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Tony Kurbos : « Notre exploit au Camp Nou était un peu plus grand que celui du PSG »

Un club français qui bat le FC Barcelone 4-1 sur sa propre pelouse lors d'un match à élimination directe, avec un triplé de son attaquant ? Non, les Parisiens de Mbappé ne sont pas les premiers à réaliser cette prouesse : le FC Metz et Tony Kurbos les précèdent de 37 ans. Ce dernier revient sur cette expérience hors du commun.

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Tony a perdu sa moustache. Mais il n'a perdu ni sa gentillesse ni le souvenir de ce 3 octobre 1984. Le FC Metz, vainqueur de la Coupe de France au printemps de cette même année, arrive en Catalogne avec dans les valises une défaite 2-4 concédée à l'aller et l'infime espoir d'une remuntada dans ce premier tour de C2. Mais grâce au triplé de l'attaquant allemand naturalisé français (ayant également poussé Sánchez à marquer contre son camp), les hommes de Marcel Husson ont réussi à inverser la vapeur, avec une victoire 1-4 au Camp Nou. Ça ne vous rappelle rien ? Après le copier-coller du PSG et de Kylian Mbappé ce mardi, Tony Kurbos, reconverti depuis 25 ans dans l'importation de berlines allemandes, s'est arrêté quelques minutes sur une station-service dans les environs de Stuttgart pour jouer au jeu des 7 différences.



« Mbappé est une grande star, un grand champion, que je trouve assez humble, et je suis fier que mon nom puisse être associé au sien à travers cet exploit. »

Tony, que penser du match du Paris Saint-Germain ce mardi à Barcelone ?
Je n’ai pas vu tout le match, juste une partie. Mais quand j’ai vu le résultat final, j’ai été surpris, forcément. Et en plus, ils y ont mis la manière... Ce n’est pas donné à tout le monde de gagner 4-1 au Camp Nou !

Pas donné à tout le monde, et pour cause : il n’y avait que vous et le FC Metz qui l’aviez fait auparavant...
J’ai trouvé beaucoup de similitudes avec notre match de 1984. Déjà parce qu’ils était menés à la demi-heure de jeu, comme nous à l’époque. Et Mbappé qui met trois buts, comme moi. Je suis honoré que ce soit lui qui me « succède » . C’est une grande star, un grand champion, que je trouve assez humble, et je suis fier que mon nom puisse être associé au sien à travers cet exploit.

Vidéo

La grande différence entre l’exploit de Metz et celui de Paris, c’est que vous disputiez un match retour après avoir perdu 2-4 la manche aller à Saint-Symphorien. Comment aviez-vous trouvé les ressources pour inverser la tendance ?
Déjà, on est partis à Barcelone en se disant qu’on n’avait rien à perdre, mais en étant aussi très très remontés. On avait mal négocié ce premier match à domicile. Le score était sévère, mais jamais on ne doit perdre 2-4 chez nous. Donc on s’est dit qu’on allait jouer librement. Qu’est-ce que ça changeait si on prenait 3 ou 4 buts de plus ? On voulait prouver qu’on avait une belle équipe qui savait proposer du beau football. C’est ce qu’on a d’ailleurs fait, malgré l’ouverture du score (de Carrasco, NDLR). On a commencé à croire à l’exploit à la mi-temps et qu’on menait 2-1. Le Barça a eu beaucoup beaucoup de mal avec moi. À l’époque, j’étais vif et rapide et j’avais face à moi une défense assez lourde. On jouait chaque contre à fond, jusqu’au bout. Et ça a marché, avec pas mal de réussite. On était dans un état de grâce.


Puisque Mbappé a aussi brillé en contre, est-ce que c'est finalement l'unique option pour battre le Barça chez lui ?
Ce n’est certainement pas la seule, mais il y a 37 ans comme hier soir, c’était la meilleure. Mais les difficultés de la défense barcelonaise, ça ne date pas d’hier....

