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« Il y a des opportunités qui ne se refusent pas » : Rosenior dit au revoir à Strasbourg
Liam Rosenior a officialisé son départ du Racing ce mardi matin devant les journalistes de Strasbourg, avant de s’envoler pour Chelsea, où il a fait un aller-retour entre dimanche et lundi. L’entraîneur anglais était arrivé en Alsace en juillet 2024. Il laisse Strasbourg à la première place de Ligue Conférence et à la septième de Ligue 1, où son équipe n’a pas gagné depuis le 9 novembre dernier. Trois moments marquent sa dernière prise de parole en tant qu’entraîneur du Racing.
1/ « Il y a des opportunités qui ne se refusent pas. »
« À partir du moment où j’ai eu l’opportunité et la chance de pouvoir démarrer les discussions, je l’ai prise, a commenté l’entraîneur de 41 ans. Après on a voyagé à Londres, pour régler pas mal de détails. On m’a aussi parlé du futur de Strasbourg. Pour moi, c’est très important que le club avance, qu’il continue à grandir. » Devant Marc Keller, il a ensuite disserté sur le club, sur l’importance d’être humbles, travailleurs et consciencieux en Alsace. « Je ne suis pas là pour parler de ma prochaine étape. Si j’avais pensé que je n’étais pas prêt à relever le challenge de Chelsea, je ne l’aurais pas accepté. » Liam Rosenior quitte Strasbourg après un dernier match nul à Nice. À propos d’une éventuelle déception des supporters strasbourgeois à l’idée de voir leur coach les délaisser pour aller à Chelsea, il a déclaré : « J’espère que les supporters ne seront pas déçus. La réalité du foot est qu’il y a des niveaux entre les clubs. La réalité de ça, c’est que Strasbourg n’est pas au niveau de Chelsea, champion du monde des clubs et une des meilleures équipes du monde. J’espère que les gens auront la fierté de m’avoir vu entraîner leur club. Il y a des opportunités qui ne se refusent pas. »
2/ « Le foot est une industrie dans laquelle tu dois gagner. »
« Le club grandit beaucoup, on construit des infrastructures, on a du succès, a-t-il poursuivi, accompagné de son traducteur Khalifa Cissé. Quand je suis arrivé, tout le monde disait qu’on allait être relégués, qu’on était trop jeunes, que j’étais peu expérimenté. Je pense que le narratif de ce projet est pour l’intérêt de tout le monde. Tout ce qui a été fait est dans l’intérêt de Strasbourg, dans l’idée de faire grandir Strasbourg, de se structurer, de travailler. Donc non, je ne suis pas d’accord avec l’idée que ce club travaille dans l’intérêt d’un autre. Pour moi, [le fait que j’aille à Chelsea] est une marque de respect de la part de Chelsea. Elle peut attirer n’importe quel entraîneur. Ça en dit long sur le progrès de Strasbourg, le respect, le travail effectué depuis plusieurs mois. C’est le football, ce n’est pas la première fois qu’un entraîneur quitte un club en cours de saison. Le foot est une industrie dans laquelle tu dois gagner. »
3/ Il aime Strasbourg
« Il y a des décisions qui changent une vie. J’aimerai Strasbourg pour le reste de ma vie. Je suis un peu triste de quitter Strasbourg. » Rosenior a aussi affirmé que Marc Keller avait essayé de le convaincre de rester. Son meilleur souvenir à Strasbourg reste la victoire contre Lyon, en mars dernier. « Je suis quelqu’un d’émotif et je me souviens des gens. » Chelsea joue ce mercredi, à Fulham, et en Cup ce samedi, contre Charlton. A-t-il suffisamment cotisé pour son futur chômage ?
Rosenior quitte Strasbourg : un jour normal au labo de BlueCoUL



























