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La Ligue 1 ouvre le dimanche

Alors que la Ligue a annoncé le 25 avril dernier le lancement de l'appel d'offres des droits télévisuels de la Ligue 1 pour la période 2020-2024, on retrouve parmi les différentes idées émises pour valoriser les lots, le transfert de la plupart des matchs du samedi soir au dimanche après-midi. Une décision qui parachève la lente destruction de tout ce qui faisait l'exception culturelle de notre foot pro. Naturellement, un tel choix, avec ses évidentes ambitions économiques, titille les cœurs et notamment le foot amateur. Vendre son âme c'est bien, encore faut-il en tirer un bon prix.

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Tout d'abord, enfonçons les portes ouvertes : la dépendance du foot français aux droits TV n'en finit plus d'être addictive. Or, toujours agrippée à ses rêves de grandeur, notamment celui de rattraper un jour la Premier League (762 millions d'euros pour la période 2016-2020 contre 2,3 milliards d'euros dans le Royaume, no comment), la LFP cherche tous les moyens pour engranger les recettes. Une mission d'autant plus difficile que la faible attractivité à l'étranger de notre championnat ne laisse guère de marge de progression, pour le moment, en dehors de nos frontières. Pour déjouer ce piège, les brillants esprits de la Ligue rivalisent d'ingéniosité et inventent constamment de nouvelles astuces, brillamment cachées en cadeau surprise dans la multiplication des lots mis aux enchères.


À défaut de passionner les foules ou du moins les annonceurs, il s'agit donc de fragmenter l'offre et de la rendre, si possible, davantage affriolante pour les « entrants » (GAFA ou autres) sur le marché. Dernière recette miracle cette fois-ci, isoler donc une seconde affiche le samedi soir. Et, pour rassurer les clubs, on décide en retour de décaler au dimanche après-midi la plupart des autres rencontres, histoire d'attirer le fameux public familial et féminin, avide de pop-corn et de maillots brandés. Il faut dire que la principale angoisse de tous les pensionnaires de notre élite aujourd'hui, hors PSG, restent de remplir des enceintes souvent surdimensionnées (merci l'Euro 2016). Enfin, en bonne place des usines à gaz : le match de 13h censé convertir l'Asie aux beautés insoupçonnées de nos pelouses tricolores.

Les abonnés avant les supporters


Comme d'habitude, la LFP marche sans grand remord sur tout ce qui pourrait ressembler à une dimension culturelle, quitte peut-être à se brûler les ailes. Les ultras de Ligue 2 ont déjà perdu la bataille du lundi soir, ce ne sont pas ceux de Ligue 1 qui vont arriver à convaincre les caciques et comptables du foot pro que rien ne remplace un match version saturday night et que la simultanéité des rencontres renforce l'émotion du spectateur, voire du téléspectateur. Il s'impose d'amasser les millions au nom d'un cercle vertueux qui annonce plus d'euros, plus de stars étrangères donc plus de spectacle et ainsi de droits domestiques ou internationaux. Tout comme Thomas Meunier aime le football plus que le PSG, la LFP aime la télé plus que les tribunes, les abonnés que les supporters. L'affaire est pliée : fini la bière au bar épongée de chips dans un bol en plastique, terminé les soirées qui commencent au stade et en fait s'y concluent aussi. Même Twitter ne sera plus pareil entre 20h et 22h. Maintenant, pour le coup, le National 1 va encore renforcer sa dimension vintage.

Le problème amateur


Un autre problème commence également à être pointé du doigt : celui du foot amateur. En gros, les joueurs du dimanche renonceraient à se rendre sur les pelouses du FC du coin pour s'aimanter devant leur télé ou leur tablette. Le traditionnel match du dimanche des « seniors » et « vétérans » en victime collatérale de l’égoïsme financier de la LFP ? « On voit bien que pour ceux qui ont des matchs le week-end, il existera forcément un impact, confirme Léo de l'AS Pintes de Frappe, modeste formation FSGT. On a clairement fait passer le business avant les supporters et les footballeurs pour maximaliser les bénéfices. Pour certains, perdre un ou deux joueurs, c'est le danger du forfait qui menace. » Toutefois, la plupart des acteurs sont bien plus inquiets de la baisse des subventions de l'État ou des municipalités que de voire leurs joueurs déserter leur convocation pour un Troyes-Sainté. « Franchement, pour le dimanche après-midi, les gars sont des compétiteurs, nuance Mehdi de l'ES Vitry. Je les vois mal se désister. »



En outre, personne ne le dit, mais dans beaucoup de clubs, y compris amateurs, les joueurs touchent des primes de match qui peuvent parfois monter jusqu'à 200 euros. « Je les imagine mal y renoncer pour mater une rencontre de Ligue 1. Je me demande même si cette décision ne va pas nuire finalement plutôt aux audiences. Je parie qu'ils vont revenir au samedi. » En guise de belle leçon d'humilité, tous indiquent un autre ennemi, aussi bien pour les matchs en semaine que pour l'entraînement traditionnel du mercredi. « Nous sommes en foot à 7 FSGT. Notre vrai problème, c'est quand Lyon jouait en Ligue Europa, confesse Tonio des Red Socks, une formation lyonnaise de haute volée. Bref, même la lutte dans la nuisance aurait déjà été perdue. « Sincèrement, notre vraie drame, c'est la C1, lâche Mehdi. Cela te fait bizarre quand tu te retrouves quasi seul pour un entraînement de préparation avant un tour de Coupe de France. » On le rappellera toujours, si le foot est l'opium du peuple, le client est connaisseur...



Par Nicolas Kssis-Martov
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