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Pourquoi Michel Der Zakarian doit envoyer Nantes en L2

Les deux mandats du coach Der Zakarian à Nantes ont incarné en profondeur toutes les dérives de la présidence Kita. Mais ce dimanche, l’entraîneur franco-arménien dispute à la Beaujoire son dernier match sur le banc de Montpellier et a l’occasion d’envoyer son ancien président aux portes du purgatoire. Puisque Nantes est son club de cœur, il doit le faire.

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Retour de bâton (locution) : conséquence pénible d’un acte passé. À la fin du mois de mai 2008, Waldemar Kita boucle sa première année de présidence à la tête du FC Nantes et réunit la presse à la Jonelière pour dresser le bilan de la saison. Le club, entraîné par un jeune coach franco-arménien qui achève sa première saison complète sur un banc professionnel, vient alors d’obtenir une remontée aisée en Ligue 1 au terme d’un exercice esthétiquement abouti. Abouti... aux yeux du grand public, seulement. Face à un parterre de journalistes locaux qui apprend encore à découvrir sa personnalité, le néo-président penche en effet la tête sur son micro : « Ce sont (Michel Der Zakarian et son adjoint Baptiste Gentili, NDLR) des gens travailleurs et honnêtes, mais je sens qu'ils ont une faiblesse sur le plan technique. » C’est l’an 1 de l’ère Kita, et l’environnement nantais comprend déjà que si l’audace avait un visage, elle aurait les yeux bleus et une fossette au menton.

Kita-Der Zakarian, lourd passif


Il faut dire que ce coach, Waldemar Kita ne l’a pas choisi. Quand l’homme d’affaires franco-polonais acquiert le club à l’été 2007, Michel Der Zakarian est déjà en poste depuis quelques mois. Kita aimerait mieux Jean-Pierre Papin, mais l’ancien buteur des Bleus répond par la négative à ses clins d’œil insistants. Alors tant pis, il fera avec Der Zakarian. Ensemble, ils monteront en Ligue 1. Tout seul, il décidera de l’éjecter après seulement trois matchs à l’étage supérieur la saison suivante. Nantes finira... avant-dernier. « J’ai fait une grosse erreur » , dira Waldemar Kita. De s’être séparé de Michel Der Zakarian ? Non, de ne pas s’en être séparé plus tôt.



Pas avare en contradictions intellectuelles, il ira, quatre ans plus tard et alors que son FC Nantes empile les saisons navrantes au fond du championnat de Ligue 2, payer une indemnité de transfert au Clermont Foot pour en récupérer l’entraîneur : Michel Der Zakarian. Au long de ce second mandat (2012-2016), qui voit le FC Nantes revenir immédiatement en Ligue 1, les relations entre les deux hommes vont en se détériorant. Jusqu’à cette ultime soirée de mai 2016 à la Beaujoire où, craignant d’éventuelles critiques à son encontre, Waldemar Kita fait cracher la sono du stade pour rendre inaudible le discours d’adieu d'un Michel Der Zakarian monté en Tribune Loire saluer une dernière fois son public. Mesquinerie routinière d’une présidence qui, en bientôt quinze ans d’existence, aura montré que l’élégance, au contraire d’un jet privé, d’un club de foot ou d’une paire de lèvres pulpeuses après 60 ans, ne s’achète pas.

Une 2 CV qui roule bien


Bien qu’il l’ait employé comme entraîneur principal pendant cinq saisons au global, Waldemar Kita a toujours vu en Michel Der Zakarian un entraîneur limité, en poste faute de mieux et pas assez bien pour Nantes. En témoigne sa déclaration sur le plateau de Canal+, quelques mois après leur séparation définitive et l'arrivée de Claudio Ranieri sur le banc nantais : « Vous comparez une Mercedes avec une 2 CV. Ranieri, c’est le haut niveau. » Le penser est une chose, le dire à la télévision en est une autre dont on peut interroger les motivations.



L’entraîneur franco-arménien, lui, ne s’est jamais exprimé sur le cas Waldemar Kita depuis son départ de Nantes (hormis une réponse formelle par voie d’avocat, après cette sortie blessante sur Canal+). Il n’a jamais profité d’un micro tendu pour s’essayer à des déclarations rabaissantes ou des comparaisons moqueuses, alors même que la façon dont Waldemar Kita et son fils Franck pilotent la destinée de leur club en orbite depuis le 16e arrondissement de Paris offre si fréquemment matière à sarcasme.

Une descente pour espérer une vente ?


À Nantes, à la faveur d’une saison aux allures de bouquet final d’un mandat présidentiel fiévreux, nombreux sont les amoureux du club à s’intéresser aujourd’hui davantage à une potentielle cession du club qu’à ce qu’il se passe au niveau de la pelouse. Régulièrement, au cours des derniers mois, des sondages ont montré qu’une proportion importante de supporters était prête à en passer par la Ligue 2 (voire les divisions amatrices) si cela permettait au club d’ébaucher un nouveau cycle loin de la famille Kita.




Les manifestations bimensuelles de fans à bout de patience aux abords de la Beaujoire, la fuite des principaux sponsors et les récents appels d’acteurs politiques locaux à préparer l’après-Kita symbolisent aussi la volonté d’un territoire de voir l’actuel président passer la main. Mais une relégation signerait-elle, de fait, la fin de l’ère Kita ? L’équation n’est évidemment pas aussi simple. Avant tout parce que pour voir s’opérer un rachat, il faut un acheteur. Aussi, d’aucuns défendent qu’en conservant sa place dans l’élite du football français, le club séduira davantage de potentiels repreneurs et fera l’objet d’offres plus importantes donc plus enclines à satisfaire Waldemar Kita.

L'ultime coup de main


Il n’empêche qu’une relégation ôterait au président Kita les deux dernières bonnes raisons de sa présence à la tête du club : l’espoir d’y réussir un jour sportivement, et la rentabilité (chute des droits TV, baisse de la valeur de l’effectif, départ annoncé du sponsor principal et historique du club, Synergie, en cas de descente). Difficile de l’imaginer alors, marginalisé par l’écosystème nantais et enjoint par sa femme à vendre le club, repartir à perte dans un nouveau tour de manège en Ligue 2. « On sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce qu’on gagne » , certes, mais le risque ne vaut-il pas d’être pris lorsque le présent n’a plus aucun goût ?



Ce dimanche soir, Michel Der Zakarian sera à la Beaujoire. Avec sa « faiblesse sur le plan technique » et son Montpellier confortablement installé à la huitième place du classement, il pourrait, en cas de victoire, envoyer son ancien club - et son ancien président avec - vers les barrages et la deuxième division. Der Zak', en sortant deux fois le FC Nantes des ronces de la Ligue 2 et en sachant partir avec dignité quand sa place n’y était plus, a toujours montré qu’il œuvrait pour le bien de l’institution avant le sien propre. S’il existe une infime chance qu’il puisse à nouveau sauver ce club qu’il a tant aimé en le battant une dernière fois... Qu’il serait beau, le retour de bâton.

Par Albert Marie
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