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Comment Dortmund et le Bayern vampirisent la Bundesliga

Alors que Mats Hummels devrait faire la navette entre le Borussia Dortmund et le Bayern Munich et que Mario Götze pourrait, lui, faire le chemin inverse, la rivalité se fait de plus en plus intense entre les deux clubs moteurs de la Bundesliga. Au point de complètement vampiriser le championnat.

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« Si Mats part du Borussia, ce sera pour un des cinq-six meilleurs clubs au monde, et le Bayern en fait évidemment partie. » En lisant cette déclaration d'Hermann Hummels, père de, la semaine passée, bon nombre de supporters du Borussia Dortmund ont cru à une mauvaise blague. Une provocation. Mats Hummels au Bayern, vraiment ? Lui, le capitaine du BvB, qui a si souvent critiqué son club formateur et sa politique ? Lui qui n'a pas cessé de pointer du doigt le choix de Mario Götze ces dernières années ? Lui qui souhaitait il y a moins de deux ans que la Bundesliga soit plus compétitive ? Lui qui avait déclaré préférer gagner une seule fois la LDC avec le BvB plutôt que six ailleurs ? Non, Mats Hummels au Bayern, impossible.


Et puis, plus d'une semaine est passée. Et aujourd'hui, alors que le Bayern peut être sacré champion d'Allemagne pour la quatrième fois consécutive (une première dans l'histoire de la Bundesliga), Mats Hummels est bel et bien sur le point de rentrer chez lui. Il ne reste plus au Rekordmeister qu'à formuler une offre conséquente aux dirigeants du BvB pour s'attribuer officiellement les services du Borussen. Le troisième depuis 2013. Mais comme la situation n'est pas encore assez ahurissante, Mario Götze, celui qui lança la mode de porter du rouge après du jaune, pourrait revenir dans son club formateur cet été. Histoire de prouver qu'au fur et à mesure des années, la Bundesliga se résume de plus en plus à un affrontement Borussia/Bayern. À un point qui devient plutôt inquiétant.

Palmarès vs popularité


Entre les dirigeants des deux clubs, le torchon brûle depuis déjà un bon moment. Précisément, depuis l'arrivée de Matthias Sammer dans le sud de l'Allemagne. Mais l'an passé, alors que le Borussia se battait pour ne pas descendre en 2. Bundesliga, la hache de guerre semblait avoir été enterrée pour de bon. La prolongation de contrat de Marco Reus jusqu'en 2019 avait certes permis au club de la Ruhr de signer une victoire sur son rival bavarois, ce dernier paraissait de toute façon de moins en moins enclin à le piller. Lors du départ de Jürgen Klopp, il y a bien eu quelques rumeurs faisant part d'un intérêt du FCB pour l'ancien coach du BvB, mais rien de sérieux. Après des années à se tirer la bourre, les relations entre les deux clubs semblaient s'être normalisées à l'aube de la saison 2015/2016.


Et puis le Borussia s'est remis à cartonner. Le Bayern, qui pensait s'en être débarrassé, a dû se rendre à l'évidence : Dortmund sera plus difficile à mettre à genoux que Leverkusen ou le Werder dans les années 2000. Surtout que le club de le Ruhr possède ce que le Bayern a de moins en moins : la popularité. Dans une rivalité, il y a presque toujours un méchant et un gentil. Et si le Borussia a bien compris que, dans un premier temps, il ne pouvait pas faire grand-chose sportivement contre le Bayern, il est hors de question pour le club de perdre la bataille morale. Aujourd'hui, Dortmund jouit d'une popularité énorme en Allemagne. Bien plus grande qu'autrefois. Et si personne au sein du BvB n'est ravi de voir ses joueurs partir en grappe au Bayern, les dirigeants ont bien conscience que ces « vols » répétés ne font que renforcer la popularité du club. Plutôt que de faire l'autruche, la direction n’hésite donc pas à parler librement de ces brebis égarées sans jamais employer des mots trop durs, histoire de ne pas être taxée de rancunière. La tactique est parfaite. « La porte est évidemment ouverte pour Mario Götze. Je ne vois pas pourquoi il n'aurait pas droit à une seconde chance » , a notamment déclaré cette semaine Watzke lors d'un talk-show. Avec ce genre de phrases, le Borussia se met l'opinion publique dans la poche. Et parvient également à garder l'attention sur soi : à l'heure actuelle, les prolongations de contrat des joueurs du BvB sont plus importantes que la possible relégation du Werder Brême, par exemple.

