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Haddadi, l’exil utile

Formé au Club africain, dont il fut le capitaine, Oussama Haddadi a quitté la Tunisie en janvier 2017 pour rejoindre Dijon. Le défenseur latéral s’est rapidement imposé au DFCO et a retrouvé rapidement sa place en sélection, alors qu’il avait manqué la CAN au Gabon. Sauf catastrophe, « Nino » devrait être du voyage en Russie.

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Ce n’est pas totalement l’ambiance bucolique de l’avenue Bourguiba, les Champs-Élysées de Tunis, où les habitants de la capitale aiment déambuler, le soir, en famille ou entre amis, et faire une halte pour boire un thé à la menthe ou déguster une glace à une des nombreuses terrasses de l’artère. Mais avec le printemps qui revient, Oussama Haddadi retrouve certaines habitudes tunisoises. « Là-bas, tu as l’habitude d’aller dans un café avec tes potes en fin de journée, en terrasse. C’est sûr que le climat n’est pas le même. À Dijon, à l’automne et en hiver, à partir de 19h, tout le monde rentre à la maison. Comme il fait meilleur ces temps-ci, c’est plus animé, les gens sortent. C’est ce changement de rythme de vie qui m’a le plus surpris : à Tunis, on sort plus, on aime être dehors. Sinon, mon adaptation s’est très bien passée » , explique Oussama Haddadi, arrivé à Dijon il y a un an et demi.

Un défenseur offensif


Au DFCO, le Tunisien est apprécié. « Il est facile à vivre, agréable, toujours souriant » , note Olivier Dall’Oglio. Très proche de Naïm Sliti, Fouad Chafik et Chang-hoon Kwon, Haddadi a vite trouvé ses marques dans le club et dans son quotidien. Parfaitement francophone – « ce qui n’est pas toujours le cas pour tout le monde au pays  » , intervient Chiheb Ellili, qui fut son entraîneur au Club africain et aujourd’hui à Al-Jazira Amman (Jordanie) –, il a toutefois eu besoin d’un peu de temps pour assimiler les exigences de Dall’Oglio en particulier et celles de la Ligue 1 en général. « C’est logique, je m’y attendais. Il y a une énorme différence entre la Tunisie et la France. C’est presque un autre monde. En France, ça va plus vite, c’est plus tactique, plus physique. Les pelouses sont meilleures, les infrastructures aussi  » , énumère l’international tunisien. Et quelques jours après son arrivée à Dijon en janvier 2017, il avait effectué ses débuts en L1 face à Caen (2-0), sur un terrain enneigé. « C’est un joueur qu’on suivait depuis un certain temps. Nous savions qu’il lui faudrait s’adapter à la L1. En Tunisie, il avait l’habitude de beaucoup attaquer. C’est un latéral très offensif, qui peut aussi jouer dans l’axe, et c’est ce qui m’a intéressé. Mais je lui ai expliqué qu’il fallait progresser sur le replacement, sur ses déplacements. De faire attention aux pertes de balle, de mieux travailler ses centres. Comme c’est un bosseur et qu’il pige vite, il s’est amélioré » , reprend Dall’Oglio.


Depuis qu’il s’est posé en Côte-d’Or, Oussama Haddadi a disputé 44 matchs de L1 (13 la saison dernière, 31 en 2017-2018). Face à Strasbourg le 20 janvier dernier (2-3), il a inscrit son premier but en France. « Je savais qu’il avait les qualités pour s’imposer en Europe. Quand je l’entraînais au Club africain, je lui disais de mieux défendre, car c’est sa responsabilité. C’est un latéral offensif, et je ne pense pas qu’il serait meilleur au milieu, à gauche, car c’est un joueur qui aime partir de loin. Ce qui est intéressant avec Oussama, c’est qu’il cherche toujours à s’améliorer. Il n’est pas du genre à se laisser aller » , reprend Ellili. Au Club africain, son départ avait provoqué quelques tensions entre les supporters et la direction de l’époque. « C’est un enfant du club. Et il y en a de moins en moins, car le Club africain a beaucoup acheté à l’extérieur. Haddadi y a été formé, il était capitaine. Quand il est parti, les fans n’étaient pas contents » , poursuit l’entraîneur tunisien.

