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Top 1000 : les meilleurs joueurs du championnat de France (330-321)

Par Quentin Ballue, Jérémie Baron, Adel Bentaha, Raphaël Brosse, Clément Gavard et Steven Oliveira, avec toute la rédaction de SF

Quel est le meilleur joueur de l'histoire du championnat de France depuis sa création en 1932 jusqu'à 2022 ? Statistiques, palmarès, trajectoires personnelles, classe, dégaine, empreinte laissée : autant de critères qui nous ont permis d'établir notre classement très subjectif des mille joueurs les plus marquants de Division 1 et de Ligue 1. Le credo d'un feuilleton qui va durer précisément 100 jours.

#330 - Olivier Rouyer

Olivier Rouyer
Nancy (1973-1974 puis 1975-1981), Strasbourg (1981-1983)

Ils sont peu à avoir eu l’honneur d’organiser leur jubilé à Marcel-Picot. Il y a eu Michel Platini, qui avait ramené Maradona et Pelé pour l’occasion en 1988, mais un certain Olivier Rouyer y a aussi goûté en 2011. Car oui Bruno Cheyrou, « la Rouille » a joué au foot avant d’être journaliste de sport et désormais chroniqueur dans L’Équipe du soir. Et puis il était plutôt habile d’ailleurs, à en croire ses dix-sept sélections en équipe de France. Si l’ailier a eu droit à sa Last Dance à Marcel-Picot auprès de Zidane et Noah ou encore de DD, c’est tout bonnement parce qu’il est une figure inamovible des débuts professionnels de l’ASNL.

Surnommé « la Flèche » pour sa folle vivacité, le Nancéien pur jus a déployé ses ailes dans la fameuse génération du « Lycée Papillon » formée avec Cloët, Curbelo ou Raczynski. Formé au club, il lance véritablement sa carrière en blanc et rouge en 1975-1976 où il marque à huit reprises. Le petit gabarit d’1,70 mètre pour 68 kilos déménage tout sur son passage les trois années suivantes, plantant quatorze, seize et onze pions grâce au concours de Platini : « J’aimais faire des appels en profondeur, pour que Michel me passe le ballon » , racontait-il dans Libé. Son grand ami qui va lui offrir, ainsi qu’à tout le peuple nancéien, son premier titre sur la scène nationale : la Coupe de France 1978, remportée face à Nice.

Même le départ du Roi Michel pour Sainté ne freine pas la cadence de la flèche, bien décidé à poursuivre sur sa lancée. C’est finalement son départ pour Strasbourg qui va marquer, à 26 ans, le début de sa descente. Des blessures et notamment une fracture du tibia viennent le ralentir pour ses trois dernières saisons, clôturant une aventure de dix ans et 84 buts en D1 lorsqu’il s’envole pour Lyon, alors à l’étage inférieur. Une carrière de joueur terminée assez tôt finalement, malgré une décennie passée en D1. Une impression qui se répètera également quand il passera entraîneur, accusant les clubs de ne pas vouloir faire appel à lui à cause de son homosexualité, assumée, mais non révélée au grand public à l’époque. Il sera finalement le premier joueur de foot français à faire son coming-out, en 2008, profitant depuis de la parole donnée sur les plateaux pour se poser en fervent défenseur de la cause.

#329 - Henri Fontaine

Henri Fontaine
OM (1945-1949), Sète (1949-1954)

Dans le football français, le nom de Fontaine est surtout associé à l’illustre Just, mais il s’agirait de ne pas oublier Henri, qui n’a aucun lien de parenté avec le premier cité. Un point commun, cependant : cette attirance pour le but. Il n’est pas simple de trouver des informations sur le joueur qu’était Henri, dont l’on sait qu’il a planté quelques valises de buts en D1, notamment sous le maillot de Sète. Il a même carburé à un pion tous les deux matchs, même si son passage à l’OM a le paradoxe d’être celui pendant lequel il a le moins planté tout en remportant son premier et seul titre de champion. Avant de s’éteindre en 2018, il avait le statut de plus ancien joueur de Marseille encore en vie, et ceux qui avaient eu l’honneur de voir jouer « Barbentane » , son surnom tiré de sa ville natale, ont forcément pris un shot de nostalgie et de tristesse à ce moment-là. Tout sauf une fable, cet Henri.

