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Alain Roche : « Neymar n’a rien à gagner à venir à Paris »

En charge du recrutement du PSG pendant neuf ans, Alain Roche ne peut s’empêcher de s’intéresser au mercato. Aujourd’hui consultant et à la tête de Fan Live, une application sur le foot, l’ancien défenseur porte un regard particulier sur les transferts en général et sur ceux du club parisien en particulier.

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En tant qu’ancien responsable de la cellule de recrutement du PSG, est-ce que la période du mercato vous intéresse encore ?
Bien sûr, on lit les infos tous les jours. Mais bon, il faut remplir les vases, donc il y a beaucoup de rumeurs. Je suis patient, je sais que le mercato est très long. Là, on fait patienter certains, on fait monter les enchères du côté des joueurs comme des clubs. Je ne m’enflamme pas pour ce que je vois, mais je suis attentif, j’essaye de lire entre les lignes, j’y porte un œil d’ancien responsable. Entre les informations que nous donnent les agents, les journalistes, les clubs ou les joueurs, il faut faire la part des choses.

Pour l’instant, que pensez-vous du mercato parisien avec les arrivées de Daniel Alves et Yuri Berchiche ?
« Quand je vois les sommes que les clubs sont en train de mettre sur la table, je trouve ça affolant. Donc pour Berchiche j’attends de voir. »
Berchiche, je ne le connais pas, je fais confiance à Unai Emery qui le connaît bien. Mais bon, il n’y a pas beaucoup de latéraux sur le marché, et ceux qui sont bons sont hors de prix. Quand je vois les sommes que les clubs sont en train de mettre sur la table, je trouve ça affolant. Donc pour Berchiche, j’attends de voir. Pour ce qui est de Daniel Alves, je trouve que c’est intéressant en matière d’image, en matière d’expérience. Au vu du parcours qu’il a pu faire avec la Juve en Ligue des champions, s’il joue à ce même niveau lors des matchs importants, c’est super. Pour ce qui est du championnat, je pense que ça ira pour lui, il sera au niveau, je n’ai pas trop d’inquiétude.

Et pour la Ligue des champions, vous pensez qu’il arrivera à faire passer à Paris ce fameux palier que l’équipe n’arrive pas à franchir ?
Il manquait un leader à Paris et je trouve que ce garçon a la personnalité pour l’être. S’il peut aider le PSG à franchir un cap, je serai le premier heureux, pour le football français déjà et pour moi parce que je suis un supporter parisien quand même.


Vous évoquez les prix qui sont en train de flamber, justement les rumeurs enflent autour d’une possible arrivée de Neymar pour 220 millions d’euros, qu’est-ce que cela vous évoque ?
220 millions sans compter son salaire. Je ne sais plus quoi penser. Les prix explosent partout, le foot est devenu un vecteur d’image très important, les moyens sont décuplés, les clubs mettent des clauses toujours plus élevées dans les contrats. Elles ne servent à rien en France, mais elles sont très utiles et officielles en Espagne. Maintenant, partir de Barcelone pour venir au PSG, je ne sais pas si d’un point de vue sportif, c’est très intéressant pour Neymar. Après, mine de rien, il est depuis des années dans l’ombre de Messi, venir à Paris peut le faire sortir de l’ombre, il deviendrait le leader du PSG en matière d’image. Sa venue serait géniale pour la France. En ce qui concerne les 220 millions d’euros, quand vous avez les moyens, vous pouvez tout vous permettre.


D’un point de vue personnel, vous y croyez à Neymar à Paris ?
Non, pas du tout, parce qu’il a plus de garanties de gagner la Ligue des champions avec Barcelone qu’avec le Paris Saint-Germain. Il n’a rien à gagner à venir à Paris pour l’instant. Mais s’il venait, ça serait magnifique, il pourrait servir de locomotive pour faire venir d’autres joueurs.

Le mercato de Monaco est moins animé du côté des arrivées, en revanche il l’est du côté des départs. Est-ce que c’était inéluctable que l’ASM se fasse piller cet été ?
« C’était inévitable que des joueurs clés allaient partir de Monaco. C’est la politique du club depuis quelques années, les joueurs le savent. Quand ils signent là-bas, ils savent très bien qu’au bout d’un ou deux ans, ils partiront. »
Ce qu’on oublie, c’est que les dirigeants ont anticipé ça depuis longtemps. On en parle moins, parce que les noms ne sont peut-être pas ronronnants, mais ils ont pris Soualiho Meïté, Youri Tielemans, Jordi Mboula. Je n’ai pas trop d’inquiétude sur les compétences des recruteurs monégasques, depuis quelques années ils montrent l’exemple à tout le monde. Mais c’était inévitable que des joueurs clés allaient partir. C’est la politique du club depuis quelques années, les joueurs le savent. Quand ils signent à Monaco, ils savent très bien qu’au bout d’un ou deux ans, ils partiront.

