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Le Bayern retourne Séville à l'expérience

Mené après trente minutes sévillanes de grand talent, le Bayern s'est imposé avec l'aisance d'une grande institution : en revenant au train. Cadel Evans peut être fier.

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FC Séville 1-2 FC Bayern Munich

Buts : Sarabia (31e) pour Séville // Navas (csc, 36e) et Thiago (68e) pour le Bayern

En gros, le message était le suivant : dégonflez-vous le bourrichon et faites le job. Jupp Heynckes, vieux briscard du boulot, avait joué toute cette semaine la carte de la prudence : Séville, un bon tirage pour le Bayern ? À voir. Après coup, assurément, les Sévillans manquent furieusement de ce petit quelque chose inscrit dans l’ADN bavarois, soit la capacité de gagner sans faire un grand match. Au terme d'une rencontre débridée et même brillante dans son premier acte, le club allemand s’impose à l’expérience face à de jeunes premiers encore un peu tendres, et un Montella trop en apnée pour changer quoi que ce soit avant la 78e minute. En bref : trop tard.

Le mythe du jeune puceau


« La première fois que j’ai vu une femme nue, j’ai cru que c’était une erreur » , a un jour ironisé Woody Allen, au bon souvenir d’un soir où il s’était retrouvé penaud sur sa couche, mais conscient de la chance à saisir. La métaphore est toute trouvée : ce soir, aux alentours de 20h40, pas mal de supporters du FC Séville ont probablement dû penser la même chose. De l’autre côté du lit, la belle en question est allemande, un très bon parti, elle vient de caler un set au troisième de Bundesliga et a en plus opéré six changements par rapport à cette dernière démonstration. Dans le rôle du gamin un peu gauche, un club septième de Liga qui n’a plus participé à un quart de C1 depuis 1958, et qu’une palanquée de journalistes allemands imaginaient déjà tremblotant au moment fatidique de décrocher le soutien-gorge. Sauf que non, raté. Pour la première rencontre européenne entre Séville et le Bayern, ce sont bien les premiers qui « font le jeu » , comme on dit. Vincenzo Montella voulait emmerder Heynckes en ayant la possession, en marquant en premier, en étant « efficace » , alors chose promise, chose due : au terme d’une première demi-heure de grande intensité, rythmée et technique, les Sévillans mènent 1-0, but de Pablo Sarabia (32e). L’erreur suit son cours. Le petit dévore le gros ; ou parvient en tout cas à lui rentrer dans le lard, ce que seul Leipzig était parvenu à faire depuis début décembre.

Et puis le coup du sort : Vidal sort blessé, James entre. Les emmerdes débutent toujours de manière inattendue. Le sort ayant décidé de bander les yeux de M. Orsato sur le but sévillan, entaché d’un contrôle du bras, il fallait bien le c.s.c d’un Jesús Navas perdu en position de latéral droit pour remettre le Bayern aux affaires (1-1, 36e). Dominateurs en matière d’occupation de terrain, les Allemands venaient alors enfin d’allumer la lumière : Séville a certes encaissé un but à domicile, mais le scénario fait partie du plan. Seule solution, marquer, marquer, marquer.

Éjaculat précoce


Une statistique : Clément Lenglet n’a perdu aucun duel en première période. Et puisque la mode est aux Français de l’étranger, un point performance pour rétablir l’équilibre : Ribéry est décisif sans être exceptionnel, N’Zonzi, lui, baisse en intensité au fil des minutes, et Ben Yedder fait beaucoup de bonnes choses du peu de billes qu’il reçoit dans son sac banane. On parlait de pucelage, et le début de seconde mi-temps se pose peut-être comme un manuel de survie du jeune apprenti. Ce qui compte, ce n’est pas de partir fort, mais de tenir la distance. Or, là tout de suite, Séville est en train de craquer. La jeune Bavaroise fait les yeux doux, débordant sur les ailes et s’infiltrant au cœur du jeu, sécurisant avec Javi Martínez les rares sursauts d’excitation espagnols (48e) et effrayant Soria, titulaire surprise à la place de Rico (66e). Le fait que Séville encaisse un deuxième but n’est finalement pas étonnant, c’est le timing qui peut surprendre. Il reste vingt minutes, Thiago Alcántara vient de marquer sur un centre de Ribéry, et pourtant la bande à Montella est toujours dans le coup (2-0, 68e). Un bancal mélange d’insouciance et de changements tardifs, mais ingénieux, Sandro et Muriel mettant Ulreich à contribution dans la foulée de leur entrée.

Oui, on pourrait même dire qu'en cette fin de match, c'est Séville qui attaque, et le Bayern qui contre. Et pendant que Cristiano Ronaldo claque des bicyclettes depuis le toit du monde, Séville se bat avec ses armes : pas mal de combativité et beaucoup de talent, mine de rien. Jupp Heynckes peut rembobiner sa cassette et appuyer sur play dans les vestiaires. Car sous peine de passage à la trappe, une unique consigne sera valable pour le match retour : dégonflez-vous le bourrichon et faites le job.



FC Séville (4-2-3-1) : Soria - Escudero, Kjær, Lenglet, Navas - Pizarro, N'Zonzi - Correa (Sandro, 78e), Vasquez, Sarabia - Ben Yedder (Muriel, 80e). Entraîneur : Vincenzo Montella.

FC Bayern Munich (4-3-3) : Ulrich - Bernat (Rafinha, 45e), Hummels, Boateng, Kimmich - Martínez, Vidal (James, 36e), Thiago - Ribéry (Robben, 79e), Müller, Lewandowski. Entraîneur : Jupp Heynckes.


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    Par Théo Denmat
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