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Qui sont les nouveaux coachs de Ligue 1 ?

La Ligue 1 pointe le bout de son nez et de nouvelles têtes dépassent : huit entraîneurs vont découvrir l’élite cette saison. Déjà connus des amateurs du foot français, petits jeunes au nom clinquant ou paris risqués, on se charge de faire les présentations.
→ Les fils de
On ne choisit pas sa famille, mais certaines cigognes choisissent de meilleures pistes d’atterrissage que d’autres. À 37 ans, Davide Ancelotti serait-il le nouvel entraîneur de Lille sans un tel patronyme ? Il s’est déjà défendu à plusieurs reprises d’avoir bénéficié d’un quelconque favoritisme, préférant mettre en avant les difficultés liées à la pression de décevoir : « Quand on est entraîneur, c’est très lourd à porter. Je ne peux pas le nier. Je sais que je serai jugé, surtout au début, parce que je suis le fils de Carlo. » Après avoir tâté le banc aux côtés du papa au Bayern, à Naples ou au Real, le nepo baby italien s’est lancé dans le grand bain à Botafogo à l’été 2025. Six mois plus tard, il était mis à la porte pour des désaccords avec la direction. Plutôt que d’aller se relancer dans l’ombre, il a bénéficié d’un poste d’adjoint au Brésil dans le staff de Don Carlo avant de voir le LOSC lui ouvrir les portes. Comme quoi, parfois, ça aide.
Les Hauts-de-France font décidément dans l’entre-soi puisque le RC Lens a choisi Dino Toppmöller, 45 ans, pour remplacer Pierre Sage durant l’intersaison. Klaus Toppmöller (finaliste de la Ligue des champions à la tête du Bayer Leverkusen) n’étant pas Carlo Ancelotti, le fiston a dû davantage cravacher. Après une carrière de joueur plus que modeste, il a fait ses preuves en cinquième division allemande, au Luxembourg et en Belgique, avant d’avoir sa chance sur les bancs de Leipzig et du Bayern Munich, en tant qu’adjoint de Julian Nagelsmann, et de Francfort dans le costume d’entraîneur principal. De quoi se forger son propre style, loin de l’ombre du père. « J’aime le foot intensif, comme Lens l’an passé. J’aime le foot offensif avec les idées claires. Je veux un système toujours fluide. Lens a défendu avec trois défenseurs centraux, dans ma tête je vais continuer ça. Il faut aussi s’adapter », avait-il expliqué lors de sa présentation, soucieux de ne pas froisser son prédécesseur, même s’il lui a déjà donné la leçon sur le terrain.
→ Les promus
Ceux qui ne sont jamais invités aux soirées d’samedi soir savent que la Ligue 2 est un excellent laboratoire. Après avoir fait éclore Jean-Marc Furlan, Antoine Kombouaré ou Olivier Dall’Oglio, l’antichambre a récemment révélé Stéphane Dumont (Troyes) et Patrick Videira (Le Mans). Deux parcours bien différents : le premier a connu la Ligue 1 comme adjoint à Lille et Reims avant de faire ses armes à Guingamp et l’ESTAC dans la peau du numéro 1, tandis que le second a d’abord bataillé dans les championnats amateurs, à Istres et à l’AS Furiani, avant de faire passer le club sarthois du National à l’élite. Leur objectif, en plus du maintien, va être de proposer le même jeu léché à l’échelon supérieur. Tous les exemples ne sont pas bons à suivre.

→ Les paris
Il aurait pu figurer aux côtés de Toppmöller et Ancelotti parmi les coachs dont on attend beaucoup cette saison, mais, malheureusement pour lui, Filipe Luís ne descend pas d’une famille royale. Nouvel entraîneur de l’AS Monaco, l’ancien latéral de l’Atlético de Madrid se distingue de son mentor Diego Simeone. Ses deux années à la tête de Flamengo, avec qui il a tout gagné (ou presque), ont mis en avant une sérieuse science tactique ainsi qu’un goût pour la liberté individuelle. Dans la lignée de Fernando Diniz et de son jeu apositionnel, le Brésilien compte bien imposer sa patte en France.
Jens Berthel Askou (Toulouse) et Hugo Oliveira (Strasbourg) vont aussi faire leurs débuts dans le big 5 européen. Respectivement âgés de 43 et 47 ans, le Danois et le Portugais font office d’ovnis et c’est tout sauf un hasard s’ils atterrissent dans les deux clubs les plus expérimentaux du championnat. Avant le TFC, Askou a connu les bancs du HB Tórshavn (Îles Féroé), du AC Horsens, du FC Copenhague (Danemark), de l’IFK Göteborg (Suède), du Sparta Prague (Tchéquie) et du Motherwell FC (Écosse).
Avec seulement une pige à Fulham comme adjoint et deux ans à Famalicão (Portugal), Oliveira apparaît presque stable. Les deux ont en commun une certaine idée du jeu. Après la possession prônée par Carles Martínez Novell, le Stadium va devoir s’habituer aux shoots d’intensité, tandis que la Meinau devra parfois retenir sa respiration car le nouvel entraîneur du Racing entend mettre son gardien au centre du projet de jeu, quitte à parfois se trouer.
→ L’adjoint
Il aurait préféré rester dans l’ombre, mais Julien Lachuer a été propulsé sur le devant de la scène dans de terribles circonstances. Après le décès d’Éric Roy, l’historique membre du staff brestois (depuis 2010, il a été en charge des gardiens, puis adjoint du King) a enfilé le costume de numéro un pour poursuivre la dynamique impulsée ces dernières saisons. « Je sais que ça va être difficile de faire mieux, parce que ça a été un coach bienveillant avec les joueurs, le staff, qui fédérait, a-t-il soufflé, lors de la première conférence de presse du reste de sa vie. Son décès a été un choc. Jusqu’à son dernier souffle, il pensait au club et aux joueurs. On va essayer de lui rendre hommage avec cette nouvelle histoire, de faire tout notre possible pour performer comme il l’aurait voulu. Maintenant, il faut y aller, et en tout cas, je me sens prêt. Je me sens, on va dire, courageux, parce que passer derrière Éric, ce n’est pas simple. » L’héritage des Pirates est entre de bonnes mains.
Zhegrova marque enfin un (sublime) but avec la JuventusPar Enzo Leanni























