#328 - Jean Castaneda

Jean Castaneda
Saint-Étienne (1978-1984 puis 1986-1989), OM (1989-1991)

Dans l’ombre d’Ivan Ćurković, Jean Castaneda dû prendre son mal en patience. Le gardien stéphanois a attendu son heure pour enfin avoir droit à la lumière en 1980. Dès sa première saison pleine, l’ASSE remporte le titre au nez et à la barbe de Nantes, en s’appuyant sur une défense de fer (26 buts encaissés). La saison suivante, il s’en faut d’un petit point pour que Sainté réalise le back to back avec, encore une fois, une arrière-garde en mode forteresse (31 buts pris). Fidèle aux Verts jusqu’en Ligue 2, « El Gato » disputera pas moins de 360 matchs dans le Forez, ce qui en fait le quatrième gardien le plus capé de l’histoire du club, derrière Jérémie Janot (386), Ćurković et Stéphane Ruffier (383). Castaneda a terminé sa carrière à l’OM, comme doublure de Gaëtan Huard, et sa contribution au football français ne s’est pas arrêtée là puisqu’il était l’entraîneur des gardiens olympiens lors de la saison 1992-1993… Belle part du « Gato » .

#327 - Jean-Luc Sassus

Jean-Luc Sassus
Toulouse (1982-1986), Cannes (1987-1992), PSG (1992-1994), Lyon (1994-1997)

Les footballeurs devenant professionnels de plus en plus jeunes, ils arrêtent souvent leurs études après l’obtention d’un baccalauréat. Voire avant. Il faut dire que pour eux, le choix est vite fait entre les études et le football. Pour Jean-Luc Sassus, la donne était totalement différente. Peut-être parce que le gamin préférait les équations et la physique au ballon rond comme il aimait le raconter. Sauf que contrairement à ses potes intellos, l’international français (1 cape) était aussi le meilleur de sa classe en sport. Ce qui est assez logique lorsque l’on court le 100 mètres en moins de 11 secondes. Et c’est ainsi qu’il a gravi les échelons au football jusqu’à faire ses débuts en pro avec le Téfécé. Mais pas question pour lui de stopper les études, et pendant qu’il tapait des sprints sur son aile droite – avant d’être replacé latéral droit par Daniel Jeandupeux en raison de son incapacité à se montrer décisif -, Jean-Luc enchaînait les partiels pour valider maths sup, maths spé et commencer une thèse sur la recherche anticancéreuse. Il n’en fallait pas plus pour que le champion de France 1994 avec le PSG soit vu comme l’intello du football français. Un qualificatif qui n’a jamais été associé à Pascal Olmeta, son coéquipier à l’Olympique lyonnais, qui lui a cassé le nez en lui mettant un coup de poing. Et à force de faire tout plus vite que les autres, Jean-Luc Sassus finit malheureusement par partir plus tôt que prévu en décédant à 52 ans d’une crise cardiaque.

#326 - Gilbert Gress

Gilbert Gress
Strasbourg (1959-1960, 1961-1966 et 1973-1975), Marseille (1970-1973)

