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  • Angleterre – Chelsea

Chelsea-Rosenior : les rois du gâchis

Par Julien Duez
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Chelsea-Rosenior : les rois du gâchis

Remercié par Chelsea ce mercredi soir, l’entraîneur anglais s’est fait lourder par Chelsea après avoir été débauché à Strasbourg, autre propriété de BlueCo. Un beau gâchis qui donne du grain à moudre aux pourfendeurs de la multipropriété et traduit une vision court-termiste que les Blues vont finir par payer cash.

Vingt-trois matchs, dont 10 défaites, dont 5 d’affilée, la dernière contre Brighton ce mardi, ainsi se résume le court passage à la tête de Chelsea de Liam Rosenior, viré ce mercredi. Intronisé début janvier, l’entraîneur anglais saute donc quinze semaines plus tard et ce, alors qu’il lui restait 74,5 mois de contrat. Contrairement aux rumeurs, il ne touchera pas l’intégralité des indemnités correspondant aux cinq saisons et demie restantes qui le liaient avec les Blues et auraient pu lui rapporter le pactole de 24 millions de livres, mais « seulement » l’équivalent d’une saison. Ce qui reste, somme toute, assez rentable au vu de la durée de son mandat qu’on ne pourra résumer autrement qu’en un mot : échec.

Barco et Emegha, les prochains joueurs détruits par BlueCo ? 

Echec ou gâchis ? La question se pose mais la réponse semble toute trouvée. Le parcours du novice des bancs de touche en guerre avec son vestiaire illustre à lui seul la vision court-termiste proposée par BlueCo, propriétaire des deux clubs dont il a été l’entraîneur depuis le début de l’exercice en cours. À l’image de Tottenham, qui n’a pas hésité à saquer Igor Tudor après seulement sept rencontres à la tête des Spurs et à sept journées de la fin de Premier League, le football moderne se montre particulièrement cruel avec ses acteurs qui font désormais office de pions interchangeables. Dit autrement, il n’y a plus le temps d’implanter des idées et de bâtir un projet de jeu.

Alors qu’on parle déjà d’Andoni Iraola (Bournemouth) et de Cesc Fabregas (Côme) pour remplacer Calum McFarlane (intérimaire pour la deuxième fois de suite) la saison prochaine, les intéressés auront-ils la même motivation à rejoindre l’écurie de West London en sachant que le moindre faux-pas peut les précipiter prématurément vers la sortie ? De même, l’arrivée déjà confirmée d’Emmanuel Emegha et celle très probable de Valentin Barco n’a-t-elle pas de grandes chances de finir en feu de paille au milieu d’un effectif tentaculaire au sein duquel ils ne seront que des statistiques ? Rien d’impossible, quand on voit la situation de Mamadou Sarr, parti à Chelsea cet hiver pour ramasser des miettes, ou Aarón Anselmino, qui a quitté Dortmund en larmes en janvier pour se retrouver à ne pas jouer à Strasbourg.

Chelsea et l’argent jeté par les fenêtres

Malgré l’élimination de leur club en Coupe de France quelques heures plus tard, les supporters du Racing n’hésiteront pas à pousser un immense « CHEH ! » de soulagement après le licenciement de leur ancien entraîneur qui avait quitté l’Alsace avec une pointe d’arrogance, arguant qu’ « il y a des opportunités qui ne se refusent pas » et que son départ pour Londres est « une marque de respect de la part de Chelsea » qui « en dit long sur les progrès de Strasbourg et le travail effectué depuis plusieurs mois ».

La nouvelle apporte en effet de l’eau au moulin des détracteurs de la multipropriété, contre laquelle une frange non-négligeable du public de la Meinau continue de se battre au quotidien. Le week-end dernier, certains ultras ont d’ailleurs spécialement voyagé jusqu’à Londres pour une manifestation anti-BlueCo, coorganisé par des supporters de Chelsea, en avant-match de la rencontre (perdue) face à Manchester United. Un événement que la direction du groupe semble avoir fait exprès de ne pas voir.

Pourtant, le combat de la base se fait dans l’intérêt général. Selon nos informations, l’ambiance dans les bureaux est aussi morose que sur le terrain, entre les menaces de dégraissage au sein du personnel et les coupes budgétaires. En cause : les importantes pertes financières subies par le club. Malgré un chiffre d’affaires de 613 millions d’euros après la saison 2024-2025, le club accuse un déficit de 328 millions avant impôts. Un record dans l’histoire de la Premier League qui n’empêche pas la direction de continuer d’empiler les joueurs et de verser de généreuses indemnités à des coachs expérimentés à qui elle fait signer des contrats inutilement longs. Tout ça donne l’impression que Chelsea s’est transformé en poulet sans tête et pour information, le record de survie d’un gallinacé décapité est de dix-huit mois. Sachant que tout va très vite dans le football, l’avenir n’augure décidément rien de bon du côté de Stamford Bridge.

Rosenior ne touchera pas l’intégralité de ses indemnités de licenciement

Par Julien Duez

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