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Grealish, le transfert de la maturité

Deux jours avant le Community Shield contre Leicester ce samedi, Manchester City a fait de Jack Grealish le joueur anglais le plus cher de l’histoire. Arrivé chez le champion d'Angleterre avec un transfert supérieur à 100 millions d'euros, le Villan de toujours peut passer à 25 piges un cap important sa carrière, celui sépare un joueur talentueux mais inconstant d'un top player.

Il y a peu de joueurs en Europe qui suscitent une hype aussi folle que le petit Jack Grealish. Le numéro 10 frappé au dos de son maillot claret & blue, ses chaussettes en dessous des mollets qui ne couvrent qu’une microscopique paire de protèges-tibia, ses dribbles chaloupés dans les défenses anglaises et ses frappes puissantes qui donnent du fil à retordre à leurs gardiens, cette coupe à la Peaky Blinders qui fait voler ses cheveux mi-longs au moindre mouvement. Autant dans le talent que dans l’apparence et l’attitude, Jack Grealish est ce que l’Angleterre a produit ces dernières années ce qui se rapproche le plus d’un joueur de football romantique. Un joueur que l’on aime sans qu’il ne l’ait demandé, mais qui sait bien nous le rendre, aux fulgurances toujours éblouissantes mais qui ont pu à certains moments se faire rares.

Un Javier Pastore à l’accent british, aussi doué avec ses pieds que pour descendre des litres de bières avec l’agilité de Tadej Pogačar sur les reliefs du Tour de France. Et si le romantisme vrai aurait sans doute commandé qu’il ne soit l’homme que d’un seul club, Aston Villa, le football moderne lui a plutôt écrit une autre histoire, non moins intéressante : celle d’un gamin qui a vécu et joué toute sa vie à Birmingham et qui, en quelques mois, est devenu l’un des joueurs de football les plus en vue et les plus bankable du pays, au point que Manchester City en fasse l’Anglais le plus cher de l’histoire de la Premier League.

Talent sous conditions


Que les Citizens soient allés chercher Jack Grealish et qu’ils aient éclaté leur tirelire pour se l’offrir (on parle de 117 millions d'euros environ) n’a rien d’anodin. Ce transfert vient consacrer la carrière d’un joueur que beaucoup espéraient voir atteindre ce niveau, mais dont on s’était presque dit que ça finirait par ne pas arriver. Le gamin de Villa a toujours été considéré comme un footballeur très talentueux, inspiré même, mais il y a toujours eu un « mais » . Tantôt des performances sportives en berne, tantôt un tempérament un peu compliqué, tantôt des clichés parus dans la presse tabloïd le montrant trop ivre pour tenir debout après s’être jeté un godet de trop derrière la cravate. Jack Grealish est un diamant brut, dont la surface s’est petit à petit polie au fil des dernières saisons.



Tournant majeur de sa carrière : ce passage par le Championship avec Villa, entre 2016 et 2019. Trois saisons qui auront empli Grealish d’humilité, et lui auront donné un autre rôle dans son club. La saison de la montée, il est nommé capitaine des siens à son retour d’une blessure qui l’aura tenu écarté des terrains un long moment et promeut presque à lui tout seul Villa après un finish extraordinaire. Sur le tard, l’Angleterre le redécouvre, lui le gamin qui n’a jamais abandonné un club qu’il a rejoint à 7 ans, et qui était le premier à célébrer son retour en Premier League sur la pelouse de Wembley, avec aux pieds une vieille paire de pompes qu’il continuait à porter comme un talisman. À bien des égards, Jack Grealish était autant l’homme d’une équipe qu’Aston Villa l’équipe d’un seul homme.

Un nouveau joujou pour Pep


À Manchester City, le « mais » qui accompagnait les louanges dont était couvert Grealish jusqu’alors peut s’effacer définitivement. Il a en tout cas à Manchester un terrain fertile pour devenir le joueur qu’il a toujours été appelé à devenir, l’un des plus grands talents anglais de sa génération. Un transfert qu’il a mérité en montrant avec Aston Villa ces deux dernières saisons un très bon niveau, autant dans son influence sur le jeu d’une équipe qui a bouclé sa meilleure saison depuis 10 ans (une 11e place en Premier League) que dans les statistiques (6 buts, 12 passes décisives en championnat la saison dernière, 10/8 la précédente). Cet été, il en était même l’un des joueurs les plus réclamés par le public anglais durant l’Euro, lui qui n’a connu sa première convocation avec les Three Lions qu’en mai 2020.

Tout ce talent arrivé enfin à maturité va désormais devoir fleurir et se développer à Manchester City sous les ordres d’un Pep Guardiola qui n’en est pas à son coup d’essai, lui qui sublime les talents offensifs, dompte les esthètes, et a en grande partie contribué à faire de Kevin de Bruyne, Raheem Sterling et Riyad Mahrez les joueurs qu’ils sont aujourd'hui. Pour Jack Grealish, ce transfert est finalement moins une consécration que le début d’une nouvelle carrière où il va devoir bûcher deux fois plus pour confirmer, et s’extraire d’une concurrence complètement folle au milieu de terrain (De Bruyne, Gündogan) comme sur les ailes (Sterling, Mahrez, Bernardo Silva, Ferran Torres). Que le prix de son transfert ne trompe personne : plus que l’assurance de le voir métamorphoser cette équipe de Manchester City, ou même être titulaire, il s’agit beaucoup plus d’un pari assumé sur un gamin pétri de talent, qui n’a pas le moindre match de Coupe d’Europe à son tableau de chasse, mais dont les Citizens semblent persuadés qu’ils peuvent en faire un immense joueur.


Par Alexandre Aflalo
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