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Mapou Yanga-Mbiwa : « Dernièrement, on a planté des radis et des concombres »

Propos recueillis par Baptiste Brenot et Jean-Baptiste Chanet

Six ans après son dernier match professionnel, Mapou Yanga-Mbiwa, à 34 ans, vient de rechausser les crampons du côté d’Istres en National 3. Le défenseur raconte sa vie en famille ces quatre dernières années sans foot, sa mauvaise période à Lyon et son amour pour le jardinage. Entretien avec un revenant.

Mapou Yanga-Mbiwa : «<span style="font-size:50%">&nbsp;</span>Dernièrement, on a planté des radis et des concombres »

Bonjour Mapou, cela faisait pratiquement quatre ans qu’on n’avait pas lu ton nom sur une feuille de match (il était sans club depuis son départ de Lyon en juillet 2020, NDLR), l’attente n’a pas été trop longue ?

Pas du tout ! J’aime tellement de choses que je me suis bien occupé. Entre mon association, ma passion pour le jardinage et quelques voyages, j’ai su me faire kiffer en m’occupant de mes enfants, ma famille et passer quelques moments avec mes potes.

Détaille-nous un peu ce que tu as fait pendant ces années sans foot.

Je suis un mec simple qui touche à tout. J’ai aidé mes potes pour les déménagements, j’ai construit des cabanes écologiques, et même fait des travaux. Ce qui m’occupe le plus, c’est mon jardin. Je jardine énormément avec mes enfants. Dernièrement, on avait planté des radis, des tomates, des concombres et plein d’autres choses, car je n’ai aucune limite dans mon jardin. Sinon, nous sommes souvent partis camper en famille à la montagne, avec deux ou trois tentes et nos sacs à dos, nous nous sommes régalés. Au programme : feu, barbecue et baignade dans le lac, rien de mieux !

Début février, tu as signé avec Istres, qui évolue en National 3. Pourquoi avoir voulu relancer ton histoire avec le foot ?

J’estime que cette année, c’était le bon moment pour rechausser les crampons et retrouver le plaisir des terrains. Je connaissais déjà ce club, car j’ai plusieurs amis qui y jouaient et certains y jouent toujours, donc j’ai pu avoir toutes les bonnes informations avant de venir. J’ai eu un bon feeling avec le staff, le président et j’ai perçu rapidement que c’était un bon groupe. Istres étant à proximité d’où je vis, c’était plus facile de faire les démarches avec le club et de visiter les installations. Tous les voyants étaient au vert, alors je me suis lancé, en me disant : « Allons voir ce qui m’attend ici. »

Je cherche de la tranquillité, à relâcher la pression et à prendre du plaisir pour profiter au maximum des quelques années qu’il me reste.

Quel est ton objectif en reprenant en National 3 ?

Je suis tombé sur Istres, qui est premier du groupe A de National 3, donc si on peut faire monter le club, c’est tant mieux. Je ne souhaitais pas retrouver un club professionnel, cela ne me convenait pas ! J’ai côtoyé pendant longtemps ce monde-là (2007-2020, NDLR) et c’était très bien, mais maintenant, je cherche de la tranquillité, à relâcher la pression et à prendre du plaisir pour profiter au maximum des quelques années qu’il me reste.

Tu étais pourtant en contact avancé avec des clubs professionnels au Moyen-Orient récemment. Tu ne voulais pas signer là-bas ?

J’ai bien sûr eu différentes touches, dont celles provenant de différents clubs basés aux Émirats. Je suis allé là-bas, mais à chaque fois, il y avait toujours des détails qui ne me convenaient pas, donc j’ai préféré ne pas m’engager. Même si financièrement, c’était intéressant, ce n’était pas mon but. L’important, c’était le sportif, c’était de jouer pour se faire kiffer.

Le fameux critère décisif pour Istres, c’était aussi celui d’être à proximité de tes proches ?

