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Deschamps, il suffit d'un doute

C'est la mort d'un groupe et Didier Deschamps le sait. À moins de vingt jours de son championnat d'Europe, l'équipe de France se retrouve face à la blessure de l'un de ses piliers, Raphaël Varane, et le sélectionneur national a été obligé de rappeler Adil Rami. Une convocation difficile en matière de communication et un message double envoyé aux réservistes.

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Tout le monde sait où il était ce soir-là. Tout le monde a encore les images en tête : Jacques Chirac qui exulte, la bise de Blanc sur le crâne de Barthez, la sono qui crache I will survive, un pays qui explose. Un jour unique, un autre siècle, le 12 juillet 1998. Il faut se rappeler cette soirée. Pour l’histoire d’abord, pour les gestes ensuite. Notamment celui d’Aimé Jacquet, de ses carnets noirs sous le bras et de son regard tiré trente mètres plus haut, vers la tribune de presse du stade de France. Depuis plusieurs semaines, Jacquet était devenu l’ennemi public numéro un, un homme responsable, par ses choix, d’un jeu jugé « indigent » par une grande majorité de la presse française et de son centre monopolistique L’Équipe.


Alors, ce soir de juillet, le sélectionneur regarde les caméras et affirme clairement qu’il « ne pardonnera jamais » . Car ce soir-là, il est devenu champion du monde par ses choix, avec ses choix, et au final, il a gagné. La tête haute avec « une communion interne, une complicité forte et un groupe d’hommes » , mais surtout avec ses convictions. Jacquet était comme ça : le groupe est plus fort que les individus et lui aussi a dû se séparer, un jour, de six joueurs au terme d’un stage de préparation. Pour l’histoire, Lionel Letizi, Martin Djetou, Ibrahim Ba, Sabri Lamouchi, Pierre Laigle et Nicolas Anelka.

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L'histoire d'une communion


En 98, Deschamps était le relais tactique de Jacquet. Dix-huit ans après, il est devenu son successeur. L’histoire raconte que Didier Deschamps a été traumatisé par le départ de certains partenaires avant la compétition en France. Il ne souhaite pas, aujourd’hui, devoir faire face à « l’annonce » , ne veut pas aller frapper aux portes pour avertir l’un des siens de son départ du groupe à la veille d’un tournoi majeur. Le boulot de sélectionneur est comme ça : il faut sélectionner, donc faire des choix, prendre des décisions, sur le plan sportif oui, mais sur le plan humain aussi. L’humain est la clé du système Deschamps. L’idée veut que l’actuel sélectionneur national ne prendra pas forcément le meilleur groupe qualitatif, mais un groupe capable de vivre une expérience humaine ensemble pendant un mois et de créer « la communion » si chère à Jacquet hier. Son ancien entraîneur à la Juventus, Marcello Lippi, appelle ça « le conseil psychologique » . « Son groupe a de grandes qualités : il est combatif, jeune mais aussi expérimenté, car la grande majorité évolue désormais au plus haut niveau européen. Mais Didier a surtout transmis une bonne mentalité » , explique-t-il.


Alors oui, ce groupe France vit bien, et les récentes sorties l’ont prouvé, parvenant à créer un nouveau lien fort avec le stade de France. Deschamps est un maître de la communication. Chacun de ses anciens ou actuels joueurs pourront raconter une causerie forte, un échange individuel déterminant et ce n’est pas pour rien que depuis 2012, aucun écart n’a eu lieu en interne. Il sait aussi discuter, ce qu’il a fait avec Dimitri Payet qui lui a rendu sur le terrain. Mais, encore une fois, il ne veut pas créer de la tension inutile et ne veut pas - non plus - revivre le traumatisme de 98. En 1996, Jacquet avait sacrifié Cantona, JPP et Ginola pour le championnat d’Europe anglais pour le bien de son groupe. Didier Deschamps s’est astreint à faire le tri depuis le début de son mandat. C’est aussi pour ça que sa liste pour l’Euro 2016 contenait au départ 23 joueurs et huit réservistes. Ce système de sélection est quasiment unique en Europe, il se défend, mais se critique aussi. Pourquoi ? Car il ferme les portes à toute ouverture, et ce, malgré l’excellente semaine d’un Hatem Ben Arfa. Psychologiquement, c’est difficile à appréhender, car, peu importe la copie rendue, il n’y aura pas de récompense au final, sauf en cas de blessure. La question se pose alors sur la motivation et le rapport aux joueurs « titulaires » . La mission de Deschamps est alors périlleuse.

