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Comment un petit poucet peut-il gérer la pression ?

Ils sont électricien, kiné ou encore aide-fromager, et ce soir, les amateurs de Rumilly-Vallières disputeront une demi-finale de Coupe de France face à l'armada monégasque. Comme eux, d'autres pensionnaires de National 2 se sont un jour retrouvés à 90 minutes d’une finale au Stade de France. Solidaires, ils dévoilent de précieux conseils pour gérer psychologiquement la rencontre et gravir le
Rocher qui attend les Savoyards.

« Je ne vois pas ce qu'il y a de comparable, en dehors de la naissance de nos enfants. Lorsque votre femme donne naissance à votre progéniture, vous ne maîtrisez rien. Eh bien là, c’est pareil. Tout d’un coup, le temps s’arrête, et vous ne savez plus où vous êtes. Votre cerveau est débranché. Vous êtes dans l’irrationnel. » Régis Brouard semble avoir du mal à couper le cordon. Demi-finaliste de la Coupe de France, puis malheureux finaliste deux ans plus tard, l’ancien maître à penser de Quevilly s’est frotté aux plus grosses cylindrées avec ses hommes. Sous ses ordres, le club normand a notamment croqué le Stade rennais à deux reprises et l’OM, avant de s'incliner sur le plus petit des scores face au Paris Saint-Germain en 2010 (0-1), puis face à l’Olympique lyonnais deux ans plus tard au stade de France (0-1).

« Pendant la causerie, j’ai préparé un montage vidéo dans lequel je me moquais des joueurs et du staff. Tout le monde avait le sourire. Résultat, les gars n’ont fait que discuter ou rigoler dans le bus. » Régis Brouard

« En 2012, on s’est servi de notre première expérience pour affronter Rennes en demi-finales. Deux ans auparavant face à Paris, on était trop focalisés sur le résultat. La deuxième fois, on a donc dédramatisé la situation. Entre l’hôtel et le stade, il y avait quarante minutes de trajet. Je voulais à tout prix que ce ne soit pas le silence dans le bus afin que les joueurs ne se fassent pas le match avant l'heure, comme face au PSG. Alors pendant la causerie, j’ai préparé un montage vidéo dans lequel je me moquais des joueurs et du staff. Tout le monde avait le sourire. Résultat, les gars n’ont fait que discuter ou rigoler dans le bus. » La suite, on la connaît : menés au score, les joueurs de Régis Brouard ont arraché leur billet pour la finale dans les arrêts de jeu (2-1).


Deux bras, deux jambes


Comme Quevilly, les Bourguignons du FC Montceau ont eux aussi atteint le dernier carré de la compétition en 2007, tout en évoluant en National 2. L’équipe de Yannick Chandioux avait sorti Bordeaux aux tirs au but en huitièmes (2-2, 5-4 tab), puis Lens en quarts (1-0), avant de tomber en prolongation face à Sochaux (0-2). « Quand on arrive en demi-finales, on se dit qu’on est tout près de la finale. C’est l’erreur à ne pas faire, explique l’ancien joueur-entraîneur, aujourd’hui à la tête de l’équipe féminine de Dijon. Il faut s’enlever ça de la tête et se fédérer derrière un seul objectif : la performance et la bataille. Pour un petit, c’est un combat de jouer face à une grosse cylindrée, on sait qu’on a très peu de chances. Mais il faut se rappeler qu’en face, ce ne sont que onze mecs avec deux bras et deux jambes. »

« Tout au long de la journée avant le match, il faut faire très attention à son langage verbal et corporel, car les joueurs regardent tout. Ils s’accrochent au moindre signal que vous envoyez. » Régis Brouard

Sur la même longueur d’onde, les deux coachs insistent aussi sur la sérénité que l’entraîneur doit apporter à ses joueurs. « Tout au long de la journée avant le match, il faut faire très attention à son langage verbal et corporel, car les joueurs regardent tout. Ils s’accrochent au moindre signal que vous envoyez » , développe Brouard, désormais à la tête du Racing Union Luxembourg. « Il faut donner encore plus de certitudes que d’habitude, abonde Yannick Chandioux. On s’était donc préparés comme des professionnels, avec une approche optimisée d’un point de vue tactique et un gros travail physique en amont. En offrant des solutions, les joueurs entrent sur le terrain en sachant ce qu’il faut faire et ils s’enlèvent un poids. »

