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Lotta Schelin : « J’aurais préféré voir Lyon en finale »

Nommée ambassadrice de la finale de la Ligue des champions qui se tiendra chez elle, à Göteborg en Suède, Lotta Schelin vivra ce dimanche soir le duel opposant Chelsea au FC Barcelone depuis les tribunes. Une première à 37 ans pour celle qui a remporté à trois reprises la plus prestigieuse des compétitions européennes avec l’Olympique lyonnais. Avant le coup d’envoi, la légende suédoise donne de ses nouvelles, évoque le football féminin en Europe et revient sur la saison de son club de cœur.

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Qu’as-tu fait depuis que tu as quitté Lyon en 2016 ?
J’ai signé au FC Rosengård afin de continuer à jouer la Ligue des champions, mais malheureusement je me suis blessée au cou et ça a entraîné des maux de tête quotidiens très douloureux. Au bout d’un an, j’ai compris que ça serait difficile pour moi de rejouer au foot. J’ai donc décidé de mettre un terme à ma carrière professionnelle en 2018. J’ai traversé une période difficile, et puis petit à petit, ma santé s’est améliorée, et j’ai commencé à me lancer dans de nouveaux projets. J’ai été consultante pour une chaîne suédoise lors de la Coupe du monde 2019, j’ai sorti mon autobiographie, j’interviens dans des entreprises pour parler de leadership à travers ma carrière et j’ai aussi eu un petit garçon.

« Ça faisait super longtemps que je n’avais pas chanté, mais quand j’étais petite, c’était ma deuxième passion avec le foot. À l’époque, je n’arrivais pas à choisir entre devenir footballeuse professionnelle et chanteuse. »

Récemment, tu as également fait une apparition dans la version suédoise de Mask Singer. Ça t’a plu ?
C’est la chose la plus bizarre que j’ai faite dans ma vie ! Au début quand ils m’ont proposé de chanter, je leur ai d’abord répondu : « Jamais de la vie. » Et puis j’ai réfléchi et je me suis dit que ça pourrait être sympa, car c’était la première fois que l’émission était diffusée en Suède. En fait, je l’ai vu comme une opportunité de me challenger et de sortir de ma zone de confort. Ça faisait super longtemps que je n’avais pas chanté, mais quand j’étais petite, c’était ma deuxième passion avec le foot. À l’époque, je n’arrivais pas à choisir entre devenir footballeuse professionnelle et chanteuse.

Tes anciennes coéquipières à l’OL étaient-elles au courant de ce talent caché ?
Ada (Hegerberg), Camille (Abily), Sonia (Bompastor) m’ont envoyé des messages quand elles ont vu la vidéo car elles ne savaient pas du tout. Ce sont plutôt les anciennes comme Sandrine Brétigny et Sandrine Dusang qui étaient au courant. À mon arrivée à Lyon en 2008, j’emmenais parfois ma guitare au club et on chantait ensemble.



Prochainement, les Suédois vont de nouveau te voir à la télévision, mais cette fois comme consultante pour l’Euro masculin.
Tout à fait, et je vais même m’essayer aux commentaires pour trois matchs. C’est une nouvelle expérience pour moi et il me tarde de commencer.

Mais avant, tu seras à Göteborg, là où tu as grandi, pour assister à la finale de la Ligue des champions féminine, pour laquelle tu as été nommée ambassadrice. Tu as hâte ?
Oui, je vais enfin pouvoir regarder un match tranquille sans stresser comme quand j’étais sur le terrain. (Rires.) Même si j’aurais préféré voir Lyon en finale, car les retrouvailles en Suède avec mes anciennes coéquipières auraient été géniales, Chelsea et Barcelone sont deux belles équipes et ça promet une finale serrée. En plus il y a trois Suédoises chez les Blues, alors forcément mon cœur penche un petit peu pour elles.

« J’observe ce que fait Chelsea, comme prendre en compte les cycles menstruels des joueuses dans les programme d’entraînement, et ça se voit que le club veut vraiment gagner des trophées. »

As-tu été surprise de retrouver ces deux équipes en finale ?
Non, car le Barça a progressé d’année en année. À Chelsea, il y a eu de gros investissements, pas seulement en matière d’argent, mais également d’un point de vue culturel. J’observe ce qu’ils font, comme prendre en compte les cycles menstruels des joueuses dans les programme d’entraînement, et ça se voit que le club veut vraiment gagner des trophées. En plus, ils ont recruté deux des meilleures joueuses du monde, Sam Kerr et Pernille Harder, alors forcément l’équipe était taillée pour atteindre ce palier.

Pour la première fois depuis quatorze ans, aucune équipe française ou allemande ne disputera cette finale. Assiste-t-on à une nouvelle ère selon toi ?
Il ne faut pas croire que tout est fini pour Lyon. En 2014, puis en 2015, on avait été sorties en huitièmes de finale. Pourtant, le club a ensuite enchaîné cinq victoires d’affilée de 2016 à 2020. Lyon peut donc revenir dès la saison prochaine. Je pense que l’équipe a toujours le même niveau, mais aujourd’hui plus de clubs investissent dans leur section féminine et la concurrence est plus féroce.