En août 2009, Gilbert Gress ne vit que deux matchs sur le banc de Strasbourg avant d’être limogé. Le divorce est consommé et l’emblématique « Ange de la Meinau » , piqué dans son orgueil, en gardera beaucoup d’amertume et de rancœur à l’égard de Marc Keller, désormais président du Racing. Pourtant, l’Alsacien a connu des moments inoubliables avec le club de sa ville natale, que ce soit au gré de ses passages en tant que joueur (montée en D1, Coupe de France 1966 remportée) ou comme entraîneur (champion en 1979, promotion en 1992). L’attaquant au style inimitable, avec ses lunettes à verres teintés et sa longue chevelure, garnit en outre son palmarès de deux titres nationaux conquis avec le grand OM du début des années 1970 (1971, 1972). L’international français aurait d’ailleurs pu compter plus de trois sélections et participer à la Coupe du monde 1966… s’il avait accepté de se faire couper les cheveux. « J’arrive au stage, et le lendemain, on m’explique : « Écoute, le bureau fédéral à Paris vient d’appeler, il te demande d’aller chez le coiffeur. Il ne veut pas de Beatles en Angleterre. » Complètement débile… Cette coupe de cheveux, elle me plaisait à moi et à ma femme. Le reste, je m’en branlais. Donc je ne vais pas chez le coiffeur. Je n’allais pas faire plaisir à ce bureau où la moyenne d’âge était de 90 ans… Résultat : je n’ai pas joué à Moscou et je n’ai pas été retenu pour le Mondial » , assène « Giless » dans un entretien accordé à L’Équipe. Droit dans ses bottes et fidèle à ses convictions, quoi qu’il en coûte.

#325 - Yann Lachuer

Yann Lachuer
Auxerre (1994-1996, 1997-1998 puis 2001-2006), PSG (1998-1999), SC Bastia (1999-2001), Troyes (2006-2007)

En six saisons pleines à l’AJA (champion de France 1996, il n’a joué qu’un seul match cette saison-là), le milieu offensif a eu le temps d’imprimer sa patte et de laisser de beaux souvenirs (sept pions en 1997-1998, trois caramels et huit offrandes en 2003-2004, et une relation fusionnelle avec Djibril Cissé), même si sa saison au SC Bastia, en 2000-2001, est également l’un de ses meilleurs crus (avec quatre pions et six passes dé). « Si je pensais que je ferais carrière ? Moi oui, mais mes éducateurs, jamais, nous racontait en 2013 ce numéro 10 qui sent bon la D1, et n’est pas passé loin de s’envoler pour Parme en 1998. On parle de quotas, mais ça serait maintenant, jamais je ne passerais pro. Je n’étais pas grand, pas costaud. J’ai développé la technique. […] Je n’avais qu’une idée, être pro. À Créteil, en sports-études, j’ai eu un BEP CAP vente. Ça ne me plaisait pas. Je me suis laissé deux ans pour percer. Si ça ne marchait pas, je refaisais un bac pro et je me serais lancé dans la filière. Du moment que je jouais au foot, ça me suffisait. Le plus important, c’est de jouer avec les potes. L’huile camphrée, le bruit des crampons, les rituels… Je sais pas si vous vous rappelez du stade Pershing. Plein de terrains en enfilade. Les vestiaires, c’était des cages à lapin. Les équipes de corpo venaient là tous les 15 jours, ils venaient avec leurs sacs qu’ils posaient au bord du terrain. Moi, j’ai été bercé de ça. C’est pour ça aussi que j’ai bien aimé Auxerre. […] Si je jouais 10 maintenant, bon bah je serais plus riche et je serais en équipe de France, sûrement. Grenier, par exemple, j’étais à son niveau. Valbuena, Cabaye aussi… Pour moi, c’est une question de génération. On fait des stars de joueurs moyens. Ils n’ont pas la carrure, la personnalité pour assumer ça. Benzema, c’est pas une star. Ben Arfa, c’est pas une star. Nasri non plus. »

Quid de ce fameux goût pour le service bien amené ? « Je prenais plus de plaisir à faire marquer qu’à marquer, nous disait-il aussi. La passe, c’est une relation entre le passeur et le buteur. C’est moi qui m’adaptais. Je savais qu’il fallait mettre le ballon là et je savais qu’il allait me demander le ballon là. Cissé, c’est simple de jouer avec lui. Il prenait la profondeur. Je faisais des choses simples. Pas 50 000 passements de jambe, d’ailleurs je ne savais pas les faire. J’étais un accélérateur de jeu en une passe, une touche de balle. »

#324 - Bruno Ngotty

Bruno Ngotty
OL (1989-1995), PSG (1995-1998), OM (2000-2002)