Le pragmatique Deschamps


Sauf que rien ne peut se passer normalement avec l’équipe de France. Tout serait définitivement trop simple. Alors Raphaël Varane s’est blessé à la cuisse plus gravement que prévu et a été obligé de déclarer forfait mardi soir pour le championnat d’Europe. Le passé a déjà livré ses réflexions sur un joueur blessé en compétition : Zidane en 2002, Desailly en 2004, Vieira en 2008. Le poids est lourd et, sur son carnet personnel, en 2008, Raymond Domenech avait expliqué ceci : « Le doute tue : une équipe dont la construction nécessite des années peut mourir à cause d’un seul match si tout le monde se croit autorisé à exprimer des doutes sur les autres. » Sur le sélectionneur y compris. On ne pouvait se permettre d’emmener un défenseur, titulaire en puissance, en demi-forme pour une compétition majeure et de ne pouvoir l'utiliser que pour, au mieux, un troisième match de poules. Deschamps se trouvait donc face à un dilemme et a encore jusqu’au 31 mai, minuit, pour communiquer sa liste définitive à l’UEFA. C’est une question de temps et aujourd’hui, l’équipe de France n’en a que très peu. Alors le sélectionneur national a convoqué en urgence Adil Rami en renfort, absent de la liste des réservistes, et qui avait flingué Deschamps sur RMC il y a quelques jours : « Le discours de dire qu’il ne prend pas les meilleurs joueurs sur le terrain, mais les meilleurs joueurs pour faire un groupe… J’ai l’impression qu’il insinue donc que je ne suis pas un bon garçon et que je suis un voyou. (…) Je ressens un peu d’injustice, car les critères pour intégrer l’équipe de France sont pareils pour tout le monde. »


Rami pouvait être déçu, d’autant que Didier Deschamps l’avait conseillé sur ses choix sportifs il y a quelques mois maintenant, ce que la Desch' a nié en conférence de presse mercredi. Reste que cette fois, le sélectionneur national, face au temps, a mis de côté son ego pour convoquer le défenseur du FC Séville, vainqueur de la Ligue Europa il y a une semaine contre Liverpool. Le choix est discutable, la situation aussi et est discutée. D’autant que derrière, Samuel Umtiti peut ne pas comprendre le bordel qui se passe autour de lui, lui qui apparaissait comme un remplaçant évident. Deschamps : « Je lui ai expliqué la situation. Je comprends sa déception, mais ce n'est pas un manque de confiance. » La frontière entre réservistes et 23 est pourtant réellement tracée. Reste que Rami est droitier et il est le seul dans ce cas avec Laurent Koscielny, qui devrait délaisser son axe gauche pour glisser à droite et s’associer à Mangala dont les récentes prestations sont loin d’être convaincantes, mais, selon Deschamps, « deux gauchers au haut niveau, ce n'est pas viable » . La communication est là catastrophique, et le message envoyé aux réservistes pas des meilleurs. Oui, Didier Deschamps est un pragmatique. Reste qu’aujourd’hui, les doutes se sont installés dans un groupe qui vivait bien. Le temps répondra aux inquiétudes, mais les heures tournent et on peut désormais légitimement s’inquiéter du secteur défensif français. Et d’un sélectionneur qui se retrouve aujourd’hui face à un mur qualitatif ?

Par Maxime Brigand
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