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Everton, fin du game ?

Si la lutte pour le maintien fait rage en Hexagone, un véritable tremblement de terre pourrait avoir lieu de l’autre côté de la Manche. À sept journées de la fin du bal, Everton est dans une mauvaise posture, et l’hypothèse d’une première relégation depuis 71 ans n’est pas à écarter. Pour s’éloigner du gouffre, il faudra gratter des points contre Arsenal, Leicester, Chelsea et à Anfield, face au rival Liverpool, dès ce dimanche. La faute à qui ? Le milliardaire iranien Farhad Moshiri, installé sur les bords de la Mersey depuis 2016, a beau avoir dépensé sans compter, il n’en n'est pas moins responsable de ce fiasco.

« Après une recherche exhaustive, nous avons trouvé le partenaire idéal pour faire avancer le club. J'ai appris à bien connaître Farhad au cours des 18 derniers mois et sa connaissance du football, ses moyens financiers et son esprit authentique m'ont convaincu qu'il est l'homme idéal pour soutenir Everton. » Ce 27 février 2016, le président Bill Kenwright en est certain : il a enfin trouvé un investisseur crédible et capable d'emmener, à court terme, les Toffees aux côtés des cadors du championnat anglais. Une ambition débordante et un espoir transformé en désespoir ces dernières semaines. Six ans après le rachat du club par l’homme d’affaires iranien, Everton n'est pas à l'abri de glisser dans la zone rouge en Premier League.

David contre Goliath


Avec seulement une petite unité d’avance (29 points au total) sur le premier relégable et un match en moins, Everton est encore loin d'avoir assuré sa place parmi l'élite du Royaume la saison prochaine. Le calcul est simple : pour ne pas monter dans l'ascenseur, la bande de Frank Lampard doit faire mieux que Burnley, premier relégable et 28 points au compteur, lors de leurs 7 prochains rendez-vous. La tâche ne sera pas simple au vu du calendrier infernal des Toffees (déplacements à Liverpool, Arsenal et Leicester ; réception de Chelsea) quand les Clarets semblent bénéficier d'un programme moins effrayant (Wolverhampton, Aston Villa et Newcastle à la maison ; voyages à Watford, Tottenham et Aston Villa, pour un match en retard).



Autre bémol pour Everton : la décision très forte d'Alan Pace. « Nous avons ressenti qu'un changement était nécessaire pour donner à l'équipe le plus de chances possible de se maintenir en Premier League » , avait indiqué le président de Burnley le 15 avril dernier, au moment de mettre Sean Dyche à la porte. Les coéquipiers de Wout Weghorst ont rendu deux excellentes copies depuis l’éviction du tacticien britannique. Un match nul (1-1) à West Ham et un succès face à Southampton (2-0). Difficile d’en dire autant pour les soldats de Lampard, qui ont arraché un point inespéré face à Leicester (1-1) dans le temps additionnel il y a quelques jours. Poussifs, brouillons, et sans schéma de jeu défini depuis l’arrivée de l’ancienne gloire des Blues le 31 janvier dernier, les Toffees devront résister à l'ogre Liverpool, qui compte 47 points de plus que son rival avant de le recevoir à Anfield.

« Nous allons jouer contre l'équipe la plus forte et la plus en forme du championnat. Nous sommes les outsiders, c'est clair. Mais nous devons nous battre, a lancé Lampard en conférence de presse vendredi dernier. J'attends de la passion, du combat et de l’envie. Il n'y a pas un plan de jeu au monde qui fonctionnera sans cela. » Un défi de taille pour la pire équipe à l'extérieur cette saison en Premier League (6 points empochés en 15 déplacements) face à la meilleure attaque à domicile. Pour ne rien arranger, l'entraîneur anglais va devoir composer sans ses deux hommes forts, Dominic Calvert-Lewin et Donny van de Beek. De retour sur les terrains après deux mois d’absence mercredi dernier, Yerry Mina pourrait aussi rester à la maison ce dimanche après avoir ressenti une gêne à l’entraînement. Mais si à quelques heures du déplacement chez son voisin, le soldat bleu se retrouve plus désarmé que jamais, c’est bien que les commandants n’ont jamais vraiment rempli les étuis à munitions.