Brillant défenseur central, le Lyonnais de naissance a grandement participé au retour au premier plan de l’OL, avec qui il a été promu en D1 en 1989 et s’est classé cinquième (1991) puis dauphin du FC Nantes (1995). Deux autres fois vice-champion de France, avec Paris lors des années suivantes (1996 et 1997), notre Ronald Koeman à nous entre surtout dans l’histoire en offrant la Coupe des coupes au PSG, lors de cette année 1996, d’un coup franc lointain resté dans les mémoires. Et ce n’est pas la seule fois que cette frappe de mammouth a été vue à l’œuvre : « C’est un peu inné, nous expliquait en 2013 celui qui passera ensuite par la Serie A, l’OM et l’Angleterre. J’ai fait avec des facultés qui sont ce qu’elles sont. Dès les catégories de jeunes, c’était ça. Pourtant, je ne l’ai jamais travaillé plus que ça. On m’a dit de l’utiliser plus au début, chose que je ne faisais pas. Et puis je me suis mis à frapper et ça marchait. […] à Paris, il y a quelques coups francs qui ont été sympas. Je me rappelle un match, je ne sais plus contre qui en revanche, où on se tirait la bourre pour les frapper avec Paul Le Guen. On avait eu deux coups francs dans le match : un à droite et un à gauche. J’avais pris celui à droite et je l’avais mis en lucarne, et lui avait pris le ballon plus tard pour celui à gauche et avait fait la même chose. (Rires.) Deux buts de folie. Pourtant, il y avait un peu de monde pour les tirer, mais ça rentrait souvent. On avait la chance de pouvoir changer la tournure d’un match juste avec cette faculté. » Un vrai roc n’ Rhône.

#323 - Abdelkrim Merry « Krimau »

Abdelkrim Merry « Krimau »
Bastia (1974-1980), Lille (1980-1981), Toulouse (1981-1982), Metz (1982-1983), Strasbourg (1983-1984), Tours (1984-1985), Le Havre (1985-1986), Saint-Étienne (1986-1987), RC Paris (1987-1989)

Abdelkrim Merry, dit « Krimau » , est certainement le premier bourlingueur du football français. Et pour cause : en quinze ans de carrière, entre 1974 et 1989, le Marocain aura écumé pas moins de neuf clubs, dans la peau de titulaire indiscutable, ne disputant qu’une seule saison en deuxième division.

Formé à l’Espérance de Casablanca, « Krimau » est repéré par des recruteurs du Sporting Club de Bastia, alors qu’il disputait un tournoi avec la sélection marocaine espoir, en France. Entre 1974 et 1980, sa plus longue aventure dans un club, le Lion de l’Atlas dispute ainsi 119 rencontres sous le maillot bleu. Point d’orgue de cette belle parenthèse, la finale de Coupe de l’UEFA perdue en 1978 face au PSV Eindhoven, campagne durant laquelle il marque un doublé en huitièmes de finale retour face au Torino. S’enchaînent alors Lille, Metz, Strasbourg, Tours, Le Havre, Saint-Étienne, le RC Paris et Toulouse, pour sa seule expérience en D2 donc. « Mon ancien entraîneur à Bastia, Pierre Cahuzac, était à Toulouse à l’époque, et il m’a demandé de lui donner un coup de main pour faire monter le TFC en première division. Je me suis dit pourquoi pas. Chose faite en fin de saison. J’ai d’ailleurs marqué le but de la montée à Saint-Dizier » , déclarait l’intéressé au site Vintage Football Club. Un choix comme un autre, pour l’ensemble de sa carrière finalement, lui le grand voyageur. « Mon plan de carrière, c’était de changer de club chaque année, pour avoir une expérience ailleurs. Je voulais vivre le plus d’aventures et ainsi de côtoyer d’autres entraîneurs. »

Une réponse simple et efficace, à l’image de son jeu face au but. Figure de la Ligue 1 des années 1980, « Krimau » connaîtra l’apothéose en sélection, à l’occasion de la Coupe du monde 1986, au Mexique, le « plus beau moment de cette longue carrière » tel qu’il nous l’évoquait en 2018. « Quand je marque face au Portugal (3-1), je pense à ma carrière, à ma famille, au football marocain, à tous les gens qui m’ont soutenu… En l’espace de trente secondes, tu te repasses ta carrière, tu te dis que t’as marqué un but en Coupe du monde et en plus, un but qui fait gagner le Maroc. La cerise sur le gâteau, c’est qu’on devient la première équipe africaine à passer le premier tour. » Abdelkrim Merry happy.

