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  2. // Monaco-Porto (0-3)

Non, personne n'a aspiré l'âme de Thomas Lemar

Lors de Monaco-Porto, Yacine Brahimi a mis Thomas Lemar sur les fesses grâce à une belle feinte de corps. Sympathique, mais pas la peine d'en faire tout un plat.

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Mardi soir, peu avant la demi-heure de jeu, le score est toujours de 0-0, et Monaco n’a pas encore craqué face au FC Porto. Mais Thomas Lemar, si. Devant tout Louis-II, l’international français fonce à toute allure sur Yacine Brahimi pour effectuer un gros pressing dès la perte de balle de ses coéquipiers. Dos au but, aux abords de sa propre surface de réparation, l’Algérien fait mine de partir à droite et se retourne finalement du côté gauche. Une grosse feinte de corps qui fait totalement perdre l’équilibre au Monégasque, qui glisse et se retrouve au sol. Le dribble est net, parfait, et lance parfaitement la contre-attaque. Les réseaux sociaux sont formels : « Brahimi a aspiré l’âme de Lemar » , « Brahimi a cassé les reins de Lemar » . Deux expressions parmi d'autres. Deux expressions qui ont au moins le mérite de montrer que la France a une passion pour l'anatomie. Deux expressions tout de même un peu fatigantes, tant leur tournure vise davantage à flinguer la victime qu'à célébrer la gloire du vainqueur du duel.

Du calme, du calme


Le dribble de Yacine Brahimi est particulièrement efficace et réussi, mais il faut se calmer. Il s’agit seulement d’un infime fait de jeu, dans une zone du terrain et un moment du match loin d’être décisifs. Dimanche dernier déjà, les mêmes excités du gri-gri criaient au vol des 21 grammes quand Jimmy Durmaz déposait Luiz Gustavo sur un double contact – il est vrai très impressionnant –, mais qui a accouché d'une frappe croisée. Mais là encore, Luiz Gustavo n’a pas perdu son âme. Il l’a gardée, s’est relevé et a participé à la nette victoire marseillaise pendant que le barbu suédois courait dans le vide jusqu’à sortir sur blessure.


Cette mode qui consiste à s’enflammer au moindre dribble un peu costaud remonte au crochet dévastateur réalisé par Lionel Messi face à Jérôme Boateng il y a deux ans lors d'une demi-finale aller de Ligue des champions entre le Barça et Bayern (3-0).

Vidéo

Les raisons de l'excitation sont alors un peu plus compréhensibles : le contexte est différent, l’adversaire est un défenseur de métier, et l’action se conclut par un but. Il s’agit d’un énorme choc entre les deux meilleures équipes européennes du moment. Mais ce qui est moins compréhensible, c’est l’acharnement dont a été victime l’Allemand. Devenu un mème sur Internet, cible de centaines de montages – souvent drôles, il faut l'avouer –, le défenseur du Bayern peut se consoler en se disant qu'il a été un personnage majeur de ce qui est devenu pour beaucoup le dribble le plus important de la carrière du génie argentin.

La moquerie plutôt que l'admiration


Quand Diego Maradona, Zinédine Zidane, Dennis Bergkamp ou Ronaldinho foutaient un adversaire sur le cul, on s’extasiait davantage devant le génie de ces mecs-là. Aujourd’hui, l'énergie se focalise davantage sur le sort de la victime. Sûrement l’effet Twitter, la course à la bonne vanne et au RT. Dans ce cas-là, pour une fois, le football n’est pas responsable. Il s’est seulement fait aspirer l’âme par son époque.

Par Kevin Charnay
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