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PSG-Arsenal : cinq clés pour déverrouiller la finale

Ce sont deux styles s'opposent ce samedi en finale de Ligue des champions. Le PSG joueur et tranchant de Luis Enrique d'un côté, Arsenal solide et très bien organisé sous Mikel Arteta de l'autre. Alors où cette finale pourrait-elle se décanter ? Voici cinq éléments à surveiller.
Quel cadenas pour Kvaratskhelia ?
Des dribbles percutants, des courses tranchantes et une débauche d’énergie inépuisable. Kvicha Kvaratskhelia est irrésistible cette saison en Ligue des champions (10 buts et 6 passes décisives en 15 matchs). Un ailier sauvage à museler pour le pauvre défenseur qui se retrouve confronté au Géorgien, et pour qui la note a souvent été salée lors des phases à élimination directe. Du jeune Mamadou Sarr à Josip Stanisic, en passant par Jeremie Frimpong, tous ont fini par prendre le même bouillon. Problème pour Arsenal, c’est justement à ce poste que le bât blesse. Ben White s’est blessé au pire des moments, le titulaire Jurrien Timber n’a plus joué depuis le 14 mars, quand Christhian Mosquera semble un peu frêle pour dépanner à droite dans une rencontre aussi importante. Alors qui pour contenir « Kvaradona » ? Mikel Arteta pourrait peut-être sortir une surprise de son chapeau et aligner Martin Zubimendi sur le flanc droit, après l’avoir testé dans ce rôle lors de la dernière journée de championnat face à Crystal Palace (2-1).
Safonov, attention danger
Houston, nous avons un problème. Les supporters du PSG ont eu quelques sueurs froides ces derniers temps lorsque Matveï Safonov s’envoie en l’air. Les sorties aériennes du gardien russe ne font pas partie de ses points forts, et même si sa place dans la cage parisienne est incontestée au vu de son niveau sur sa ligne, il peut se montrer friable dès qu’il s’en éloigne. Problème : Arsenal se régale sur phases arrêtées et a pris l’habitude de mettre un sacré bordel dans les surfaces adverses. Avec cette nouvelle mode de bloquer autant que possible le gardien en Premier League, on peut se demander comment se débrouillera le Russe pour se sortir du trafic. Les Gunners ont inscrit près d’un tiers de leurs buts sur phases arrêtées cette saison en championnat (23 sur 71). Ce n’est désormais plus une surprise, Paris devra se méfier de l’arme providentielle des Anglais. Et Safonov empêcher Nicolas Jover de toucher une nouvelle prime.

La belle ou la bête : Havertz ou Gyökeres
Il y a quelques semaines, il n’y aurait pas eu débat. Marquinhos et William Pacho auraient dû se coltiner Viktor Gyökeres, un grand gaillard costaud avec beaucoup de duels dos au jeu et une finesse technique peu recommandable pour les amateurs d’art visuel. Mais depuis son retour à la compétition, Kai Havertz grappille des minutes sur les pelouses au point que son nom s’immisce doucement parmi les candidats à une place de titulaire pour cette finale. Au-delà de simplement avoir des pieds, l’Allemand a l’expérience de ce genre de rendez-vous, en témoigne sa victoire dans la plus belle des compétitions avec les Blues de Chelsea en 2021. Unique buteur de la rencontre, Kai avait fait preuve d’une efficacité sans faille dans un match où Chelsea n’avait cadré qu’à deux reprises. Une précision qui pourrait plaire à Mikel Arteta puisque ses hommes s’apprêtent à vivre un match où le ballon ne sera pas forcément leur meilleur ami et où les coups de canon dans la surface de réparation parisienne pourraient se montrer rares.
Hakimi, le doute à l’extrême
Un copier-coller de l’autre côté du terrain. Alors qu’Arteta doit s’arracher les cheveux pour trouver le vaccin contre Kvicha Kvaratskhelia, un autre duel, à l’extrême opposé du terrain, aura tout autant son pesant d’or dans le destin de cette finale de C1. Selon les différentes informations, c’est bien le bolide Achraf Hakimi qui arpentera son couloir droit face aux Anglais. Un come-back important qui pourrait renvoyer le meilleur Parisien des dernières semaines, Warren Zaïre-Emery, sur le banc. Mais la condition du Marocain interroge.

Après plus d’un mois d’absence et sa blessure contre le Bayern Munich, les capacités physiques du latéral droit pourraient être bien en deçà des standards d’une finale de Ligue des champions. En face, une incertitude subsiste également sur l’identité du Londonien qui aura la lourde tâche de déstabiliser le Marocain et de faire les allers-retours pour suppléer un Riccardo Calafiori qui risque de souffrir. Entre le très linéaire Gabriel Martinelli et le sosie officiel de Clément Turpin, Leandro Trossard, le combat est rude. Un véritable casse-tête pour les deux techniciens quant aux protagonistes à aligner, puisque chacun d’entre eux pourrait jouer le facteur X autant offensivement que défensivement dans cette finale.
Enrique-Arteta : le plein de confiance
Les melons sont peut-être en avance cette année sur les étals de votre primeur préféré, mais rien à avoir avec les bonnes paroles de Luis Enrique et Mikel Arteta. Les deux coachs n’ont ni la grosse tête ni pris un coup sur la tête, ils font seulement ce qu’ils savent faire de mieux : donner un maximum de confiance à leurs troupes. Comme une vidéo qui a fuité cette semaine l’a montré, Arteta croit dur comme fer (et sa charnière) que les Gunners soulèveront leur première coupe aux grandes oreilles à Budapest. Peut-il diffuser un autre message ? Son adversaire, Luis Enrique, ne lui en voudra pas de penser qu’ils sont les meilleurs, le technicien espagnol n’étant pas du genre à se cacher : « J’avais dit dans la phase de ligue que nous avions la meilleure équipe. » Rien que ça. Rarement inquiet, Lucho a également fait savoir qu’il était confiant pour cette finale. L’approche, les têtes, la capacité à gérer la pression, voilà des ingrédients essentiels pour poser ses mains sur le trophée. De toute façon, on ne peut pas comprendre.
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