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Lo Celso de perdu, un 10 de retrouvé

Et si c'était lui, le 10 du PSG ? Neuf mois après son arrivée, Giovani Lo Celso impressionne à chaque entrée. Entre Pastore, blessé, et Draxler, Di María, Neymar et Mbappé pas à leur place dans le rôle du meneur de jeu voulu par Emery. Et l'occasion faisant le larron...

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Depuis bientôt vingt jours, Unai Emery creuse. Un coup de pelle par-dessus l’épaule à rythme régulier, une fois à gauche, une fois à droite. Le front luisant, les traits crispés dans un rictus de réflexion, comme un chercheur d’or tombé par hasard sur un filon prometteur en pleine mine californienne. Seulement, depuis vingt jours, le travailleur espagnol avance lentement. Le filon est là, c’est sûr, le plus gros qu’il ait jamais poursuivi. Mais il manque quelque chose, pense-t-il le dos courbé. Car il ne l’avait pas remarquée de suite en août dernier, saucissonnée dans un papier terne, mais en même temps que les cadeaux Neymar et Mbappé, Emery s’est vu offrir une pelle. Alors depuis qu’il l’a déballée, Unai creuse. Di María en 10, d’abord, contre Toulouse. Puis ce fut au tour de Neymar, contre Saint-Étienne. Mbappé, face à Metz. Et enfin Draxler, dimanche dernier, contre Lyon. À chaque fois ou presque, des scores fleuves, une moyenne de quatre buts marqués, trois encaissés seulement, mais une sensation perceptible d’inachevé et d’équilibre bancal. Face à l’OL, le trou béant laissé entre les deux milieux – Rabiot et Motta – et le quatuor offensif était encore plus impressionnant vu des tribunes. Une quinzaine de mètres de no man’s land, zone franche délaissée par l’habituel troisième milieu de terrain parisien censé être suppléé par le 10 du 4-2-3-1 parisien. Au lieu de ça, Draxler s’est retrouvé la plupart du temps sur l’exacte même ligne que la MCN, comme les quatre pointes d’une fourchette attaquant la viande dans un même coup de poignet. Et puis à la 73e minute, Emery a fait entrer Giovani Lo Celso. Deux minutes plus tard, le PSG menait 1-0.

Visage poupon contre sales gueules


Le problème lorsque l’on creuse, c’est que c’est salissant. Et au fur et à mesure de ses essais respectifs – seulement abandonnés pour un 4-3-3 plus classique face au Celtic – le coach parisien a respectivement balancé de la terre à la gueule de tous ses attaquants en les essayant à un poste qui n’est pas le leur. Restait Pastore, et puis ce petit gamin. Là, en bout de banc. Le visage trop poupon pour être en âge d’aller à la mine, le sourire enjôleur, la face de premier de la classe. Celui-là même qui, en zone mixte après la rencontre, confirmait ce qu’il déclarait déjà il y a deux ans au Gráfico : « Je suis loin d’être le même style de joueur qu’Angel (Di María), je l’aime beaucoup, car c’est un ailier dynamique, qui sait être au service de ses coéquipiers. Moi, je préfère une position axiale derrière le ou les attaquants pour avoir un peu plus de liberté. » Entré à dix-neuf minutes du coup de sifflet final – en comptant la prolongation –, Lo Celso a touché 24 ballons, réussi 88,9% de ses passes, fait un tacle et subi une faute. Surtout, il est à l’origine de l’erreur de Marcelo après avoir laissé Tete pour mort sur son aile gauche. À bien y regarder, l’Argentin a pris très peu de risques, se contentant la plupart du temps de remettre la balle derrière lui – onze passes en retrait – et en jouant extrêmement simple. Il est parfois redescendu très bas au niveau de la charnière centrale, rarement monté très haut. Et si, avec Ousmane Dembélé, Barcelone s'est offert un Capitaine Crochet, Paris tient son capitaine décroché. Le petit a fluidifié les lignes en se glissant entre le milieu et l’attaque, sûrement aidé par la fatigue des Lyonnais, et fait la différence en reculant à la place de Draxler, aspiré par la profondeur.

« C’est quelqu’un qui ne parle pas beaucoup »


Certains journalistes bien informés affirment dans les colonnes de grands journaux nationaux « qu’en interne » , l’effectif parisien se demanderait pourquoi l’enfant de Rosario ne joue pas plus. Débarqué à l’hiver dans la capitale avec sa fiancée argentine, ses parents, son petit frère Francesco (reparti au pays depuis), l’une de ses deux sœurs et le fiancé de celle-ci, Lo Celso se pose doucement en alternative crédible aux gueules cassées de devant. « C’est quelqu’un qui bosse, qui ne parle pas beaucoup » , confiait Rabiot dans un sourire en zone mixte après la rencontre. Un type aussi discret qu’il le laisse transparaître, et qui « à chaque fois qu’il joue, fait de bonnes choses » , dixit le mineur en chef, Unai Emery. De très bonnes choses, même. À partir de janvier dernier, il était le troisième remplaçant le plus efficace d’Europe derrière Michy Batshuayi et Joel Pohjanpalo, la fléchette du Bayer Leverkusen, avec un geste décisif toutes les quarante et une minutes.

Il avait surtout marqué les esprits contre Bastia, lors de la 36e journée du dernier championnat, en passant à un bout de pied de Marquinhos de marquer son premier but en Ligue 1 d’un piqué au-dessus de Jean-Louis Leca, avant de balancer une demi-volée des vingt-cinq mètres sur la barre du Bastiais. Diego Griffa, président de la prestigieuse Asociación Atlética Jorge Griffa qui a vu grandir le jeune Argentin, se souvenait pour So Foot en mai 2016 : « Dans notre académie, on retient un joueur quand il répond à cinq exigences : habilité, technique, intelligence, stabilité psychologique et fort tempérament. C'est mon père, Jorge, qui avait mis cela en place à l'époque et je perpétue cette tradition. Giovani répondait à tous ces critères. » Reste pour Emery à s’en rendre compte, arrêter de creuser la pelouse du Parc des Princes et, surtout, tester la solution sur 90 minutes. Voilà qui lui permettrait d’éviter cette fameuse sciatique caractéristique des ouvriers, et de soigner ses maux de tête naissants.




Par Théo Denmat
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