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Mikel Oyarzabal : « Je suis devenu une sorte de référence »

Formé à Eibar dans un premier temps puis intégré au sein des catégories de jeunes de la Real Sociedad, Mikel Oyarzabal est l'une des étoiles montantes du football espagnol. Avec un statut de capitaine parfaitement assumé, le numéro 10 des Txuri-Urdin prend le temps de retracer son parcours, analyse l’actualité et se penche sur l’Euro.

Bonjour Mikel ! Tu as fêté tes 24 ans le 21 avril dernier avec le statut de capitaine de la Real Sociedad... Comment est-ce que tu es parvenu à obtenir ce rôle aussi jeune ?
24 ans, cela me fait bizarre, car je me vois encore intégrer ce club il n’y a pas si longtemps (en 2011, N.D.L.R). J’espère pouvoir passer encore d’autres anniversaires ici, à Saint-Sébastien. Pour le brassard de capitaine, c’est vrai que ce n’est pas habituel à un tel âge. En ce qui me concerne, j’ai été élu capitaine par mes coéquipiers et j’ai bien reçu la chose. Soit tu t’y habitues, soit tu passes ton tour. Plus jeune, j’ai pu apprendre et m’intéresser aux aînés passés par Zubieta (centre de formation de la Real, N.D.L.R), j’ai voulu apprendre, m’améliorer et venir en aide à mes coéquipiers. Que je le veuille ou non, je suis désormais devenu une sorte de référence.

« Nous avons compris grâce à David Moyes que pour réussir au haut niveau, il fallait cravacher. Quand je repense à ce moment-là, je lui suis vraiment reconnaissant aujourd’hui. »

Le premier entraîneur à t’avoir lancé en équipe première, c’est David Moyes. De quoi est-ce que tu te souviens avec lui ?
Je pensais jouer une saison supplémentaire au sein de l’équipe réserve, mais l’entraîneur avait besoin de joueurs supplémentaires pour préparer sa saison. Il nous a fait monter avec Igor (Zubeldia), nous étions très heureux d’être promus. En revanche, nous nous sommes tout de suite rendu compte que nous allions souffrir : sa préparation physique d'avant-saison était hyper intense ! Nous avons compris grâce à David Moyes que pour réussir au haut niveau, il fallait cravacher. Quand je repense à ce moment-là, je suis vraiment reconnaissant envers lui. Peut-être que si je n’étais pas monté en équipe première à cet instant précis, je ne serais pas le footballeur que je suis devenu.

Le mois dernier, tu as été l’unique buteur d’une finale de Coupe d’Espagne 100% basque face à Bilbao. Qu’est-ce que tu as ressenti au coup de sifflet final ?
C’était très beau, un moment historique et unique pour le club. Nous espérons avoir rempli de bonheur toutes les personnes qui ressentent ce que symbolise la Real, Zubieta et la région. Cela faisait très longtemps que le club n’avait plus remporté de trophée (Coupe d’Espagne en 1987, N.D.L.R). Le club a travaillé très dur pour nous permettre de vivre des moments comme celui-ci. Quand tu vois le niveau de nos adversaires en Liga, gagner un trophée est une réelle performance. Cela dit, ce n’est pas une fin en soi. Le club souhaite continuer dans cette dynamique afin de revivre des moments similaires pour nos supporters dans les années à venir. Et pour y parvenir, cela passe par le travail et la régularité.

« Quand nous voyons des joueurs comme Nacho Monreal ou David Silva rejoindre l’équipe et nous dire qu’ils sont impressionnés par ce qu’ils voient autour d'eux, cela nous donne de la confiance. »

Tu avais manqué le premier penalty de ta carrière contre Manchester United en Ligue Europa, puis un autre contre Levante deux semaines plus tard. Pourtant, tu as de nouveau pris tes responsabilités contre l’Athletic. Comment as-tu convaincu tes coéquipiers de te laisser frapper à nouveau ?
Le jour avant la finale, nous nous sommes réunis entre les frappeurs potentiels et quand nous avons discuté, j’ai senti qu’ils étaient OK pour me laisser la priorité si l’occasion se présentait. Le plus important pour frapper un penalty selon moi, c’est de savoir si mes coéquipiers ont confiance en mes capacités. En l’occurrence, je crois que nous avons fait le bon choix ! (Rires.)

Parmi les grands joueurs basques passés par la Real depuis le début des années 2000, il y a Xabi Alonso et Xabi Prieto. Quelle trajectoire préférerais-tu emprunter entre les deux ?
Ce sont deux joueurs emblématiques passés par la Real, mais chacun a connu son propre chemin. Durant le peu de temps qu’il a passé en équipe première, Xabi Alonso a montré un niveau exceptionnel, mais il s’est ensuite décidé à partir à l’étranger, c’était une décision personnelle. De son côté, Xabi Prieto a passé toute sa carrière au sein du club, et sincèrement, c’était un honneur et une fierté d’avoir pu partager le vestiaire avec lui. Je dis cela en le connaissant en tant que footballeur, mais aussi en tant que personne. J’ai pu énormément apprendre de lui. Aujourd’hui, je suis totalement focalisé sur la Real. L’objectif est de bien faire les choses ici, et le club travaille bien pour parvenir à des objectifs élevés. Ici, je me sens bien et je suis considéré à ma juste valeur. Je sens que l’on m’aime.