Jouer crânement sa chance


Du côté des acteurs sur le terrain, difficile de garder son calme face à la ferveur populaire, les sollicitations des médias à gogo, la retransmission du match devant des millions de téléspectateurs, et l'armada de stars alignée en face. « Il y avait des noms qui résonnent comme Ramé, Dugarry, Micoud, Laslandes, énumère Jérôme Dutitre, qui a affronté Bordeaux, champion de France en titre, en demi-finales avec Calais en 2000. « Que des vedettes qu’on regardait à la télé » , complète son capitaine, Reginald Becque. « Même si l'équipe en face était monstrueuse, on s'est dit qu'on avait déjà fait dix matchs, qu'il n'en restait qu'un avant la finale, et que ça serait ridicule de passer au travers, poursuit le premier.

« Je m’étais préparé mentalement à avoir des occasions devant le but. Je savais que si je recevais la balle en bonne position, il fallait à tout prix que je cadre. » Jérôme Dutitre

Souvent, les amateurs jouent le match avant, car c’est toute une fête d'affronter une grosse équipe. Oui, c'est merveilleux, mais ça ne nous suffisait pas. Le coach avait une telle capacité à nous faire croire que tout était possible, qu'on voulait absolument continuer l'aventure, rajoute Dutitre, buteur en finale face au FC Nantes (1-2). « Je m’étais préparé mentalement à avoir des occasions devant le but. Je savais que si je recevais la balle en bonne position, il fallait à tout prix que je cadre. Alors à la 34e, j’ai tiré en direction du but et finalement j’ai eu de la réussite, car elle passe entre les jambes d’un défenseur, et Landreau ne peut rien faire, car il est masqué, raconte-t-il. Malgré la défaite, ce but m’a transcendé la saison d’après. J’ai planté à dix-neuf reprises, ce qui n’était jamais arrivé. »

Vidéo

Au mental


Avant d’être applaudis par Jacques Chirac malgré la défaite au stade de France, les Calaisiens ont aussi vécu à deux reprises l’angoissante séance de tirs au but. « C’est clair qu’à ce moment-là, il y a une montée d’adrénaline, réagit Jérôme Dutitre, qui s’est présenté face au gardien lillois en 32es. Si je devais donner un conseil : restez vous-mêmes. À part si vous vous en sentez capable, ce jour-là, tirez de votre côté préférentiel. Face à Lille, le gardien avait beau être grand et être parti deux fois à gauche, je n'ai pas changé. Sinon, je savais que je pouvais louper et éliminer mon équipe. » En tirant ainsi, l’ailier gauche ne tremble pas, et son équipe l’emporte sur le fil (1-1, tab 7-6), tout comme lors des huitièmes face à Cannes, remportés après un but à l’arrachée à la 120e.

« Si Rumilly rentre bien dans son match et qu'ils n'encaissent pas de but rapidement, après tout reste possible sur un coup de pied arrêté, un manque de concentration, un exploit individuel... » Réginald Becque

« Quand une petite équipe est bien préparée d'un point de vue athlétique, il y a une vraie force au niveau de la prolongation. L’aspect mental redonne un coup de fouet, et tout le monde fait les efforts. Face à Cannes, on se prend un but cinq minutes avant la fin des prolong'. Les dirigeants cannois passent déjà des coups de fil pour annoncer leur qualification, sauf que nous, on pousse et on va chercher l’égalisation avant de s’imposer aux tirs au but, sourit l’actuel entraîneur de Reims-Saint Anne (R1). « Plus le temps passera, plus ça sentira bon pour Rumilly, résume Réginald Becque. S'ils rentrent bien dans leur match et qu'ils n'encaissent pas de but rapidement, après tout reste possible sur un coup de pied arrêté, un manque de concentration, un exploit individuel... C’est la magie de la Coupe de France. »

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Par Tara Britton Tous propos recueillis par TB.
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