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Marseille en plein malaise

Par Léna Bernard, au Vélodrome
4 minutes

L’Olympique de Marseille a commencé l’année 2026 comme il a terminé 2025 : dans la douleur. Si plusieurs faits de jeu avaient pu jusque-là occulter les difficultés marseillaises, la chance a fini par tourner pour l’OM contre Nantes. De la pire des manières, avec deux cartons rouges évitables et une lourde défaite qui risque d’avoir des conséquences plus que fâcheuses au classement.

Marseille en plein malaise

Pas tout le temps, pas possible, pas cette fois. Si l’OM avait jusque-là réussi à colmater les brèches en bénéficiant de hors-jeu adverses comme face à l’Union saint-gilloise (2-3) ou grâce à des exploits personnels de ses offensifs – que ce soit Pierre-Emerick Aubameyang face à Newcastle (2-1) ou Mason Greenwood contre Monaco (1-0) –, les coups de pouce du destin et le talent se sont évanouis face à Nantes (0-2), pourtant relégable avant le coup d’envoi. Un rappel logique pour commencer la nouvelle année, tant les Marseillais semblent sur un fil depuis la fin du mois de novembre.

Une équipe émoussée

« On a mal commencé le match à 11 contre 11, sans énergie et sans ce qui est nécessaire pour jouer en Ligue 1. Si tu ne mets pas la bonne énergie et la juste vigueur, tu perds contre tout le monde », a asséné Roberto De Zerbi, en conférence de presse. Difficile de ne pas partager le constat du tacticien transalpin. Alors que l’OM se devait d’engranger un bon résultat face à une équipe mal classée afin de rester collé aux basques des Lensois et des Parisiens, c’est désormais vers les poursuivants qu’il doit pencher son regard : au terme de cette 17e journée de Ligue 1, les Phocéens sont à égalité de points avec Lille et à un faux pas d’être rattrapés par Lyon ou Rennes (qui comptent tous deux 30 points, soit deux de moins que les Olympiens). Une situation impensable à l’aube de la 14e journée, lorsque les protégés de Roberto De Zerbi pouvaient prendre seuls la tête du championnat après la courte défaite du PSG face à Monaco (1-0).

Alors qu’il a été lancé de la plus mauvaise manière dans le grand huit du mois de janvier, les limites de l’effectif marseillais ne cessent de se démontrer, rencontre après rencontre. Malgré les retours (Facundo Medina, Amine Gouiri et Hamed Junior Traoré), l’effectif dans sa globalité semble lessivé et sans idée au terme d’une première partie de championnat éprouvante. Même si De Zerbi a assuré, à l’issue du match, ne pas l’avoir ressenti cette semaine à l’entraînement : « Si j’avais pressenti cela, j’aurais renversé la Commanderie. Je n’ai pas vu de symptôme, notre équipe est une équipe composée de bons joueurs et de belles personnes qui tiennent à ce qu’ils font. Aujourd’hui, ça nous fait mal de perdre contre la lanterne rouge, mais c’est ce qu’on mérite. » L’OM a pourtant vu le destin frapper une nouvelle fois à sa porte avec le but contre son camp de CJ Egan Riley annulé par la VAR, mais ça n’a cette fois pas suffi.

Les cartons rouges, maladie phocéenne

Avec les expulsions d’Arthur Vermeeren puis de Bilal Nadir, l’OM a évolué avec au moins un joueur de moins pour la cinquième fois de la saison toutes compétitions confondues. Pour un bilan d’une victoire (face à Auxerre), contre quatre défaites (devant l’OL, le Real Madrid, le Sporting Portugal et Nantes). Ce manque de maîtrise plombe Marseille, aussi bien en championnat qu’en Ligue des champions. À l’exception notable que les Phocéens n’ont jamais été en mesure de l’emporter face à Nantes, que ce soit à 11 contre 11 ou en infériorité numérique. Face aux journalistes, Roberto De Zerbi l’a d’ailleurs détaillé : « Aujourd’hui, on aurait pu jouer à 14 contre 11 qu’on aurait fait le même match. Le foot, c’est l’énergie et la méchanceté. L’envie de remporter les matchs… Mais j’ai trouvé qu’on était vidés de tout. »

Présent en zone mixte après avoir rejoué pour la première fois depuis fin août, Hamed Junior Traoré a quant à lui dispensé les conseils pour que le club puisse repartir de l’avant : « C’était un match compliqué à tous les niveaux, cela existe. Il n’y a pas beaucoup de choses à dire, il faut juste continuer à travailler. Il y a des moments où ça se passe bien, d’autres moins bien. On était venu pour gagner ce match, il s’est passé ce qu’il s’est passé. On ne va enfoncer personne, et travailler pour revenir plus fort. » Pour cela, il faudra d’abord que les Phocéens retrouvent de l’allant défensif.

On ne va enfoncer personne, et travailler pour revenir plus fort.

Hamed Junior Traoré, en zone mixte

Perforée de toute part ce dimanche après-midi, l’arrière-garde olympienne doit effectivement retrouver des certitudes. À l’instar de Benjamin Pavard, auréolé de son statut de champion du monde en 2018, mais qui peine pour l’instant à convaincre et qui s’est une nouvelle fois montré fautif dans sa surface sur Matthis Abline (concédant ainsi son deuxième penalty en Ligue 1, soit l’intégralité de ceux subis par l’OM cette saison en championnat). Si le tacticien phocéen réfute les critiques à l’encontre de son système de jeu et de sa défense à trois, il faudra toutefois retrouver de la solidité et de la sérénité face au Paris Saint-Germain pour tenter de ramener un premier trophée depuis 13 ans à la maison. Afin de vraiment commencer l’année 2026, et d’embellir enfin cette saison.

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Par Léna Bernard, au Vélodrome

Tous propos recueillis par LB

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