« Après le match aller, Bernd Schuster et les Barcelonais nous avaient promis qu’ils nous offriraient du jambon catalan si on arrivait à se qualifier. C’était une des raisons pour lesquelles on était remontés. »

Il y a eu aussi une histoire de « jambon » , qui avait piqué votre orgueil. C’est quoi cette provoc’ ?
Après le match aller, Bernd Schuster et les Barcelonais nous avaient promis qu’ils nous offriraient du jambon catalan si on arrivait à se qualifier. Dans leur tête, ils avaient déjà gagné. C’était une des raisons pour lesquelles on était remontés. On ne voulait pas se laisser marcher sur les pieds et se faire respecter. Ça fait donc un autre point commun avec le PSG, qui avait à cœur d’effacer la remuntada. Perdre à Barcelone 6 à 1, c’était la honte, mais là ils se sont bien rattrapés.

À la différence de Mbappé face à un stade vide, vous avez réussi à faire taire le Camp Nou. Quelle sensation ça procure ?
Dans ces conditions, que ça soit à l’extérieur ou à domicile, ça ne change pas grand-chose pour les joueurs. Nous, il devait y avoir 25 000 à 30 000 personnes dans le stade. Ce n’était pas vraiment rempli, mais on devait quand même faire face à des supporters. À 2-1, on a senti que ça réagissait différemment. Sur le troisième but, certains commençaient à quitter leur place, ça sifflait grave. Cette bronca nous a motivés énormément. Sur le quatrième et dernier but, alors là, il n’y avait plus de sifflet, rien. Donc je trouve, si je peux me permettre, que notre exploit était un peu plus grand que celui du PSG, même si je leur tire mon chapeau.



Vous aviez pu fêter correctement cette victoire ? Avec un certain Jules Bocandé, il ne pouvait pas en être autrement...
C’est fort probable oui, mais je ne suis pas au courant. (Rires.) Après le match, on n’a pas eu le temps de traîner sur la Rambla. On avait un avion qui nous ramenait directement à Luxembourg. On est arrivés sur les coups de 3 heures du matin à Metz, et il y avait malgré tout quelques spectateurs pour nous accueillir.

Cet exploit n’a malheureusement pas eu de suite, puisque au tour suivant, vous vous faites éliminer par Dresde. J’imagine que ça laisse un goût d’inachevé.

Oui, d’autant plus que j’étais suspendu pour le match retour. J’avais reçu un jaune à Barcelone et un autre lors de la défaite en Allemagne. Les copains n’ont pu faire qu’un match nul à Saint-Symphorien. J’espère que, ça, le PSG n’aura pas l’idée de s’en inspirer.



Dans votre équipe, il y a un autre grand bonhomme, c’est votre capitaine et meneur Jean-Paul Bernad. En revoyant le match, on ne peut pas s’empêcher de penser au match de Marco Verratti...
C’est exactement ce que je me suis dit ! (Rires.) Il y a tellement de similitudes... C’est énorme. Jean-Paul Bernad, numéro 10, je pense qu’il est passé devant une grande carrière, parce qu’il était un grand meneur. C’est lui qui initie toutes les actions qui conduisent au but contre Barcelone.

« Ce match du PSG permet de revivre et de rappeler à tout le monde ce qu’on a fait en 1984. »

Voir ces deux matchs se télescoper aujourd’hui, ça vous fait quoi ? Avez-vous peur que l’exploit du FC Metz soit effacé des tablettes par le match de mardi ?
Honnêtement, non. Ce qu’on a fait, c’était tellement inattendu. C’était il y a presque 40 ans, et encore aujourd’hui, tout le monde m’en reparle. Ce match du PSG permet au contraire de le revivre et de rappeler à tout le monde ce qu’on a fait en 1984. Je suis fier de ma carrière, et ce match est certainement un moment qui restera dans les mémoires.

Vous avez toujours un exploit qui reste inégalé : un sextuplé en D1 contre Nîmes en avril 1984 (7-3). Vous pensez que Mbappé peut aussi vous enlever ça ?
On verra, je lui souhaite ! Mais ce sextuplé est longtemps resté inaperçu. C’est un journaliste de L’Équipe qui s’est aperçu que personne d’autre n’avait marqué six buts lors d’une même rencontre dans une première division en Europe après la Seconde Guerre mondiale. Mais le plus dur, le plus beau, ça reste quand même de mettre un triplé à Barcelone.



Propos recueillis par Mathieu Rollinger
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