J’ai tous mes amis ici, que ce soit à Port-de-Bouc ou à Marseille, donc c’était beaucoup plus facile de rester dans le coin. Ça faisait plusieurs années que je n’avais pas trop vu ma famille, et pour le bien-être de mes enfants, j’ai ressenti la nécessité de nous rapprocher du cercle familial pour qu’ils profitent de leurs grands-parents et de leurs cousins. Puis, à titre personnel, j’ai un lien particulier avec le Sud, car c’est le lieu dans lequel j’ai atterri à mes 8 ans, quand j’ai quitté la Centrafrique (son pays natal, NDLR).

 

Le Sud, c’est également le retour aux premières amours que tu as connues dans le monde professionnel, à Montpellier. Pour quelles raisons étais-tu parti en toute fin du mercato hivernal en 2013, quelques mois après avoir été sacré en Ligue 1 ?

Je voulais découvrir autre chose. On venait d’être champions de France, j’avais connu la Ligue des champions avec mon club formateur, mais je gardais cet objectif de découvrir le championnat anglais. Quand j’ai eu des sollicitations concrètes, j’ai réalisé que j’avais un peu tout connu à Montpellier. Ce club m’avait tout donné, mais c’était le bon moment pour voir autre chose. J’ai alors choisi de prolonger mon contrat avec le MHSC pour qu’ils touchent une bonne indemnité de transfert, c’était ma manière de les remercier.

Tu as donc fait partie de la colonie des « Frenchies » en rejoignant Newcastle.

Grave ! Les trois quarts des joueurs parlaient français, donc c’était facile de s’intégrer. Mais nous n’hésitions pas à nous mélanger, nous parlions anglais et les non-francophones apprenaient notre langue, ça donnait une belle symbiose, assez fun ! Newcastle, c’était une très bonne expérience, même s’il faisait tellement froid… Et qu’il y avait du vent toute l’année.

Totti et De Rossi, c’étaient des joueurs que je regardais à la télé, avec qui je jouais à la PlayStation, et là, je me retrouvais avec eux au quotidien, ils essayaient même de parler français avec moi, c’était magique !

Tu perds ta place lors de ta deuxième saison en Premier League, puis tu rejoins l’AS Roma. Comment atterris-tu à Rome, dans un club qui compte des légendes du football italien avec Daniele De Rossi et Francesco Totti ?

Je ne jouais plus beaucoup, et Rudi Garcia cherchait quelqu’un pour remplacer Medhi Benatia (parti au Bayern Munich, NDLR), alors la Roma m’a pris en prêt. Concernant De Rossi et Totti, ce sont des joueurs formidables que tout le monde connaît, mais aussi des personnes adorables. Ils m’ont tout de suite mis dans le bain, et je me suis senti à l’aise, surtout que je parlais déjà un peu italien, depuis l’école. Ce sont des mecs qui savent y faire, quand ils voient que quelqu’un est nouveau, pas super à l’aise, ils viennent vers toi naturellement et te posent des questions, sur ta famille ou tes enfants. C’étaient des joueurs que je regardais à la télé, avec qui je jouais à la PlayStation, et là, je me retrouvais avec eux au quotidien, ils essayaient même de parler français avec moi, c’était magique ! Bon, heureusement que j’avais bien appris l’italien à l’école tout de même.

Si cela se passait aussi bien, pourquoi pars-tu directement au bout d’un an ?

(Rires.) J’aimerais bien dire la vérité, mais c’est compliqué. Quand Lyon est venu, la Roma avait levé l’option d’achat, et j’avais signé pour cinq ans. Mais les dirigeants lyonnais montraient tellement d’envie, revenant plusieurs fois à la charge. Ils ont proposé plus à l’AS Rome, qui y a vu une opportunité de récupérer de l’argent, donc ça s’est fait. Franchement, j’étais très bien à Rome, mais dans ce milieu, on ne fait pas que ce que l’on veut. Si les deux clubs sont d’accord pour acheter ou vendre un joueur, tu n’as pas trop ton mot à dire.

À ce moment-là, tu te sens un peu comme un produit commercial ?

