S’abonner au mag
  • So Press
  • Disparition

So Foot pleure la disparition de Mathias Edwards

SF
3' 3 minutes
18 Réactions
So Foot pleure la disparition de Mathias Edwards

Notre collègue et ami Mathias Edwards nous a quittés ce mercredi matin à l’âge de 47 ans. Le Dwards va terriblement manquer à une rédaction où il n’avait que des amis.

La famille So Foot et So Press est en deuil. Notre collègue, notre pote, notre Dwards, Mathias Edwards, nous a quittés ce mercredi matin. Il avait 47 ans et notre tristesse est infinie.

Mathias était un excellent journaliste et plein d’autres choses encore. Il aimait le foot, le rap, le cinoche, les Girondins de Bordeaux et faire la fête. Il était aussi du genre à rendre les papiers comme il mangeait un sandwich le midi : en prenant son temps. On lui pardonnait toujours. C’était bien écrit, c’était bien pensé, c’était sa personnalité, c’était le Dwards. Un garçon charmant, drôle, engagé, cultivé, qui voulait toujours défendre les causes qui lui tenaient à cœur.

Il venait un peu moins à la rédaction ces derniers temps, il était fatigué, mais il avait passé une tête au début du mois. Il écrivait, il enregistrait son podcast sur le rap et il sortait parfois en tirant la tronche : « Putain, c’était nul ! » C’était bien. Il parlait, beaucoup, passionnément, à la folie. Des dernières mésaventures des Girondins dont il continuait de suivre les matchs, même en National 2 ; d’un rappeur français des années 1990 qu’il avait absolument envie d’aller chercher en interview ; de la dernière chose qui le révoltait. On l’écoutait.

Il arrivait le dernier au bar quand la soirée était terminée ou qu’elle venait en fait à peine de commencer. Sa démarche nonchalante, sa dégaine old school, ses multiples casquettes américaines et sa clope au bec faisaient qu’on le voyait arriver de loin, le Dwards. Il pouvait écrire dans So Foot comme dans So Film, Doolittle ou Society. Il avait fait parler Rolland Courbis comme jamais devant une saucisse bio au couteau de l’Aveyron dans une interview légendaire, entendu Liam Gallagher débiter les « putain » sur la banquette d’un restaurant parisien et s’était frotté à de nombreux rappeurs pour les faire parler de musique, de foot, de la vie.

Mathias, tu fais partie de l’histoire de So Press, cette belle aventure bordélique dont tu es l’un des grands personnages. Le Dwards va terriblement manquer à une rédaction où il n’avait que des amis.

C’était aussi un super tonton pour Hugo, à qui il parlait tous les jours sans exception. Il lui racontait le foot comme une histoire pleine de suspense. Il adorait passer du temps avec lui, se promener, discuter, le voir grandir et partager les photos de leurs aventures et de leur complicité. Nous pensons à Hugo, à la sœur de Mathias, Camille, et à leur maman, Marie-Céline.

Toute la rédaction de So Foot et So Press donnent beaucoup de force à la famille et aux proches de Mathias. Le Dwards, à jamais avec nous.


Pour continuer à profiter de sa plume, de son style et de Mathias, voici une petite liste non exhaustive des papiers, interviews et délires de notre Dwards à découvrir ou redécouvrir.

Rolland Courbis : « Mentir, c’est parfois simplement cacher la vérité »

Vahid Halilhodžić : « Si je mets de l’eau dans mon vin, je ne suis plus Vahid »

Comment Ulrich Ramé a remis Steven dans le droit chemin

Liam Gallagher : « Quand le gars s’est mis à chanter, bon… »

Une chapelle, un stade : Lescure

Dix matchs qui ont marqué le Parc Lescure

On était au dernier match des Girondins au Parc Lescure

Siboy : « Le foot me permettait de penser à autre chose qu’à la guerre »

Topas : « Je refuse les showcases le samedi pour ne pas être fatigué les jours de match »

C’est Jussiê un au revoir

Akhenaton : « Le football n’appartient pas aux banlieusards »

Gervais Martel : « Le foot accueille tout le monde, y compris les cons »

Bordeaux : récit d’une semaine sordide

Naza : « Kimpembe, c’est vraiment un bon DJ ! »

Bordeaux au taupe niveau

Top 10 : ces villes qu’on ne retrouve qu’en Coupe de France

Sortez Willy 

Foot et municipales : larmes à gauche

AJ Auxerre, le bordel interne qui a fini par exploser au grand jour

SF

À lire aussi
Les grands récits de Society: Les disparus de Boutiers
  • Enquête
Les grands récits de Society: Les disparus de Boutiers

Les grands récits de Society: Les disparus de Boutiers

Une famille sort réveillonner et ne rentre jamais chez elle. C’était il y a 50 ans, et personne n’a jamais retrouvé la moindre trace ni le moindre indice sur ce qui est aujourd’hui la plus vieille affaire du pôle cold cases de Nanterre. On refait l’enquête.

Les grands récits de Society: Les disparus de Boutiers
Articles en tendances

Votre avis sur cet article

Les avis de nos lecteurs:

C'est une putain de bonne question !

Ancelotti a-t-il raison de convoquer Neymar pour la Coupe du monde ?

Oui
Non
Fin Dans 20h
64
52

Nos partenaires

  • #Trashtalk: les vrais coulisses de la NBA.
  • Maillots, équipement, lifestyle - Degaine.
  • Magazine trimestriel de Mode, Culture et Société pour les vrais parents sur les vrais enfants.