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Oui, le RC Lens peut encore rêver du titre

Pour encore créer du suspense dans la course au titre, il suffit que le RC Lens batte le Paris Saint-Germain avec huit buts d’écart à Bollaert ce mercredi soir. Une tâche loin d’être impossible pour des Sang et Or brillants cette saison.
Détrompez-vous : en Ligue 1, la course au titre n’est pas finie. Pythagore comme Thalès le savent : mathématiquement, le PSG n’a pas encore remporté son quatorzième titre de Ligue 1. « À 99% » comme l’a dit Luis Enrique, mais pas à 100%. Grâce à une victoire contre les Parisiens par huit buts d’écart ce mercredi soir, le RC Lens reviendrait à trois points du PSG avec une meilleure différence de buts. Les Sang et Or n’auront plus qu’à s’imposer à la dernière journée face à Lyon et espérer une défaite des hommes de Luis Enrique dans le derby contre le Paris FC pour remporter la Ligue 1, 28 ans après le titre de 1998. Sur le papier, ça paraît compliqué, mais à y regarder de plus près, ce scénario d’anthologie pourrait prendre vie si la bande de Pierre Sage prend en considération ce qui suit.
1. Exploiter les failles défensives du PSG
Même si le PSG est finaliste de la Ligue des champions, l’équipe de Luis Enrique a montré plusieurs fois sa fébrilité défensive cette saison. Le dernier naufrage en date dans ce domaine : le match complètement fou contre le Bayern Munich, 5-4. Quatre buts encaissés ? C’est la moitié de ce que doivent inscrire, au minimum, Mamadou Sangaré et sa bande. Pour y parvenir, le vainqueur du prix Marc-Vivien Foé 2026 devra plonger dans les espaces laissés par une charnière remaniée – sachant que les terreurs Willian Pacho, Nuno Mendes, Warren Zaïre-Emery, Achraf Hakimi sont annoncés forfaits et que le capitaine Marquinhos n’a participé qu’à deux des onze derniers matchs de championnat – et par une équipe qui aura déjà la tête en finale de Ligue des champions.
Alors que les Parisiens pensaient à autre chose – l’arrivée du Père Noël en l’occurrence – lors des 32es de finale de Coupe de France le 20 décembre dernier, le joueur de Fontenay Enzo Renou avait par exemple facilement éliminé Lucas Beraldo. La frappe trop molle du Vendéen avait ensuite fini sa course dans la niche de Renato Marin. Avec un joueur niveau Ligue 1 comme Odsonne Édouard, ces multiples occasions offertes par les Parisiens termineront au fond des filets, ça ne fait aucun doute.
2. Ne pas abandonner si le PSG ouvre le score
Le PSG en défense est peut-être parfois endormi. Ce n’est pas le cas de son attaque avec 71 buts marqués en Ligue 1 en 2025-2026. Dans cette rencontre pour le titre, Ousmane Dembélé et ses potes devraient aussi marquer. Le Racing Club de Lens a donc une mission : inscrire huit buts de plus que son adversaire, qu’importe le nombre de fois que Robin Risser ira chercher le cuir au fond de ses cages. Malgré son titre de meilleur entraîneur de l’année glané lors des trophées UNFP, Pierre Sage n’a encore jamais connu ce genre de scénario.
Pour réussir cette mission quasi impossible, il doit donc lire ces conseils tactiques : garder suffisamment d’équilibre, optimiser chaque occasion de marquer, créer de l’incertitude grâce à des permutations, ne jamais rien lâcher offensivement et enfin regarder le tableau des scores par intermittence. Ces principes de jeu pourraient nous offrir un match dingo, quitte à ce qu’il se conclue sur un 15-7. Ces huit buts d’écart suffiraient alors aux Lensois pour rêver encore du titre !

3. Se souvenir que Lens a déjà battu Paris 10-2
En 1963-1964, quand le PSG n’était pas encore sorti du ventre de la capitale, Lens brisait les reins du Racing Club de Paris 10-2 (les fameux huit buts d’écart sont là). Grâce notamment à un quintuplé d’Ahmed Oudjani, 143e du top 1000 des meilleurs joueurs de l’histoire du championnat de France, le club artésien mettait déjà une fessée aux Parisiens.
62 ans après, qui peut se réincarner en Ahmed Oudjani sur la pelouse de Bollaert ? Allan Saint-Maximin pardi ! De retour dans le groupe, le manieur de ballon dispose de toutes les qualités pour imiter l’Algérien. Explosif, dribbleur, finisseur et capable de prendre feu après un salto arrière, l’ancien du Club América saura sauter sur l’occasion pour devenir le meilleur joueur de l’histoire le temps d’un match.
Autres idées : compter sur la folie de Bollaert, écouter Les Corons à la moitié du chemin sur le score de 4-0, blesser toute l’équipe du PSG sans se prendre de rouge, construire des poteaux carrés, rétrécir la taille des buts de Robin Risser, jouer le match au gymnase Bertrand-Dauvin…
Luis Enrique pas fan des trophées UNFPPar Mathis Blineau-Choëmet























