« Quand Haaland était à Salzbourg, j'avais longuement discuté avec son père et nous avions conclu un accord de quatre millions d'euros. Seulement quatre ! Le club n'a pas voulu me soutenir. » Steve Walsh, directeur du recrutement d'Everton entre 2016 et 2018

Le satin, des grosses sommes et Erling Haaland


Au moment de voir Tottenham en passer cinq à Everton le 7 mars dernier, la presse britannique s’était interrogée : comment une équipe composée de joueurs séduisants – quoi qu’on en dise – à l’instar de Richarlison, Abdoulaye Doucouré, Allan ou encore Van de Beek, pouvait paraître si inoffensive ? Une histoire d'instabilité et de projet sans beaucoup de clarté, à l'image de cette statistique délirante ce jour-là : le onze aligné par Lampard contre les Spurs était composé de joueurs achetés sous six entraîneurs différents. Jordan Pickford, Michael Keane et Dominic Calvert-Lewin sont arrivés sous Ronald Koeman ; Richarlison pour renforcer l’équipe de Marco Silva ; Allan et Abdoulaye Doucouré pendant le mandat de Carlo Ancelotti ; en plus de l’arrivée de Donny van de Beek, Jonjoe Kenny et Anthony Gordon ont véritablement intégré l’équipe première de Lampard ces derniers mois ; Mason Holgate a été franchement lancé par Sam Allardyce à l’hiver 2017 ; enfin l’éternel Seamus Coleman a déposé ses valises au club en 2009. Tout ça dénote d’un déséquilibre sanglant. La continuité n’existe pas depuis l’arrivée de Moshiri et l’éviction de Roberto Martínez.

C’est bien connu, avec le temps et la patience, la feuille du mûrier devient de la soie. Mais pressé et désireux d’avoir des résultats rapidement, le milliardaire Farhad Moshiri a décidé de récolter trop de fruits aux dépens de la qualité et de la cohérence d’un projet. Aucune surprise que le textile élaboré à la fin n’ait pas pris la couleur attendue. Depuis six ans, Everton a déboursé pas moins de 620 millions d’euros pour se renforcer. Une somme astronomique qui place le club de la Mersey parmi les plus dépensiers d’Europe. Les Toffees payent paradoxalement aujourd’hui cette impatience et ce problème de gestion. Si le board a réalisé de jolis coups, à l’image d’Idrissa Gueye, acheté pour seulement huit millions d’euros en 2016, la grande majorité des achats sous l’ère Moshiri n’ont pas convaincu. Au rayon des échecs : Gylfi Sigurdsson (50 millions) ; Davy Klaassen, André Gomes et Moise Kean (30 millions) ; Yannick Bolasie (29 millions) ; Alex Iwobi et Jean-Philippe Gbamin (25 millions) ; Theo Walcott, Cenk Tosun, Sandro Ramírez, Djibril Sidibé ou encore Fabian Delph, eux aussi arrivés contre des sommes importantes.



« Je leur ai proposé des contrats pour Andrew Robertson et Harry Maguire alors qu’ils étaient à Hull City. J’avais réussi à négocier un prix de vingt millions de livres pour les deux. Everton n'a pas voulu les prendre, s’étonnait Steve Walsh, l'ancien directeur sportif du club, auprès de The Athletic. J'ai également proposé un contrat à Jonny Evans avant qu'il ne vienne à Leicester, mais là encore, ils n'en ont pas voulu. » Pour encore mieux refléter cette mauvaise gestion, celui qui est aujourd’hui membre de la cellule de recrutement du FC Charlotte, en MLS, assurait avoir trouvé un accord avec Erling Haaland. « Quand il était à Salzbourg, j'avais longuement discuté avec son père, et nous avions conclu un accord de quatre millions d'euros. Seulement quatre ! Le club n'a pas voulu me soutenir. »

Prête à tout pour avoir des résultats à court terme, la direction a même embauché l’ancien tacticien des Reds, Rafa Benítez, en juillet dernier. Et ça, même contre toutes les actions des supporters ne souhaitant pas donner les clés du camion à un ancien rival. Cette agitation dans les tribunes a d’ailleurs remporté la bataille, puisque le coach espagnol a plié bagage seulement six mois après son arrivée. Depuis, la rupture entre les amoureux de ce club et Moshiri s’accentue, et il faudra faire preuve d’intelligence dans les prochains mois. Si les hommes de Lampard n'empêchent pas une première relégation depuis 1951, l’actionnaire iranien pourrait décamper et mettre fin à une ère mouvementée, sans succès. Alors, game over ?

par Matthieu Darbas
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