#322 - Ángel Rambert

Ángel Rambert
Lyon (1960-1970)

Quelques mois après Néstor Combín, l’Olympique lyonnais est reparti en Argentine pour dénicher un nouveau talent : Ángel Rambert. Et c’est peu dire que, là non plus, les recruteurs de l’OL ne se sont pas trompés. Car le petit-fils d’un Français exilé en Argentine est ce que l’on peut appeler un virtuose du ballon rond. Un joueur capable de tout faire depuis son aile gauche. Et un véritable cauchemar pour les défenseurs adverses qui se faisaient humilier par les arabesques de celui qui a disputé son premier match de D1 face à Valenciennes sans licence, Marcel Domergue, l’entraîneur adverse, acceptant qu’il joue, ne connaissant pas encore le talent du jeune homme. Pendant dix ans, Ángel Rambert a régalé les supporters de l’OL et fait le bonheur des attaquants rhodaniens (Combín, André Guy, Di Nallo). Reparti en Argentine une fois ses crampons rangés au vestiaire, celui qui a été international français (5 capes) a ouvert un snack-bar avant de décéder à 47 ans à la suite d’une longue maladie. Il ne verra donc pas son fils Sebastián devenir international… argentin. Ni Lisandro López venir rappeler que les Argentins s’adaptent bien à l’OL.

#321 - Jean Prouff

Jean Prouff
Fives (1938-1939), Rennes (1945-1948), Reims (1948-1950), Rennes (1950-1952)

Les supporters rennais connaissent avant tout Jean Prouff pour être l’entraîneur des deux premières Coupes de France de l’histoire du club. Les plus anciens, eux, savent qu’il a d’abord été un excellent joueur de football, à l’image de ce qu’il aimait développer en étant sur un banc de touche, c’est-à-dire du jeu court, rapide et une forme d’esthétisme dans tout ce qu’il savait faire. Monsieur Jean découvre le ballon rond en même temps qu’il pratique le rugby et l’athlétisme à une époque où il est élevé en Bretagne par sa grand-mère, qui « ne comprenait rien au football » selon ses mots. C’est pourtant au SC Fives, dans le Nord, qu’il débarque en première division, avant de voir la Seconde Guerre mondiale stopper provisoirement sa carrière. Prouff est même fait prisonnier par les Allemands, puis s’enfuit à travers les campagnes hexagonales jusqu’à retrouver le goût du foot au Stade rennais université club pour la saison 1941-1942. Le milieu se distingue, mais se retrouve contraint à retourner à Fives, où il passera à peine plus d’un an.

Avant de retrouver Rennes, Prouff connaît une première sélection en équipe de France pour un match non officiel face à une formation de l’armée britannique alors que la guerre n’est pas terminée. Pour honorer les Bleus de sa présence, il se rend à Paris… à vélo, en un peu moins de deux jours. « T’as le culot de t’échauffer avant le match quand tu viens de te taper 300 kilomètres en vélo ? » , lui lancera même Julien Darui. De retour chez les Rouge et Noir, il enchaîne les buts et les belles performances, avec un attrait certain pour le beau et le jeu offensif. « De ce passé de joueur, l’entraîneur parlait peu, écrira le journaliste Jean-Paul Ollivier. Les derniers anciens se souviennent cependant fort bien de ce grand joueur osseux, d’une grande technique qui jonglait avec une aisance étonnante, courait comme une gazelle et se balançait avec le ballon de façon inimitable. » Plus de 300 matchs en D1 et quelques matchs passés comme capitaine de la sélection, ça ne s’oublie pas.

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