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PSG : des idées pour la suite

Par Tom Binet
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PSG : des idées pour la suite

Le deuxième sacre européen à peine en poche, le PSG se tourne déjà vers l’avenir avec l’objectif d’égaler le Real Madrid de Zinédine Zidane. Si la recette de Luis Enrique est bien rodée, quelques ajustements seront nécessaires pour rêver toujours plus grand.

« Il faut en obtenir 1, 2, 3, 4, 5, 6. C’est ça le plan, non ? » La séquence de Luis Enrique auprès de Canal+ dimanche au cœur des célébrations peut prêter à sourire, mais elle en dit long sur l’ambition de l’Asturien et de son PSG. Tel LeBron James à son arrivée au Miami Heat, l’intéressé rêve de dynastie. Un an après avoir fait profil bas sur le marché des transferts, quelle sera l’attitude du club de la capitale cet été ? Ce groupe si soudé en apparence peut-il continuer à terroriser l’Europe sans oxygène venu de l’extérieur ? Luis Campos, le directeur sportif, est-il l’homme qui a le plus la pression de tout le pays ?

Besoin de fraîcheur

Les choix de l’été 2025 (Illia Zabarnyi et Lucas Chevalier) n’ont pas vraiment convaincu jusqu’ici et, même si cela n’a pas porté à conséquence, il vaudrait mieux être plus inspiré cette fois-ci. Ce n’est guère un hasard si les premières projections font état d’un PSG plus actif dans les prochains mois. La rumeur Eli Kroupi Junior n’a d’ailleurs même pas attendu la fin des célébrations pour enfler. Un profil jeune, qui viendrait dans un premier temps en tant que complément d’un XI déjà parfaitement rodé. « C’est un nouveau chapitre, mais on va suivre la même ligne. On n’a pas besoin de beaucoup de joueurs parce que c’est très difficile de trouver des joueurs qui entrent dans notre équipe, fanfaronnait Luis Enrique dès samedi soir face à la presse. On aura besoin de joueurs bien sûr pour changer quelques positions, mais on est les champions d’Europe, donc piano piano. »

Bien sûr, il n’est pas question de bouleverser une recette qui fonctionne depuis deux ans. Simplement d’y ajouter quelques ingrédients pour s’assurer que ça n’accroche pas au fond de la poêle. Mis de côté le temps de marcher sur le continent, le sujet de certaines prolongations (Enrique, Dembélé, Barcola, Ruiz, Mayulu) va vite revenir sur la table. L’ancien Lyonnais, aux côtés d’autres seconds couteaux comme Lee Kang-in ou Gonçalo Ramos, pourrait d’ailleurs être candidat au départ. Parce qu’ainsi va la vie dans le monde du football professionnel, aussi bien que le groupe puisse vivre.

Si le PSG devait s’offrir une troisième finale consécutive en juin 2027, difficile d’imaginer que les dix mêmes joueurs de champ débuteraient une nouvelle fois. D’abord parce que cette fois-ci, les remplaçants ont fait le job. De Lucas Beraldo, auteur du tir au but décisif quand tout le monde le voyait être le héros malheureux, à Gonçalo Ramos ou Zabarnyi. Sans oublier Warren Zaïre-Emery logiquement déçu de ne pas débuter et apparu quelque peu en retrait pendant les festivités. Ensuite, parce que Luis Enrique va trouver de nouvelles jeunes pousses à modeler selon ses principes, histoire d’agrandir son armada de tueurs à gage qui ne doutent de rien.

On a une étoile, on a deux étoiles…

« On veut la troisième étoile ! » Voilà plus ou moins le discours tenu par les Rouge et Bleu avant même que le tir au but de Gabriel ne retombe. Venu en zone mixte coiffé d’une casquette comptant jusqu’à trois avec les doigts, João Neves clamait son envie de voir l’équipe « continuer à jouer comme ça » à l’avenir, promettant qu’un troisième sacre arriverait « l’année prochaine, ou je ne sais pas quand ». Le message est clair : ne comptez pas sur les Parisiens pour lâcher l’accélérateur, eux qui ambitionnent désormais de devenir les égaux du Real Madrid au printemps prochain.

Un règne étendu grâce à quelques ajustements en cours de route, comme les introductions d’Isco ou de Raphaël Varane dans le XI des finales dès 2017. « C’est clair que les objectifs à préparer vont arriver, mais on a le temps, c’est le moment de prendre des vacances, tempérait encore Enrique dans les entrailles de la Puskás Arena. Clairement, il y aura des moments pour parler de “back-to-back-to-back”, comme l’a dit Luis Campos. On est contents d’avoir des objectifs à la hauteur de nos supporters, à la hauteur de ce club et à la hauteur de la ville. » On est en droit de croire que la date du 5 juin 2027 est déjà affichée en grand partout au Campus de Poissy, et que le tacticien n’attendra pas la fin de la Coupe du monde pour plancher sur la saison prochaine. Ah et au fait, juste au cas où : on dit three-peat.

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