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Théo Barbet : « On ne pense pas du tout au chômage »

On peut avoir 21 ans, un CV bien garni en équipe de France de jeunes et galérer à trouver un club. Après une expérience bourbier en Croatie, le défenseur central Théo Barbet, formé à Dijon, se prépare à rebondir au stage UNFP où se mêlent rations militaires et jeu du loup-garou.

Théo, quel est ton parcours ?
Je jouais à HL2S (un club regroupant plusieurs petites communes, NDLR), à côté de Mâcon, je suis entré au Pôle Espoir à Dijon. Après deux ans, j’ai signé un contrat aspirant de trois ans au centre de formation. En parallèle de mon bac S, j’ai vite été surclassé à Dijon, puis appelé très régulièrement en sélection nationale. Après ces trois ans, j’ai eu une proposition de contrat pro de trois ans. La première année était compliquée, puisque c’était celle du Covid. J’ai fait quelques apparitions sur le banc, puis j’ai été prêté à Bastia-Borgo où j’ai joué une vingtaine de matchs en National. Je suis revenu à Dijon, le coach m’a dit qu’il voulait faire une équipe pour remonter et que je n’aurais pas forcément de temps de jeu. C’était la réserve ou l’étranger, alors j’ai tenté la Croatie au Lokomotiv Zagreb. Lorsque j’ai signé, il était convenu que je sois prêté dans un autre club du même championnat qui venait de monter. Mais comme je suis arrivé dans les derniers jours du mercato, le club m’a dit que le prêt ne pouvait plus se faire. Arrivé au mois de janvier, le club où je devais aller ne voulait plus payer mon salaire. Là, j’ai su que ça allait être compliqué, qu’il n’y avait plus trop de solution, donc j’ai décidé de rompre mon contrat en mai pour rentrer en France.

Comment es-tu arrivé au stage UNFP ?
J’avais entendu parler de ce stage via Lévi Ntumba (actuellement au Grasshopper Zurich, NDLR), un ami avec qui j’étais au centre de formation de Dijon qui l’avait fait l’année dernière. Il me l’avait conseillé parce que l’UNFP mettait vraiment tout en œuvre pour qu’on soit dans les conditions d’un club pro. Dès que j’ai su que j’étais libre cet été, j’ai appelé l’UNFP pour savoir si je pouvais faire le stage et ils m’ont dit oui. C’est moi qui ai pris l’initiative. Ça dure cinq semaines maximum, et je peux partir quand je veux si j’ai une offre.

C’est intense, ce stage ?
Oui, mais tant mieux ! Le lundi de la reprise, on s’est entraîné dès l’après-midi. Le lendemain, c’était trois entraînements : un footing d’une vingtaine de minutes à jeun à rythme très élevé, petit-déjeuner, puis entraînement à 10 heures et l’après-midi. En plus de cela, on a des réunions organisées par l’UNFP sur différents sujets, comme le juridique par exemple. On apprend sur les contrats qu’on peut signer avec les clubs français ou étrangers, et les points sur lesquels on doit être vigilants. On a aussi des réunions sur les formations qu’on peut faire à côté du foot, en même temps que nos carrières. C’est intéressant parce qu’une carrière ne dure pas toute la vie, il faut vite penser à l’après.

« Dormir ensemble, manger des rations militaires, c’était une vraie découverte. Rester 24 heures à souffrir ensemble, ça solidifie le groupe. »

Tu penses déjà à la reconversion ?
L’objectif, c’est clairement de retrouver un club. Actuellement, je ne pense pas à une reconversion, je pense juste à lancer ma carrière. Mais plus tard, j’aimerais passer quelques diplômes. On peut faire plein de choses avec l’UNFP : une formation pour être directeur sportif, masseur ou kiné, des langues étrangères... Dans quelques années, j’y réfléchirai.

Comment est l’ambiance ?
Il y a une super ambiance ! On sait tous que si on est là, c’est parce qu’on n’a pas encore retrouvé de club, donc on se met au travail. Je pense que le stage de cohésion pendant 24 heures à l’armée nous a permis d’apprendre à se connaître. On a dormi dans des tentes sans rien, fait de l’escalade, des courses en rameur, de la boxe, une longue course d’orientation de 12 kilomètres, et un parcours militaire en transportant une roue. Dormir ensemble, manger des rations militaires, c’était une vraie découverte. Rester 24 heures à souffrir ensemble, ça solidifie le groupe. Depuis qu’on est rentrés, on est vraiment proches. Le soir, on fait des jeux ensemble après les soins. Tous les soirs, on joue au loup-garou.

Est-ce que tu connais des joueurs passés par là qui ont réussi ?

Je me suis renseigné et il y a un joueur passé par le stage il y a quelques années qui a ensuite signé à Clermont. C’est Akim Zedadka. Je sais aussi qu'Arnaud Souquet, le défenseur de Montpellier, est passé par là. C’est encourageant de voir ça, parce que ce n’est pas la fin, mais un tremplin. Je sais que je n’ai pas eu de chance dans mes précédentes expériences, mais je suis un travailleur, donc la chance va tourner. On croit que dès qu’on signe pro, c’est facile, mais ça n’est vrai que pour très peu de personnes, les joueurs comme Mbappé, etc. Pour tous les autres, c’est un métier très dur qui bouge d’une année sur l’autre.

« Je pars du principe que plus tu dois cravacher pour faire quelque chose, plus la sensation sera belle quand tu réussiras. »

Est-ce que cette situation affecte ta confiance ?
Non. Connaître des situations plus délicates, ça renforce mon mental. Pour la suite, c’est encore mieux. Je pense que devoir cravacher beaucoup plus pour avoir un club, c’est bénéfique. Je n’ai aucun doute sur le fait que je vais rebondir. Je suis un travailleur, je n’ai jamais rien lâché, donc je ne vois pas pourquoi j’aurais des doutes maintenant. C’est sans doute dû au fait qu’on soit plusieurs dans cette situation. On pense juste à notre préparation, à nos matchs amicaux. On ne pense pas du tout au chômage. Si après le stage, je n’ai pas encore de club, là je réfléchirai de manière différente, le doute commencera à s’installer. Mais pour l’instant, je suis focus sur ma préparation, il ne faut pas oublier qu’on joue des matchs amicaux contre Valenciennes, Sochaux, Clermont, Paris FC, Auxerre, Paris, Nîmes et Orléans, donc deux clubs de L1, 5 de L2 et un de National : ce n’est pas rien !

Est-ce que ton expérience en centre de formation t’a préparé à galérer ?
Quand j’étais en formation à Dijon, je n’ai jamais eu de difficulté, tout était beau et rose : j’ai été surclassé directement, appelé en équipe de France, je me suis entraîné avec le groupe pro et j’ai fait des apparitions dans le groupe sans avoir signé pro. Ce n’est pas pour autant que la tête et les chevilles gonflaient. Cette année est la première où c’est compliqué, donc ça fait forcément un peu réfléchir. Mais je pars du principe que plus tu dois cravacher pour faire quelque chose, plus la sensation sera belle quand tu réussiras.

Propos recueillis par Emile Gillet
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