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Oui, Tottenham peut descendre en Championship

Par Mathis Blineau-Choëmet
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Oui, Tottenham peut descendre en Championship

Relégable avant de défier Sunderland ce dimanche après-midi, Tottenham se rapproche dangereusement d’une descente en Championship. Un accident industriel loin d’être anodin, tant la saison des Spurs a viré au fiasco sur tous les plans.

Vendredi soir, le vent a peut-être tourné sur Londres. À l’est de la capitale britannique et à quelques pas du Queen Elizabeth Park, West Ham s’imposait facilement dans son London Stadium contre Wolverhampton (4-0) et empochait trois points impératifs dans la course au maintien. Au nord de la ville, au-delà des marécages d’Hackney, c’était un mélange de joie et de crainte. Toujours en tête de la Premier League, la partie rouge avait le sourire. Quant à elle, la partie blanche faisait la grimace. Car oui, la victoire des Hammers a envoyé leur équipe de cœur, Tottenham, dans une zone aussi rouge que les bus sillonnant jour et nuit Seven Sisters Road, la longue avenue qui mène au stade des Spurs.

Dix-septième de PL, mais vainqueur inespéré de la pire finale de Ligue Europa de l’histoire, Tottenham avait déjà ressenti des sueurs froides la saison dernière. Finalement, les Lilywhites s’étaient sauvés parce que les trois promus, très mauvais cette saison-là, avaient tous fait l’ascenseur. Sauf que cette année, à part les cancres Burnley et Wolverhampton, les équipes engagées dans la course au maintien comme Nottingham, West Ham ou même Leeds sont beaucoup plus solides. Conséquence : la Championship a encore un ticket à livrer. Une fameuse dix-huitième place que Tottenham, désormais à deux points du premier non-relégable West Ham, pourrait composter fin mai.

Trois coachs pour deux victoires à domicile

Cette saison, le club du North London a encore payé sa gestion catastrophique des hommes et des événements. Pourtant excellent à Brentford, Thomas Frank n’a pas su poser sa patte et a hissé les voiles en plein milieu de l’hiver. Son bilan est médiocre : 1,12 point de moyenne en Premier League. Son successeur, Igor Tudor, a fait encore pire avec quatre défaites et un nul en championnat. Désormais à la barre, Roberto De Zerbi, critiqué par les fans de Tottenham à son arrivée pour son hypocrisie autour de l’affaire Greenwood, doit guérir une équipe malade, rongée par l’instabilité du club depuis plusieurs années.

Comme toujours, les joueurs ont payé le prix fort de ces changements de coachs, notamment les nouvelles coqueluches. Recruté pour 60 millions d’euros cet été, Xavi Simons a été baladé sur le côté, au poste de numéro 10 et même sur le banc. En somme, l’ancien du PSG n’a pas pu exprimer son talent. Tout comme Randal Kolo Muani, arrivé en septembre et seulement auteur d’un petit pion en Premier League. Mais ce qui est plus grave, c’est que les cadres sont aussi complètement paumés. Considéré comme une des meilleures charnières du monde à une époque, le duo Christian Romero – Micky Van de Ven est aux fraises depuis le début de la saison. Les blessures ont aussi handicapé les Spurs, mais ce n’est pas une excuse si valable que ça, tant ce problème arrive à l’ensemble des clubs à un moment ou à un autre de la saison. Enfin, le magnifique Hotspur Stadium est devenu le jardin des adversaires puisque Tottenham n’a remporté que deux matchs à domicile cette saison en championnat (contre Burnley lors de la première journée en août dernier, et Brentford le 6 décembre). Résultat : De Zerbi ne pourra même pas s’appuyer sur un public déjà résigné.

Docteur De Zerbi arrive avec ses ordonnances

Dans ce marasme, rester en Premier League ressemble à une mission impossible. Même pour De Zerbi, un entraîneur capable de remobiliser des groupes amorphes grâce à ses discours musclés autour du mot « couilles ». D’après The Daily Mail, le troisième coach de Tottenham cette saison a d’ailleurs augmenté les séances avec ballon . « Je pense que l’ambiance sur le terrain a changé, déclarait l’Italien cette semaine en conférence de presse. Je les ai observés en début de semaine dernière et maintenant je suis beaucoup plus optimiste, c’est certain. » L’ancien de l’Olympique de Marseille a aussi rappelé que ses joueurs souffraient toujours « de cette situation difficile ».

En signant finalement à Tottenham, De Zerbi s’est engagé dans un sacré bourbier. Pour son premier match de Premier League ce dimanche, son équipe se déplacera en plus à Sunderland, battu seulement trois fois cette saison dans sa forteresse du Stadium of Light. Même si la bande à Régis Le Bris ne joue plus les premiers rôles comme en début de saison, elle reste bien supérieure à ce Tottenham bien pâle, qui n’a plus remporté un match de Premier League depuis le 28 décembre contre Crystal Palace (0-1). À cette période de la saison, le vent froid soufflait déjà sur le nord de Londres.

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