Gagner un titre avec la Real, c’était un objectif pour toi. Maintenant que cela est fait, quel est ton message pour les socios du club ?
Je souhaite continuer à grandir pour devenir un meilleur joueur et je pense être au bon endroit pour le faire. Je souhaite également que le club puisse grandir aussi, en cela je ferai tout mon possible pour que sa trajectoire ascendante se poursuive. Les choses ont été bien faites sur les dernières années, le club prend de l’ampleur et des joueurs issus d’autres clubs souhaitent jouer ici à présent. Quand nous voyons des joueurs comme Nacho Monreal ou David Silva rejoindre l’équipe et nous dire qu’ils sont impressionnés par ce qu’ils voient autour d'eux, cela nous donne de la confiance. Je suis tranquille sur mon avenir à la Real Sociedad, c’est un endroit idéal pour m’améliorer et apporter mon grain de sable pour que le club continue sur cette bonne lancée.

« Après tout, pourquoi se priver de penser qu’un jour, nous serons capables de rivaliser pour le titre en Liga ? »

Tu penses que la Real peut rivaliser face au Barça, au Real ou à l’Atlético pour l’obtention du titre en Liga ?
Si nous sommes réalistes et que nous voyons notre niveau actuel, cela me paraît difficile. Il faut aussi ajouter le FC Séville qui réalise une saison vraiment pleine. À l’heure actuelle, ces quatre clubs possèdent une marge sur nous. Mais de notre côté, on continue à grandir. Après tout, pourquoi se priver de penser qu’un jour, nous serons capables de rivaliser pour le titre en Liga ? Nous pouvons baisser de régime, mais nous pouvons aussi devenir encore meilleurs... Quoi qu’il en soit, nous essayons de travailler pour que cet écart de niveau face aux gros diminue chaque saison.

Cette saison, tu factures 10 buts en 28 matchs de championnat. À l'avenir, obtenir le titre de meilleur buteur de Liga fait-il partie de tes plans ?
Actuellement, il y a un joueur qui se trouve largement au-dessus des autres au moment de compter les buts en championnat ! (Rires.) Tant qu’il sera là, je considère qu’il sera impossible d’accomplir cela à moins de marquer au moins 30 buts dans la saison... Bien entendu, j’ai envie de marquer plus de buts dans le futur, mais il faut aussi rester lucide et bien se connaître pour piocher le meilleur de soi-même. Je suis prêt à m’améliorer, mais je considère que ce type est au-dessus des autres dans ce domaine, et cela se voit à quasiment toutes les journées. Après, il y a aussi d’autres références que Messi : Benzema, Gerard Moreno, Iago Aspas. Ces joueurs-là sont à un niveau très compétitif. Je mets aussi mon coéquipier (Alexander) Isak dans le même bateau, j’espère qu’il pourra jouer à la Real encore longtemps. Là encore, nous devons le mettre dans les meilleures dispositions pour qu’il puisse maintenir sa progression.

Tu as réalisé des études en administration et direction d'entreprises (ADE) en parallèle de ton parcours de footballeur professionnel. Quel est ton objectif avec ce diplôme et quel type d'entreprise aimerais-tu diriger à l'avenir ?
Quand je me suis mis à étudier, j’étais en troisième division nationale avec la réserve de la Real et je ne savais pas encore si j’allais devenir un footballeur professionnel. Le monde du football peut réserver des surprises, donc j’ai fait le choix de passer des diplômes pour m’assurer un avenir professionnel extrasportif. J’avais envie d’être envoyé un jour en équipe première, mais j’étais intrigué par cette formation professionnelle en même temps. Je savais que je pouvais réussir ce diplôme, car quand quelque chose me plaît, je me donne à fond. Une fois que ma carrière sera terminée, je verrai si cela m’aidera à concrétiser de futurs projets. Je ne sais pas de quoi j’aurai envie. Peut-être que cela me permettra de me déconnecter du football.

« La Superligue ? Le mérite s’obtient grâce au jeu, ce ne doit pas être une sélection. Je considère que le format actuel est le meilleur pour répartir les clubs dans les différentes compétitions européennes. »

Quelle est ton opinion sur le récent projet de la Superligue ?
C’est la même que celle de mon club et celle de millions de personnes à travers le monde. Il faut du mérite pour jouer au niveau européen, et cela passe par réaliser une grande saison pour terminer parmi les meilleures équipes. Le mérite s’obtient grâce au jeu, ce n’est pas une sélection. Je considère que le format actuel est le meilleur pour répartir les clubs dans les différentes compétitions européennes.

Il y a dix ans, la sélection espagnole était composée presque intégralement de joueurs du FC Barcelone et du Real Madrid. Aujourd’hui, il y a davantage de diversité. Quelle est ta vision de la chose ?
L’équipe nationale d’il y a douze ans était une génération fantastique, ce sera très difficile de l’égaler. Ce qu’ils sont parvenus à obtenir pendant plusieurs années était lié à leur niveau fantastique. Aujourd’hui, des joueurs qui n’étaient pas forcément considérés par le sélectionneur national à l’époque sont désormais beaucoup plus observés. Il faut vraiment mettre en avant le travail des centres de formation de toute l’Espagne qui mettent en œuvre leur savoir-faire pour voir émerger des profils capables d’intégrer l’équipe nationale. Le football espagnol des années 2020 me semble beaucoup plus équitable entre les clubs que le football espagnol du début des années 2010. Cela est lié à une amélioration généralisée.

Tu vas peut-être connaître l'Euro cet été. Quel est ton sentiment vis-à-vis de l'équipe nationale espagnole et quelles sont vos ambitions ?
Pour être honnête, je me concentre vraiment sur mon travail à la Real. À quoi cela servirait de penser à une sélection pour l’Euro dès maintenant ? Pas grand-chose. Finalement, la liste sera faite à la fin de cette saison, elle dépendra de comment ma saison va se terminer et dans quel état de forme je me trouverai. Je croise les doigts, j’espère y aller pour disputer la Coupe d'Europe et pourquoi pas les Jeux olympiques. Mais chaque chose en son temps.

Propos recueillis par Antoine Donnarieix
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