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PSG-Flamengo : une finale anachronique

Par Enzo Leanni
4 minutes

Au milieu d’un calendrier démentiel, le PSG, freiné par les blessures depuis de longues semaines, se rend au Qatar pour la finale de la Coupe intercontinentale contre Flamengo. Comme les instances sont clémentes, le club européen a la voix toute tracée vers le sacre, ce qui interroge encore davantage quant au réel intérêt de la rencontre.

PSG-Flamengo : une finale anachronique

Mais au fait, pourquoi le PSG va affronter Flamengo ce mercredi en fin d’après-midi ? Pour faire briller un nouveau trophée dans son armoire ? Pourquoi pas. Pour se prouver à lui-même qu’il est bien le meilleur club du monde, quelques mois après avoir laissé un trône en bois à Chelsea ? Bof, on n’avait pas besoin de ça pour savoir que le vainqueur de la Ligue des champions avait bien souvent une longueur d’avance. Pour clarifier les choses entre le Mondial des clubs et la Coupe intercontinentale… qui elle-même a dû changer de nom et de formule… et qui n’a rien à voir avec celle que l’on a connue jusqu’en 2004 ? Non, puisqu’on n’y comprendra rien, même en cas de victoire parisienne. Pour que le Qatar puisse célébrer une victoire à Doha ? Peut-être, c’est sûr que l’équipe de Luis Enrique devrait avoir plus fière allure que celle de Félix Sánchez Bas en 2022. Pour faire passer le procès avec Kylian Mbappé au second plan ? Ah, là on tient une piste !

On veut continuer d’écrire l’histoire de notre club. C’est une grande motivation pour nous.

Luis Enrique, bon communicant

Inutile d’aller bien loin, cette finale n’en a que le nom, tant les enjeux paraissent dérisoires. « C’est important pour nous en tant qu’équipe et club. Pour nos supporters, c’est important comme opportunité, a tempéré Luis Enrique en conférence de presse. C’est très difficile de bien valoriser ce trophée. Quand tu perds, tu dis que ce n’est pas important. […] On veut continuer d’écrire l’histoire de notre club. C’est une grande motivation pour nous, pour le club, et je ne pense pas que nos adversaires seront plus motivés que nous. » Il s’est tant arraché les cheveux ces derniers mois face à l’hécatombe de son groupe, miné par les blessures en raison d’une préparation tronquée par la Coupe du monde des clubs aux États-Unis durant l’été, qu’il y a fort à parier que l’Espagnol se serait bien passé de ce nouveau voyage à l’autre bout du monde. Surtout avant une deuxième partie de saison qui s’annonce éreintante en championnat et en Ligue des champions.

Un match d’un autre temps

Marquinhos devrait être de retour, d’après les indications de son coach en conférence de presse, et les autres cadres reprennent peu à peu leur rythme de croisière. À 48 heures du coup d’envoi de la CAN au Maroc, le PSG ne pourra toutefois pas compter sur Achraf Hakimi, de toute façon indisponible, mais bien sur Ibrahim Mbaye, pourtant sélectionné avec le Sénégal, une preuve de plus que les cadors européens sont plus puissants que les nations africaines. Et une énième aberration de calendrier car, si le Pyramids FC avait battu Flamengo en demi-finales, quatre Égyptiens, un Marocain, un Congolais et un Burkinabé auraient rejoint leur camp de base en retard…

C’est toujours à la mode au Brésil, le crop top, visiblement.
C’est toujours à la mode au Brésil, le crop top, visiblement.

Cette virée à Doha permettra au moins au club racheté par Qatar Sports Investments en 2011 de soigner son image au pays, mais c’est à peu près tout, et ça ne suffira pas à rétablir la balance avec le coût écologique. Car tout ce qui entoure cette rencontre semble complètement anachronique. Neuvième plus grand club du XXe siècle, d’après FIFA Magazine, vainqueur de la Coupe intercontinentale en 1981 – qui n’a rien à voir avec celle qu’on nous servira ce mercredi, on le rappelle –, Flamengo, est donc dans le thème. Entraîné par Filipe Luís, symbole d’un jeu passéiste en tant que joueur, mais porteur d’idées novatrices comme coach, le club carioca a au moins le mérite d’apporter une adversité intéressante au PSG. Au point de faire vaciller Vitinha et ses troupes pour autant. Avec un seul match sur le banc depuis le début de saison, le Portugais, lui, aurait bien mérité quelques jours de vacances, mais il faudra attendre quelques jours supplémentaires pour enfin souffler un bon coup.

Filipe Luís admiratif de Safonov et du PSG

Par Enzo Leanni

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