« Der Klassiker »


Aujourd'hui, tout le monde dans le pays a son avis sur la rivalité Borussia / Bayern. Il faut dire que si, avant, le sujet n’intéressait que les tabloïds, la presse sérieuse n'est maintenant plus en reste. Cette semaine que le pays a vécue au rythme du feuilleton Hummels, tous les journaux ont écrit sur le sujet. Une méthode qui n'est pas sans rappeler celle de la presse espagnole, toujours prête à lâcher quelques lignes sur les embrouilles entre le Barça et le Real. Passer de Dortmund au Bayern est aujourd'hui vu comme la plus grande trahison possible, et le moindre accrochage entre dirigeants ou joueurs des deux clubs est monté en épingle pendant deux jours. Il n'y qu'à voir la polémique récente autour d'un tweet de Marco Reus. Mercredi soir, le joueur de Dortmund a posté les statistiques du match Atlético de Madrid-Bayern Munich et y est allé de son commentaire peu élogieux à l'encontre du champion d'Allemagne. Le tweet a bien sûr été effacé depuis, mais a eu le temps d'être relayé et commenté sur tous les supports possibles et imaginables, comme si les deux clubs (et leurs supporters) entretenaient une rivalité séculaire. Ce n'est évidemment pas le cas, mais la révolution est en marche.


Les plus conservateurs ou certains joueurs nés à Dortmund tels que Marco Reus pourront toujours essayer de vous faire croire que le match le plus important de l'année les oppose à Schalke, mais il n'en est plus rien. Pour preuve, Thomas Tuchel n'a pas hésité à faire tourner son effectif lors du dernier derby, un fait difficilement imaginable il y a encore quelque temps, même lorsqu'un gros match pointait le bout de son nez derrière. Le Revierderby n'est plus le match référence du championnat. Il est juste le plus folklorique. Maintenant, il n'y en a plus que pour Der Klassiker, une invention marketing encore plus indigeste que le Classique français - d'autant plus lorsqu'on sait que l'Allemagne est un des rares pays à ne pas se passionner pour l'affrontement Real/Barça. Il n'y a qu'à voir les publicités mises en place pour vendre l'événement. Omniprésentes, grandiloquentes, exaspérantes. Dans un pays qui n'a pas l'habitude de broder sur du vent (même pas lors des soirées électorales), les deux heures d'avant-match et autres analyses après la rencontre paraissent bien longues, même lorsque le spectacle est au rendez-vous. Ce qui n'a pas toujours été le cas.

Les autres clubs sur le carreau


On pourrait évidemment arguer qu'une bonne rivalité n'a jamais fait de mal à qui que ce soit. Certaines tirent même leur championnat vers le haut. Et d'ailleurs, ce fut le cas en Allemagne de 2011 à 2013 lorsque Bayern et Borussia se tiraient la bourre de façon spectaculaire sur le terrain, mais sans animosité particulière en dehors. Une rivalité devient un énorme problème lorsqu'elle masque complètement un championnat. Ce n'est pas les suiveurs de la Liga qui diront le contraire. Entre 2000 et 2010, cinq clubs différents ont soulevé le Meisterschale. Depuis 2010, il est passé des mains du BvB à celles du FCB, et c'est tout. En Pokal, la finale opposera pour la troisième fois depuis 2012 le club de la Ruhr au club bavarois. Si certains arrivent parfois à jouer les trouble-fête (Wolfsburg l'an passé), rares sont ceux qui semblent en mesure de venir chiper un titre, même sur un malentendu. Une épopée Stuttgart 2007 ou Wolfsburg 2009 paraît de moins en moins probable. Et une sorte de fatalisme semble avoir gagné pas mal de dirigeants et entraîneurs de club. En gros, plus personne ne croit pouvoir passer ces deux-là, à moins d'une défaillance totale de l'un (comme ce fut le cas l'an passé pour le BvB).


Même Schalke, pourtant vainqueur de la Pokal en 2011 et demi-finaliste de LDC cette même année, semble avoir lâché prise. « Le Bayern et le Borussia sont loin devant, et pas qu'au classement. Le but est de réduire l'écart, mais... » avait déclaré André Breitenreiter, l'actuel coach de 04. Le Bayern est de plus en plus riche. Le Borussia, dans des proportions moindres, aussi. Le Bayern fait (parfois) ses emplettes dans la Ruhr, le Borussia se sert (parfois) dans le reste du championnat. Si au final, l'argent et les talents restent en Allemagne, seuls deux clubs sur dix-huit en profitent pleinement. Et la réforme des droits télévisés ne risque pas de changer la donne, bien au contraire. Cet été, le BvB prévoit de dépenser 100 millions pour pouvoir rivaliser avec le Bayern l'an prochain. Qui pourra en faire de même ? Même les clubs qui ne respectent pas le 50+1 tels que Leverkusen ou Wolfsburg ne claqueront pas autant de sous. Si le Borussia arrive à recruter les joueurs qu'il cible (Süle, Dahoud, Dembele et bien sûr Götze), il ne sera peut-être pas champion, mais n'en sera sans doute pas loin. Les autres pourront toujours mater les géants avec leur longue-vue.

Par Sophie Serbini, en Allemagne
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