N’est-ce pas un problème propre aux clubs français de ne pas réussir à conserver leurs joueurs après une bonne saison ?
C’est ce qu’avait relevé Frank McCourt à son arrivée à Marseille. Quand on fait une bonne saison, on n’arrive pas à conserver nos joueurs, c’est le lot de la France. Tant qu’il n’y aura pas d’investisseurs avec d’énormes moyens, que les droits télé ne seront pas plus importants, les clubs seront en difficulté pour garder leurs meilleurs joueurs qui partent gagner davantage d’argent ailleurs. Il ne faut pas rêver, c’est la loi du marché, les Anglais nous font très, très mal ainsi qu’à d’autres championnats. Mais pour avoir longtemps travaillé dans le recrutement, je peux vous dire que tous les clubs étrangers sont en France. Ils connaissent très bien le travail qui est fait par la formation française et je ne peux pas accepter que Marc Ingla, le directeur général du LOSC, dise que la France ne travaille pas bien. ( « Il y a des talents bruts, mais je crois qu’en France la formation est assez faible. » , ndlr) On peut travailler mieux bien sûr, il y a des choses très bonnes qui sont faites aussi à l’étranger. Je crois qu’on est le pays qui exporte le plus après le Brésil, ça veut dire quelque chose.


Pour en revenir à votre expérience personnelle, beaucoup ne retiennent que les cas Everton et Souza quand vous étiez en poste alors que vous êtes aussi à l’origine des venues de Pauleta, Yepes, Armand, Jallet, Hoarau qui ont été des réussites pour le coup. Directeur de la cellule de recrutement n’est-ce pas une tâche un peu ingrate, quoi que vous fassiez il suffit d’un mauvais choix pour qu’on vous le ressorte ?
Souvent les présidents et les entraîneurs accaparent les bons choix, et laissent aux directeurs sportifs les mauvais. C’est un travail de l’ombre, d’où l’importance de travailler avec des gens bien. C’est important de travailler avec des gens qui savent que c’est un travail collectif et qu’il faut assumer les réussites comme les échecs.
« Les transferts d’Everton et Souza au PSG, je les traîne comme un boulet, c’est clair. »
Mais c’est vrai qu’il y a beaucoup d’entraîneurs et de présidents, surtout d’entraîneurs d’ailleurs, qui font passer le message en cas d’échec que ça n’est jamais leur faute. J’ai eu la chance de pouvoir travailler avec Vahid Halilhodzič, Antoine Kombouaré et Guy Lacombe avec lesquels ça s’est très bien passé. On n’était pas toujours d’accord sur les joueurs, sur les choix à faire, mais quand on y allait, on assumait tous ensemble. Après c’est toujours pareil, il y en a qui oublient qu’ils ont donné leur accord, qu’ils ont poussé pour faire venir un joueur. Mais pour en revenir aux transferts d’Everton et Souza, je les traîne comme un boulet, c’est clair.

Qu’est-ce que vous retenez de vos neuf ans passés à vous occuper du recrutement du PSG ?
Je ne me suis pas occupé que du recrutement, je me suis occupé de toute la politique sportive du club. J’ai organisé avec Bertrand Reuzeau le centre de formation et de pré-formation qu’il y a actuellement. On est à l’origine de Sakho, Sankharé, Rabiot, il y en a un wagon. Ce que je retiens de cette expérience, c’est que j’ai passé beaucoup de mauvais moment. Il y en a aussi eu des bons, surtout quand j’ai travaillé avec des gens de confiance, mais ils étaient moins nombreux. (Rires) C’est un club extrêmement instable, j’ai vu passer huit présidents et six entraîneurs en neuf ans. Il faut une certaine unité et surtout un président qui tranche, et ça il n’y en a pas eu beaucoup non plus à mon époque.


Ça ne vous manque pas de ne plus faire partie d’un club, de ne plus préparer une saison ?
Si, énormément. J’aspire à repartir. Le problème c’est que ça fait cinq ans que j’ai arrêté, j’ai eu quelques contacts, mais rien de très concret. Je me suis rendu compte que les clubs ne veulent pas de directeur sportif, ou très peu en veulent. Les présidents n’en veulent pas parce que ça leur permet de discuter avec les agents, de réaliser les transferts, d’être en contact direct avec l’entraîneur, que ça arrange aussi, comme ça ils gèrent seuls leur recrutement. Cette façon de penser est curieuse, parce que tous les grands clubs ont des directeurs sportifs. Mais entre les belles paroles des présidents dans les journaux, qui disent vouloir s’inspirer des grands clubs et la réalité...

Du coup, qu’est-ce que vous faites aujourd’hui ?
« On est partis du constat que la partie digitale était peu développée dans les clubs et qu’il fallait satisfaire les supporters en demande permanente de contenu digital. »
Je suis toujours consultant chez Canal +, et j’ai aussi créé Fan Live avec les frères Lièvremont. C’est une application dédiée au foot, qu’on va étendre au rugby plus tard. On y retrouve des infos, des quizz, des statistiques. C’est une plateforme communautaire destinée aux fans de foot. On est partis du constat que la partie digitale était peu développée dans les clubs et qu’il fallait satisfaire les supporters en demande permanente de contenu digital.


Vous découvrez du coup la vie de chef d’entreprise ?
Quand vous sortez une application comme ça on ne peut pas dire que vous pouvez en vivre, mais c’est un vrai challenge, c’est extrêmement motivant. Ce sont énormément de responsabilités qu’il faut bien sûr assumer, il y a une équipe derrière vous qui a confiance en vous. Il faut absolument que cette appli explose, on cherche des fonds, s’il y a des gens qui veulent investir dedans, ils sont les bienvenus (rires).

Propos recueillis par Maeva Alliche
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