Tu te rends compte que t’es dans un milieu avec beaucoup d’argent, et c’est comme ça que ça se passe, il faut faire avec ! On t’achète, tu vas quelque part, et tout le monde est gagnant dans l’histoire. C’est le foot qui est comme ça.

 

Et à l’OL, où tu arrives comme titulaire, on sent un changement après deux saisons quand tu finis par disparaître du onze lyonnais. À quel moment intervient la rupture ?

À Lyon, c’est compliqué, il y a une mentalité et une gestion particulières. Après réflexion, je me suis dit que c’était plus commercial qu’une volonté d’avoir un joueur pour le faire jouer. J’ai vraiment compris qu’il est difficile de s’en sortir quand tu es lié par un contrat, car si tu cherches à résilier ou à rompre à l’amiable, le club va refuser. Et moi, on m’a plus ou moins forcé à finir mon contrat là-bas.

L’objectif à Lyon, c’était de me faire péter les plombs, de montrer aux gens que j’étais un mauvais garçon, mais je ne leur ai pas donné cette opportunité de salir mon image.

Rudi Garcia, quand il te retrouve à Lyon, il dit que tu n’es plus le même Mapou que celui connu à la Roma. Qu’est-ce qui avait changé ?

Beaucoup de choses. De base, je suis quelqu’un de très souriant, joyeux, mais là, on m’a mis dans une situation où tout était négatif, en me mettant des bâtons dans les roues du matin au soir. Chaque jour, en allant à l’entraînement, j’appréhendais, je ne savais pas ce qui allait m’arriver, si on allait m’envoyer avec les U17, la réserve ou si on allait me dire de ne pas m’entraîner. Il fallait rester calme du début jusqu’à la fin même si des choses t’énervent, il faut rester droit dans ses baskets ! Alors oui, au bout d’un moment, je ne calculais plus personne, comme ils m’avaient dit que j’allais rester là jusqu’à la fin de mon contrat. J’attendais, on me disait d’aller à droite, j’y allais ; d’aller à gauche, j’y allais. L’objectif pour eux, c’était de me faire péter les plombs, de montrer aux gens que j’étais un mauvais garçon, mais je ne leur ai pas donné cette opportunité de salir mon image.

T’es-tu senti victime du business qui gravite autour du football ?

Victime, c’est un bien grand mot. Franchement, ils m’ont fait beaucoup de coups, tout ce qui était possible de tenter, ils l’ont fait. Je leur ai demandé pourquoi ils m’avaient récupéré pour ne pas me faire jouer. Car l’idéal pour eux comme pour moi était de me vendre, mais ils n’ont pas cherché à comprendre, les dirigeants m’ont dit que je resterais là le temps de finir mon contrat.

As-tu pu t’entourer ou recevoir des soutiens ou des appuis extérieurs ?

Non, je n’ai reçu aucun soutien. Les seuls à avoir été là pour moi, c’était ma famille et mes enfants. Mais je m’étais préparé à tout, donc je n’en ai pas eu trop besoin non plus. Je me suis recentré sur moi-même, et aujourd’hui, tout va bien dans ma vie.

 

Sans avoir jamais pensé à arrêter ta carrière ? J’ai toujours aimé le football, et je kiffe encore le football, donc non, jamais. Depuis petit, j’adore jouer au foot. Cette expérience a fait grandir cette passion, cette envie de football en moi. Aujourd’hui, j’ai décidé de ne plus jouer dans le milieu pro et de privilégier le monde amateur pour retrouver des sensations et me faire plaisir comme durant ma jeunesse.

Je n’aime pas trop regarder le football, je préfère regarder un match de DH que d’aller au stade et regarder une Ligue 1.

Lorsque ton contrat se termine, tu t’éloignes du football, puis tu pars vivre à Dubaï, dans quel but ? J’ai voulu passer du temps avec ma famille et m’éloigner de tout ça. On a fait nos bagages, puis on est partis s’installer là-bas en famille. On a pu profiter de ces lieux, découvrir le pays, et on y est restés plusieurs années avant de revenir pour retrouver le reste de la famille en France.