Un premier transfert payant à 13 ans


Né à Tunis, Haddadi est devenu très tôt un supporter du Club africain, par atavisme. « Mon père, aujourd’hui décédé, l’était. Je ne pouvais donc pas préférer l’Espérance Tunis ou le Stade tunisien. Et si je devais rejouer dans mon pays, ce serait au Club africain et pas ailleurs » , se marre le défenseur. C’est pourtant à Hamamm-Lif, un club de la banlieue de la capitale, qu’il a signé sa première licence, jusqu’à ce que le Club africain débourse l’équivalent de 1700 € pour le rapatrier à Tunis. « J’avais 13 ans. J’étais un peu surpris qu’un club dépense de l’argent pour quelqu’un de mon âge. J’ai donc passé deux ans à jouer en U13 et U14, puis, en U15, on m’a envoyé au centre de formation de la sélection nationale. Et je revenais le week-end pour jouer avec mon club. » À 17 ans et cinq mois, Faouzi Benzarti le fait débuter en Ligue 1, au milieu d’internationaux tels que Khaled Souissi, Lassaad Ouertani, Wissem Ben Yahia, Adel Nefzi ou, Zouhaier Dhaouadhi. Surnommé Nino (le gamin), Haddadi fait ses gammes en regardant défiler les entraîneurs. « C’est un vrai problème. J’ai eu des Français (Lechantre, Bracci, Casoni, Chauvin, Sánchez), des Néerlandais (Krol, Koster), des Tunisiens (Benzarti, Kouki, Ellili). Cette instabilité technique n’est pas bonne, ça changeait tout le temps. »

La fête du Slim


Lors du mercato hivernal 2017, Haddadi, champion de Tunisie en juin 2015, est approché par des clubs turcs et allemands, mais la seule vraie offre est faite par le DFCO. Le Club africain, qui doit huit mois de salaire et un an de primes à son capitaine, ne veut pas entendre parler d’un départ. Le défenseur, lors d’une discussion avec Slim Riahi, alors président, joue carte sur table. « Riahi était mal entouré. Et le club proposait des salaires importants aux joueurs alors qu’il ne pouvait pas tout assumer. Je lui ai dit que je laissais tomber pour l’argent qu’il me devait à condition qu’il accepte mon transfert. Les négociations ont été longues, mais il a accepté » , explique-t-il. Riahi, réputé dur en affaires, se fait au passage allumer par les supporters des Rouge et Blanc sur les réseaux sociaux. Son départ vers la France tombe bien : quelques semaines plus tôt, Henri Kasperczak, le sélectionneur polonais des Aigles de Carthage, l’avait écarté de la liste des vingt-trois tunisiens appelés à disputer la CAN 2017 au Gabon, lui préférant Sliman Kchouk (CA Bizerte), un novice. « Je n’avais pas bien compris : Kasperczak m’avait plusieurs fois convoqué pour les éliminatoires, et j’avais fêté ma première sélection à Djibouti (3-0) en juin 2016... »


Depuis le retour de Nabil Maâloul aux affaires il y a un peu plus d’un an, Haddadi a retrouvé son rond de serviette lors des rassemblements de la sélection, même s’il doit affronter la concurrence d’Ali Maaloul (Al-Ahly, Égypte), l’ancien latéral du CS sfaxien. « Le coach a apporté de la rigueur, car avant, c’était un peu le bordel » , précise le Dijonnais. À un mois de la Coupe du monde à laquelle il devrait participer, celui-ci se veut optimiste, malgré un tirage au sort qui a expédié la Tunisie dans un groupe compliqué (Angleterre, Belgique, Panama). « Les Belges sont au-dessus. Mais les Anglais ont toujours eu un peu de mal face aux équipes nord-africaines. Et le Panama ne nous est pas supérieur, alors...  »

Par Alexis Billebault
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