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Rangez Textor et Nasser, sortez les strass et les stars !

Par Julien Faure
5 minutes
Rangez Textor et Nasser, sortez les strass et les stars !

Marqué par l’immense tension qui règne entre les présidents respectifs de chaque club, le choc entre l’Olympique lyonnais et le PSG doit aussi retrouver son essence première, celle d’une rencontre du dimanche soir entre deux des trois dernières équipes françaises encore en lice en Coupe d’Europe.

On ne sait pas s’ils seront en tribunes ce dimanche au Groupama Stadium, mais une chose est pratiquement sûre, on ne parlera que d’eux dans l’avant-match de OL-PSG, dimanche soir. Opposés sur presque tous les sujets et publiquement embrouillés, sur fond de négociations des droits télé et de « tyrannie » exercée sur le foot français par le Qatari, John Textor et Nasser al-Khelaïfi risquent bien d’être les deux grands bonhommes du week-end en Ligue 1. Du moins, et on l’espère, jusqu’à 20h45 pas plus. Car en présence de Rayan Cherki, Georges Mikautadze, Corentin Tolisso ou même Nicolas Tagliafico côté lyonnais, et d’Ousmane Dembélé, João Neves, Désiré Doué ou encore Bradley Barcola, pour ne citer qu’eux côté visiteurs, il serait bien dommage de ne se focaliser que sur deux milliardaires qui ne nous ont jamais emballés par leurs passements de jambes ou leurs frappes en pleine lucarne.

Un choc aux allures européennes

Reste que cette brouille s’est immiscée dans l’avant-match et qu’Alexandre Lacazette est monté au créneau pour défendre l’Américain : « Je soutiens notre président et ses propos. Je ne peux pas en dire plus. » On ne sait pas ce qu’il y avait de plus à dire, mais il aurait pu partager ses pensées dans une semaine où les langues se délient et où la France ne compte plus que trois représentants européens après la sortie de Brest et Monaco. À l’orée d’un enchaînement Paris, Brest, Bucarest, Nice, Bucarest, Lyon doit véritablement lancer la machine et va jouer le plus gros match de sa saison à domicile en clôture de cette 23e journée de Ligue 1. « Sur la dernière année, pour moi, cette équipe du PSG est la plus forte que j’ai connue, peut-être la meilleure en Europe actuellement », a même lâché Paulo Fonseca, témoin du défi qui attend ses troupes. La pelouse du Groupama Stadium sera même toute neuve pour l’occasion, signe que c’est un match aux allures de milieu de semaine qui s’annonce.

Cette équipe du PSG est la plus forte que j’ai connue, peut-être la meilleure en Europe actuellement.

Paulo Fonseca, en conférence de presse

Sur cette même scène européenne, Paris vient de frapper un très grand coup, surtout à l’échelle nationale d’ailleurs. Et alors qu’il vient de tirer Liverpool en huitièmes de finale de Ligue des champions, il est désormais face à un calendrier d’un calibre continental. À partir de ce dimanche, le champion de France enchaînera Lyon, le Stade briochin, Lille, huitième-de-finaliste en C1, Liverpool, Rennes, Liverpool et Marseille. S’il sort indemne de ce passage infernal, Paris sera non seulement aisément assuré du titre, mais aussi parmi les grands favoris à la couronne suprême sur le Vieux Continent. Alors il a tout intérêt à démarrer cette série du bon pied contre un OL ragaillardi mais toujours convalescent.

Des dynamiques à défendre

Pourtant, Lyon a le droit de croire en sa bonne étoile. Parce que depuis que le Qatar a débarqué dans l’Hexagone, c’est dans l’ADN lyonnais de faire tomber l’ogre parisien (2012, 2014, 2016, 2018, 2019, 2020 et 2023) et parce que mi-décembre au Parc des Princes, il n’était pas passé loin d’embêter à nouveau un PSG certes bien moins serein il y a deux gros mois qu’à l’heure actuelle. On se souvient évidemment de la petite brouille entre Gianluigi Donnarumma et Georges Mikautadze, même si elle s’était terminée par des papouilles à la pause, qui avait témoigné de l’orgueil lyonnais tout autant que la frustration parisienne du soir.

Mais à l’image de ces dernières performances contre le leader du championnat de France (13 buts encaissés lors des 4 dernières confrontations), l’OL n’avait pas su saisir sa chance. Depuis, il a traversé une zone de fortes turbulences, marquée notamment par une pitoyable élimination contre Bourgoin-Jallieu qui, par ricochet et à la suite d’une série négative, a abouti à l’éviction de Pierre Sage, remplacé par un Paulo Fonseca miraculeusement sur le marché. Après des débuts ratés contre Marseille, le technicien a d’ailleurs rapidement redressé la barre, avec deux succès probants et quatre buts marqués à chaque fois. Certes, les oppositions rémoises et montpelliéraines étaient bien moindres que le défi qui attend les Lyonnais dimanche, mais la dynamique est lancée, à eux de la conserver.

Car en face, voilà une équipe qui a su surfer sur une vague de bons résultats. En comptant leur victoire face à Lyon, les Parisiens viennent d’enchaîner 15 succès lors de leurs 16 dernières sorties. Des chiffres plus que probants, qui leur ont notamment permis de jouer en pleine confiance et libérés. Résultat, ils ont mis quatre buts ou plus lors de six de leurs 13 rencontres en 2025 et leur arsenal offensif semble sans limite, des titulaires au banc, alors que Gonçalo Ramos n’en finit plus de s’affirmer comme un redoutable supersub. Au milieu, la connexion Vitinha-Neves fait des merveilles et Paris s’appuie en plus sur une série de 35 matchs consécutifs sans défaite à l’extérieur en championnat. Dimanche, au coup d’envoi, ce seront 20 points qui sépareront Paris de son hôte, et on risque donc bien de voir cette différence sur la pelouse. Mais après tout, John Textor est un cow-boy, il se plaît à l’inculquer à ses joueurs, et ce ne sont donc pas les stars de la capitale qui leur feront peur.

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Par Julien Faure

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