De là-bas, tu as quand même continué à suivre l’actualité autour du foot ?

Je n’aime pas trop regarder le football, je préfère regarder un match de DH que d’aller au stade et regarder une Ligue 1, j’ai toujours été comme ça. Après, s’il y a une grosse affiche en Coupe d’Europe ou un OM-PSG, je peux y aller avec des potes, mais ce n’est jamais moi qui prendrais les billets, je suivrais mes potes !

Au vu de ton expérience, la situation actuelle de l’Olympique lyonnais te surprend-elle ? Ce n’est pas choquant, non, c’est même une suite logique ! Il y a eu plusieurs choix faits dans le passé, qui font que l’OL est à cette place-là. Après, je ne m’inquiète pas du tout pour eux, car l’Olympique lyonnais a cette capacité à relever la tête et à finir dans les cinq, six premiers. C’est peut-être dans l’ADN du club.

Comment perçois-tu ta carrière de footballeur ? Je suis fier de ma carrière, car j’ai réalisé mes rêves d’enfant. Même si ce n’est pas fini, l’homme qui a commencé cette belle aventure est resté le même sans changer ses principes. J’ai kiffé tous les moments que j’ai connus : chaque match, chaque entraînement, chaque victoire, et même les défaites, car je me suis forgé dans ces moments. Je finis avec beaucoup d’expériences, et un certain recul qui m’a toujours aidé dans ma vie, et cela continuera. Je n’ai aucun regret et je compte bien profiter avec Istres.

Si on te parle d’un accrochage avec Messi, puis de celui avec Zlatan, pas de regret de n’avoir rien tenté avec Cristiano Ronaldo ? (Rires.) Le pire, c’est que j’ai essayé lors d’un tournoi amical, disputé entre la Roma, Manchester City et le Real Madrid, mais il est tellement fort qu’il n’a jamais bronché. J’ai un grand respect pour ce phénomène !

 

D’ailleurs, à quel poste as-tu débuté dans le foot ? Tu as toujours été défenseur ? Ça fait longtemps ! (Rires.) Non, j’ai beaucoup bricolé, mais enfant, j’ai commencé comme attaquant. Je vais expliquer comment je me suis retrouvé défenseur. Ce qu’il s’est passé est simple, je déteste perdre. Et à chaque fois, je reculais de poste, car si mon équipe perdait, pour un but de plus, je n’étais pas satisfait. Après, je me positionne en milieu box to box, cela ne fonctionnait pas non plus, alors je me suis stabilisé derrière, comme ça, je tenais la baraque ! Pour m’inspirer, je regardais ce qui se faisait de mieux dans le football et qui était beau à voir, donc trois équipes : Manchester United, l’AC Milan et l’OM.

Tu avais quitté la Centrafrique à l’âge de 8 ans, un pays qui a connu plusieurs conflits dévastateurs. Tu y as gardé un lien très fort, notamment en fondant une association en 2015 qui porte ton nom. Comment cela t’a affecté dans ta vie d’homme et de footballeur ? J’ai 80% de ma famille qui habite à Bangui. Je suis né là-bas et je suis toujours retourné régulièrement en Centrafrique, il y a des périodes calmes et d’autres très tendues. J’y ai d’ailleurs vécu quelque temps avec mes enfants pendant l’un des conflits, car chaque année avec ma femme, nous partions en Centrafrique. En constatant toute la misère et les désastres humains que cette guerre avait causés, notre volonté a été de venir prêter main-forte en montant un projet. On a commencé à apporter les premières nécessités, de la nourriture, des habits, mais cela ne suffisait pas et on a voulu faire quelque chose de durable. Puis le projet d’une école est venu à nous afin d’aider à reconstruire le pays et permettre aux enfants de grandir et de se développer dans de meilleures conditions. Nous avons mis en place un gros complexe (depuis 2019, NDLR) pour éduquer les enfants et donner du travail aux adultes.

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Propos recueillis par Baptiste Brenot et Jean-Baptiste Chanet

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