Alors qu’ils dominaient dans les années 2000, les clubs suédois sont en revanche aujourd’hui totalement effacés...
Les gros clubs suédois n’ont rien à voir avec l’OL, car il n’y a pas autant de moyens qu’en France ou en Angleterre. En Suède, il faut qu’on continue à former d'excellentes footballeuses, car je sais que les clubs européens aiment bien les joueuses scandinaves. Elles ont un bon état d’esprit, bossent pour le collectif et physiquement elles tiennent la route. À l’avenir, si on a plus de joueuses qui évoluent à l’étranger, la sélection nationale va en plus en récolter les fruits. Je ne suis donc pas inquiète pour le championnat suédois.



Quels liens as-tu gardés avec l’OL ?
Des liens très forts. Ça a été dur de quitter Lyon après mes huit années passées au club. C’était ma maison, l’équipe qui avait la plus grande place dans mon cœur avec la sélection nationale, mais la Suède me manquait aussi, alors je voulais revenir dans mon pays. Depuis, je continue bien sûr à suivre les résultats et j’échange encore avec certaines joueuses dont je suis encore très proche.

« C’est normal d’avoir un coup de mou pendant un moment. À l’OL, chaque adversaire veut à tout prix gagner contre toi. »

Que penses-tu de leur saison actuelle ?
C’est une saison particulière. L’effectif est de qualité, mais c’est clair que Griedge (Mbock) et Ada (Hegerberg) manquent à l’équipe. Après, c’est normal d’avoir un coup de mou pendant un moment. À l’OL, chaque adversaire veut à tout prix gagner contre toi. J’ai vécu ça pendant huit saisons et je peux affirmer que ce n’est pas facile de remporter tous ces matchs. Je me dis que c’est une saison qui est moins bonne, mais elles peuvent encore rebondir et tout changer si elles arrivent finalement à remporter le championnat. Je pense que Sonia va d’ailleurs jouer sur ça pour la rencontre face à Paris. Montrer que l’OL domine toujours le championnat de France.

D’ailleurs, tu connais bien Sonia Bompastor, car tu as évolué quatre saisons avec elle sous le maillot rhodanien. C’était le bon choix de la propulser au poste d’entraîneur ?

Oui, elle est totalement capable d’assumer ce poste. Elle est passionnée, elle sait motiver les troupes, elle connaît bien le foot, le club et les filles. Je sais qu’elle peut faire quelque chose d’incroyable avec cette équipe. Je suis vraiment contente que l’OL ait fait confiance à cette femme.

Comment imagines-tu sa causerie d’avant-match face au PSG le 30 mai prochain ?
Je pense qu’elle va insister sur cette rivalité entre les deux équipes et dire que les Lyonnaises sont faites pour les gros matchs. De toute façon, les filles savent bien que la victoire est essentielle si elles veulent passer des vacances tranquilles. (Rires.)



Eugénie Le Sommer, Dzsenifer Marozsán et Sarah Bouhaddi vont partir six mois jouer aux États-Unis à OL Reign. Saki Kumagai a de son côté annoncé qu’elle rejoignait le Bayern Munich. As-tu été surprise par les départs de ces quatre cadres ?
Un petit peu, mais partir jouer à l’étranger est une très belle expérience, et je pense que ça va leur faire du bien. C’est triste pour Saki, car c’est vraiment une joueuse de très grande qualité avec une mentalité irréprochable, mais je comprends qu’elle souhaite se lancer dans un nouveau challenge après avoir tout gagné avec l’OL. Concernant Eugénie, Sarah et Dzsenifer, c’est différent, car elles seront de retour pour la deuxième partie de saison. Je pense qu’elles vont revenir en étant différentes, et l’OL va aussi en profiter. Cette franchise aux États-Unis qui permet des échanges entre les deux clubs est un projet vraiment très intéressant. Ça démontre une nouvelle fois l’engagement de Jean-Michel Aulas pour développer le football féminin.

« Quand une fille tombait enceinte, les joueuses se demandaient si elle l’avait fait exprès pour quitter l’équipe. Il y avait des questions et des regards étranges. »

Sara Björk Gunnarsdóttir a également révélé qu’elle attendait un enfant, cinq mois après que la FIFA a annoncé plusieurs mesures visant à protéger les footballeuses enceintes. Aurais-tu aimé avoir cette opportunité à l’époque ?
Si je n’avais pas mis un terme à ma carrière à cause de ma blessure, j’aurais voulu avoir un enfant et continuer à jouer au football, même si tu ne sais jamais trop à l’avance si tu arriveras à revenir en forme. L’idée me tentait, mais à l’époque, rien ne nous protégeait pendant notre grossesse, on n’avait aucune info. Ces mesures et notamment le congé maternité de quatorze semaines sont donc une très bonne nouvelle. Quand tu es prête à avoir un enfant, tu le sais et tu n’as pas forcément envie de tout quitter en ayant la pression vis-à-vis du club et de tes coéquipières.

C’était mal vu à ton époque d’annoncer une grossesse pendant sa carrière ?
Oui, car il n’y avait pas de règle. On ne savait pas quoi faire, ni penser. Quand une fille tombait enceinte, les joueuses se demandaient si elle l’avait fait exprès pour quitter l’équipe. Il y avait des questions et des regards étranges. Mais en vérité, avoir un enfant n’a rien à voir avec une blessure. C’est une expérience positive, qui te fait grandir. Et puis peut-être qu’aujourd’hui, les carrières des joueuses vont s’étendre grâce à ces mesures. Gunnarsdóttir par exemple, je pense qu’elle a encore de belles années devant elle. C’est donc vraiment important que le football féminin avance en même temps que la société. Il faut continuer à pousser en ce sens afin que les joueuses puissent faire carrière en parallèle de fonder une famille.



Propos recueillis par Tara Britton
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