crédit les meilleures occasions : Bakambu qui s’échappe dans le dos de Ramy Bensebaïni (25e), Axel Tuanzebe qui voit passer sa tête juste à côté du cadre sur le corner suivant (26e), ou encore ce même Bakambu qui se montre soit trop imprécis, soit trop court sur les centres d’Aaron Wan-Bissaka (33e) puis Noah Sadiki (39e). De l’autre côté, la frappe d’Ibrahim Maza avant la pause ne changera pas ce statu quo.
Le K.-O. au tout dernier round
En revanche, pour attaquer ce second round, les trousses à pharmacie sont de sortie. Blessé, Ismaël Bennacer doit laisser sa place à Himad Abdelli, Bensebaïni se fait assommer par Luca Zidane, alors que Bakambu doit lui aussi passer aux stands. Pendant ce temps, Hicham Boudaoui sauve son camp en plongeant devant Chancel Mbemba, quand les Bleus neutralisent tous les mouvements algériens. Les différentes sessions de coaching ont ensuite pour effet de desserrer les lignes, ce dont profite Edo Kayembe pour taper de loin (73e), Anis Hadj Moussa pour apporter un peu de vivacité dans les rangs verts ou Amoura pour enfin solliciter Lionel Mpasi (78e). L’électricité s’accumule et ne peut être déchargée lorsque Mpasi passe au travers d’un corner et offre aux Algériens deux balles de but, toutes repoussées. Dans le temps additionnel, Fiston Mayele est tout proche d’éteindre le stade, mais sa tête file à droite du cadre de Zidane.
Il faut alors pousser le chrono 30 minutes de plus, disputées en apnée. Les coups se font plus rudes, les passes moins précises et Baghdad Bounedjah peu lucide (99e). Un héros commence à sortir du bois : Lionel Mpasi, solide au premier poteau pour repousser les tentatives de Farès Chaïbi et Bounedjah (111e). De bon augure avant la séance de tirs au but, que les deux équipes ont avoué avoir travaillée en amont ? Il n’en est rien à cause des deux derniers entrants. Raziz Zerrouki lance Adil Boulbina sur le côté gauche, qui rentre sur son pied droit et plonge Rabat dans l’extase. Les Fennecs sont en quarts pour la première fois depuis 2019, année de sacre. À voir si ça suffira pour refaire le coup ? Début de réponse samedi contre le Nigeria.
Les grands récits de Society: Qui a tué Tupac Shakur?
Les grands récits de Society: Qui a tué Tupac Shakur?
Le 7 septembre 1996, à Las Vegas, une Cadillac blanche avec quatre hommes à bord s'arrêtait à hauteur de la BMW de Tupac et tirait sur le rappeur star. Vingt-huit ans plus tard, alors que l'aura du musicien n'a jamais été aussi grande et que les théories les plus folles sur son meurtre continuent de tourner, qu'en reste-t-il? Pour le savoir, enquête sur le destin tragique des quatre suspects, à quelques mois du procès de l'un d'entre eux.